"Quelques chiffres d’abord : 250 000 personnes touchées par le cancer chaque année, dont 150 000 en mourront ; 2 millions de personnes vivant avec, ou en ayant eu, un cancer... La croissance de cette maladie en fait, en 2002, un des objectifs prioritaires du second mandat de Jacques Chirac. Le Président de la République charge Jean-François Mattéi, alors ministre de la Santé, d’élaborer une feuille de route de lutte contre le cancer, étalée sur cinq ans. Le 24 mars 2003 marque la naissance officielle du plan : 70 propositions sont avancées, qui font notamment du cancer du sein et de la lutte contre le tabac les deux piliers du projet, pour un budget total d’1,5 milliard d’euros".
Prévention et dépistage :
"Depuis 2002, l’accent est mis sur la prévention et le dépistage :
- l’information et l’éducation à la santé sur l’alimentation, l’activité physique, la consommation d’alcool et de tabac et les moyens de se protéger du soleil sont désormais dispensées aux enfants dès la classe de 5ème ;
- la généralisation du dépistage des cancers du sein, du dépistage du cancer colo-rectal et la montée en charge du dépistage du cancer du col de l’utérus, permettent d’espérer 8500 décès en moins chaque année (3500 pour le cancer du sein, 3500 pour le cancer colo-rectal et 1000 pour le cancer du col de l’utérus).
Réorganisation de l’offre de soins :
L’offre de soins en cancérologie a été réorganisée autour du patient sur l’ensemble du territoire :
- augmentation de 60 pour cent du nombre des internes en cancérologie et création de 25 postes de chef de clinique et de 130 postes de psycho-oncologue ; doublement du nombre de praticiens hospitalo-universitaires et enfin affectation de plus 13 M€ au renforcement du nombre de personnels de radiothérapie ;
- réduction des jours d’attente d’accès pour les plateaux techniques d’imagerie et de radiothérapie (de 40 jours en 2002, à 31 jours en 2003, 24 jours en 2004 et moins de 20 jours avant la fin de l’année) : à la fois par l’augmentation du nombre de tomographes à émission de positons, système d’imagerie permettant la détection de tumeurs non apparentes à l’IRM et autres scanners (au nombre de 2 en 2002, ils étaient 24 en 2003 pour doubler en 2004 à hauteur de 54 et enfin ils seront 76 en 2006) et par l’installation de 137 nouveaux IRM et 183 nouveaux scanners, en 2003 et 2004 ;
- il existe aujourd’hui 44 réseaux en cancérologie, contre 9 en 2002, et 51 réseaux de soins palliatifs, contre 30 en 2002
Réorganisation de la recherche :
Pour mieux organiser la recherche, les ministères de la recherche et de la santé ont favorisé l’émergence de 7 cancéropoles.
Prise en charge globale des patients :
- le dispositif d’annonce du diagnostic, avec ses quatre temps ('temps du médical', 'temps du soignant', 'temps du médico social', et enfin 'temps de la coordination' à l’aide du dossier dit 'dossier communicant en cancérologie') sera généralisé fin 2006 ;
- les consultations anti-douleurs sont désormais accessibles dans tous les départements (178 structures).
Actions en cours ou à venir :
- accroître le nombre de postes d’hospitalo-universitaires en cancérologie pour augmenter la capacité d’encadrement des services formateurs
- réformer la formation initiale en cancérologie et prévoir au moins un stage obligatoire
- développer un label 'entreprises sans tabac'
- mettre en place des fontaines à eau dans les écoles et les lycées
- repérer et traiter les sites à risque du cancer pour mieux connaître les produits polluants dans l’environnement
- développer les campagnes d’information sur le mélanome
- faire bénéficier aux nouveaux malades d’un parcours de soin personnalisé, avec l’intervention et la concertation de plusieurs spécialistes et du médecin généraliste
- assurer, au sein de chaque région, la constitution d’un pôle de cancérologie.
Etc.
Dans tous ces domaines, c’est désormais l’INCa (Institut National du Cancer), créé par la loi d’août 2004, qui assure la coordination de la mise en œuvre du Plan.
Plus d’infos sur les actions achevées ou à venir le site du Plan cancer
Numéro de Cancer Info Service : 0 810 810 821."
Source :
20 Minutes
© 2006 - 20 Minutes France SAS
Télécharger le dispositif d'annonce du cancer (site internet de l'INCa) :
==> cliquer ici.
France : le pôle mondial "d’innovations thérapeutiques" signe son contrat avec l’Etat
"François Loos, le ministre délégué à l’Industrie, le professeur Jacques Marescaux, Président de l'association de gouvernance du pôle de compétitivité alsacien 'Innovations thérapeutiques' et Adrien Zeller, président du conseil régional d’Alsace, ont signé, lundi 10 avril 2006, le contrat qui lie ce pôle à l'État et aux collectivités territoriales (conseil régional d'Alsace, conseils généraux du Haut et Bas-Rhin, communautés urbaine, etc.)".
"Ce pôle, qui figure parmi les 16 pôles de compétitivité 'à vocation mondiale', est l'un des premiers à signer ce document qui définit ses objectifs, sa stratégie, son organisation interne et son fonctionnement. Le contrat prévoit, notamment, que la gouvernance est assurée par une association dénommée AGIT (Association de gouvernance du pôle 'innovations thérapeutiques'). 'Son conseil d’administration est composé de 8 membres ; 4 industriels et 4 académiques', détaille Jacques Marescaux, à savoir pour les industriels : Christian Brevard, directeur général chez Bruker, Gérard Christmann, directeur général de Lily France, Bernard Gilly, CEO de Fovea et Pascal Neuville, CEO de Faust Pharma.
En revanche, le zonage, qui détermine le périmètre géographique à l'intérieur duquel les entreprises participant aux projets du pôle pourront bénéficier d'exonérations fiscales et d'allégements de charges sociales, n’est pas encore fixé. Il sera arrêté par un décret du Conseil d'État qui devrait être publié prochainement.
Les objectifs fixés par le pôle sont très ambitieux. 'Nous tablons sur la création de 5 000 emplois et 90 sociétés dans les 10 ans à venir', explique Jacques Marescaux. 'Mais, pour l’instant, si ce pôle est très fort au niveau de la recherche, il l’est moins côté industriel', tempère Adrien Zeller. Un côté qui devrait se renforcer avec le 'doublement des partenariats publics - privés' prévu d’ici 2015.
Six projets de recherche ont pour l'heure été labellisés par le pôle, dont le projet Anubis, pour la mise au point d’une nouvelle voie abdominale par chirurgie transgastrique, et le projet Stetau, un système d’enregistrement et de traitement des sons d’auscultation. Leur montant total s'élève à environ 17 millions d'euros. 'Si huit mois après la labellisation vous êtes capables de présenter de tels projets, cela montre votre dynamisme et le bon fonctionnement de votre pôle', s’est félicité François Loos'."
Source :
Article de Bertrand BEAUTÉ
Copyright Rédaction L'Usine Nouvelle
"Ce pôle, qui figure parmi les 16 pôles de compétitivité 'à vocation mondiale', est l'un des premiers à signer ce document qui définit ses objectifs, sa stratégie, son organisation interne et son fonctionnement. Le contrat prévoit, notamment, que la gouvernance est assurée par une association dénommée AGIT (Association de gouvernance du pôle 'innovations thérapeutiques'). 'Son conseil d’administration est composé de 8 membres ; 4 industriels et 4 académiques', détaille Jacques Marescaux, à savoir pour les industriels : Christian Brevard, directeur général chez Bruker, Gérard Christmann, directeur général de Lily France, Bernard Gilly, CEO de Fovea et Pascal Neuville, CEO de Faust Pharma.
En revanche, le zonage, qui détermine le périmètre géographique à l'intérieur duquel les entreprises participant aux projets du pôle pourront bénéficier d'exonérations fiscales et d'allégements de charges sociales, n’est pas encore fixé. Il sera arrêté par un décret du Conseil d'État qui devrait être publié prochainement.
Les objectifs fixés par le pôle sont très ambitieux. 'Nous tablons sur la création de 5 000 emplois et 90 sociétés dans les 10 ans à venir', explique Jacques Marescaux. 'Mais, pour l’instant, si ce pôle est très fort au niveau de la recherche, il l’est moins côté industriel', tempère Adrien Zeller. Un côté qui devrait se renforcer avec le 'doublement des partenariats publics - privés' prévu d’ici 2015.
Six projets de recherche ont pour l'heure été labellisés par le pôle, dont le projet Anubis, pour la mise au point d’une nouvelle voie abdominale par chirurgie transgastrique, et le projet Stetau, un système d’enregistrement et de traitement des sons d’auscultation. Leur montant total s'élève à environ 17 millions d'euros. 'Si huit mois après la labellisation vous êtes capables de présenter de tels projets, cela montre votre dynamisme et le bon fonctionnement de votre pôle', s’est félicité François Loos'."
Source :
Article de Bertrand BEAUTÉ
Copyright Rédaction L'Usine Nouvelle
France : signature du pôle de compétitivité "innovations thérapeutiques"
Intervention de François Loos.
"Messieurs les Présidents, Monsieur le Préfet, Monsieur le Professeur, Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux de vous accueillir ici aujourd'hui pour la signature du contrat du pôle de compétitivité alsacien 'Innovations thérapeutiques'.
De quoi vous parlerais-je sinon de compétitivité, de pôles de compétitivité et d'innovations thérapeutiques ?"
"La santé fait partie des secteurs qui apparaissent les plus dynamiques dans le commerce mondial avec les technologies de l'information, la chimie, l'aéronautique et les nouveaux matériaux. Ceux-ci ont en effet un contenu technologique élevé et comptent parmi les postes d'exportation les plus dynamiques.
La pharmacie est un secteur en croissance très intensif en R&D. C'est un secteur stratégique. Je souhaite donc favoriser encore davantage son développement et l'implantation de nouveaux centres de R&D sur nos territoires et plus particulièrement sur celui qui nous réunit aujourd'hui.
I - Les pôles sont la clé de la compétitivité au niveau local.
a) Nous avons mis en place une politique d'incitation à l'augmentation de l'effort de recherche
Dans le cadre de la stratégie européenne de Lisbonne, nous poursuivons l'objectif de dépenses de R&D à hauteur de 3% du PIB, dont les deux tiers dans les entreprises. La France consacre actuellement environ 2,2% de son PIB à la recherche, ce qui la situe dans la moyenne européenne, mais sensiblement derrière le Japon (3,2%), les Etats-Unis (2,9%) ou les pays nordiques (Finlande 3,5%, Suède 4%).
La part de la recherche publique se compare favorablement à celle de nos pairs, c'est la part de la recherche en entreprise qui est insuffisante. D'après les statistiques de l'OCDE, la recherche en entreprise représente 1,4% du PIB en France, contre 1,8% en Allemagne et 2,4% au Japon.
Pour atteindre ces objectifs, il faut disposer des bons leviers et s'en donner les moyens.
C'est pourquoi le Gouvernement français a mis en place les conditions adéquates pour rehausser notre effort en faveur de l'innovation et de la recherche.
Dans la Loi de Finances 2004, nous avons mis une première série de mesures, notamment le statut très avantageux au niveau des impôts et des charges sociales de la Jeune Entreprise Innovante (JEI), qui connaît un grand succès, avec plus de 1 000 sociétés qui l'ont déjà adopté. Le crédit impôt recherche qui est le principal outil de soutien à la R&D des entreprises a aussi été réformé, avec l'introduction d'une part en volume pour en renforcer l'efficacité, part que le Gouvernement a portée à 10% dans la loi de Finances pour 2006.
Nous avons complété ce dispositif notamment par la mise en place d''agences de moyens' :
L'Agence de l'Innovation Industrielle, qui va financer les grands projets industriels; elle intervient aux côtés des grands groupes et leurs sous-traitants en co-financement : il s'agit de permettre aux entreprises de s'engager plus facilement sur ces grands programmes technologiques très innovants orientés vers des marchés porteurs. Les premiers projets financés seront annoncés avant la fin du mois.
Oséo, rapprochement de l'ANVAR et de BDPME, est au service des PME, de leur création à leur transmission, avec une politique résolue de soutien de l'innovation dont les moyens seront doublés en deux ans ;
L'Agence Nationale de la Recherche soutient la recherche fondamentale et appliquée en se concentrant sur les projets les plus prometteurs, en laboratoires mais aussi en partenariat entre entreprises et laboratoires publics.
b) au-delà de l'augmentation de l'effort de R&D dans l'absolu, nous souhaitons aussi encourager la R&D coopérative.
Parce qu'on innove moins bien tout seul, nous souhaitons encourager la coopération inter-entreprises, et la coopération entre la recherche publique et la recherche des entreprises.
C'est pourquoi nous avons mis en place les pôles de compétitivité, élément stratégique de la mise en réseau des acteurs de l'économie industrielle de demain et que l'Etat accompagnera résolument. Je vous remets aujourd'hui une brochure intitulée 'les pôles de compétitivité au coeur de l'industrie', qui présente un panorama de l'ensemble des pôles. Cette brochure met l'accent sur les spécificités des 16 pôles mondiaux ou à vocation mondiale ainsi que les autres pôles dont 36 sont à dominante industrielle.
En plus des 1,5 milliards d'euros sur trois ans, j'ai mis à disposition des pôles 43 M€ dès 2005 pour lancer les projets les plus avancés sans attendre. Ce sont 19 projets qui ont été financés, dont 5 dans le seul domaine thérapeutique. Le premier projet financé du pôle qui nous réunit aujourd'hui est ANUBIS pour la mise au point d'une nouvelle voie abdominale par chirurgie transgastrique.
Nous avons labellisé 66 pôles. Afin de vous donner un point d'entrée unique pour le financement des projets coopératifs, nous avons mis en place un guichet unique interministériel, centralisé au Ministère délégué à l'Industrie, il s'appuie sur le Fonds de Compétitivité des Entreprises, nous ouvrons 3 appels à projets par an sur ce guichet unique : la machine est lancée.
Nous avons lancé un premier appel à projets pour 2006 qui s'est clos le 15 février dernier. Collectivement, vous avez déposé 6 projets, et vous êtes fixés comme objectif de créer 5 000 emplois d'ici 2015 grâce à l'innovation et en doublant les partenariats public et privé.
Vos 6 projets de R&D sont conçus autour de 2 axes :
- 1er axe : "de la chimie et des gènes vers le médicament". Il s'agit de la recherche et du développement de nouveaux médicaments et dispositif de diagnostic. Ces projets consolideront la position de la France qui occupe, depuis 1995, la place de premier producteur européen de médicaments. Les entreprises du médicament en France emploient directement près de 100 000 personnes, dont 19 000 en R&D.
Pour ce premier axe, les projets Novalix (développement d'un outil pour la conception et le développement de petites molécules pour des applications anti-cancéreuses), Aramis (identification de nouveaux candidats médicaments pour le traitement de la maladie de Parkinson), Oligoplus (développement de nouveaux outils pour le diagnostic et l'analyse, basés sur la détection rapide des gènes) et Excilot (mise au point de nouvelles formulations pour améliorer le potentiel pharmacologique des médicaments) ont été labellisés.
- 2e axe : "Imagerie et Robotique Médicale et Chirurgicale". Il s'agit de projets autour des nouvelles technologies de l'imagerie, de la robotique et des télécommunications appliquées au médical. Cet axe exploitera les technologies de l'information dans le domaine thérapeutique. 'L'opération Lindbergh', première intervention chirurgicale longue distance réalisée entre Strasbourg et New-York a ouvert en 2001 la voie au développement de ces technologies. Depuis, de nombreux prix internationaux ont confirmé la validité scientifique de ces travaux.
Outre le projet Anubis déjà financé, cet axe est composé du projet labellisé Stetau concernant des technologies d'enregistrement et de traitement des sons d'auscultation.
C'est une bonne nouvelle. Cela montre votre dynamisme et le bon fonctionnement de votre pôle, si 8 mois après la labellisation vous êtes capables de présenter de tels projets. J'examinerai très attentivement l'instruction de ces dossiers, en cours d'analyse technique à la direction générale des entreprises.
Bien entendu avec les 100 M€ disponibles pour le premier appel à projets pour 2006, tous les projets ne pourront être financés d'emblée au titre de ce premier appel à projets. Ils pourront concourir à l'appel à projets suivant doté de 70 M€ que nous avons lancé il y a une dizaine de jours et qui sera clos le 15 mai. Le Premier Ministre a décidé lors du dernier CIACT qu'il y aurait trois appels à projets par an, sur la période 2006-2008 avec le troisième appel à projets de 2006 à l'automne.
II - Votre pôle illustre la compétitivité du secteur thérapeutique en France.
a)Un pôle qui innove en utilisant les nouvelles technologies de l'information en matière thérapeutique.
Pour améliorer le service rendu au patient, que ce soit pour une meilleure efficacité ou une meilleure productivité, la France doit recourir davantage aux technologies de l'information dans le domaine thérapeutique. À cet égard, les opérations à distance que réalisent le professeur Marescaux et ses équipes sont remarquables et ont été récompensées à plusieurs reprises par des prix saluant leur qualité innovante. J'encourage votre pôle à capitaliser sur ce savoir-faire et à travailler avec les industriels des technologies de l'information et de communication pour développer de nouvelles techniques et de nouveaux usages au bénéfice des patients puis à les diffuser rapidement en Europe et au-delà.
Dans la lutte contre le cancer, la détection et le traitement précoce des tumeurs permettent d'améliorer le taux de survie des patients, mais les techniques actuelles de l'imagerie ne permettent pas d'effectuer ces opérations pour des tumeurs de petite taille. De nouvelles techniques de détection ou des systèmes innovants pour traiter ces tumeurs de façon robotisée doivent être développées.
b) Permettez moi de m'arrêter sur le cas de l'industrie de la santé, plus particulièrement représentée aujourd'hui.
L'industrie du médicament est un secteur structurant de notre économie : la France pèse plus de 25% du marché européen et est le premier producteur européen avec plus de 200 sites de production. Mais ces chiffres ne doivent pas nous laisser inactifs : la localisation des centres de recherche est déterminante pour l'avenir. L'action du Gouvernement au travers du pôle de compétitivité qui nous réunit aujourd'hui vise à fédérer et conforter ces efforts notamment en R&D. Le domaine thérapeutique est impliqué avec trois des seize pôles mondiaux ou à vocation mondiale.
L'annonce le mois dernier par AstraZeneca du renforcement de son centre de R&D à Reims est l'illustration qu'au-delà des menaces il y a aussi des nouveaux projets. Je voudrais aussi souligner qu'en Alsace, le groupe Eli Lilly dispose de son premier site de fabrication mondial.
Les efforts de R&D de votre pôle attirent au-delà de l'Alsace : le groupe allemand Paul Hartmann envisage de se renforcer en France en élaborant un projet de R&D avec votre pôle de compétitivité qui lui permettrait de se renforcer dans le domaine du pansement. Des discussions sont, je crois, en cours avec les instances de gouvernance du pôle.
Je conclurai par ce qui nous réunit aujourd'hui : la signature du contrat de pôle. Le contrat lie les parties qui le signent : c'est un engagement réciproque important, c'est un acte fort du pôle.
Il fixe notamment la composition et les partenariats du pôle, ses objectifs et sa stratégie, ainsi que ses moyens d'animation. Un bon contrat s'appuie sur des structures simples de gouvernance et c'est le cas du pôle 'innovations thérapeutiques'. Nous avons mis en place un guichet unique interministériel placé auprès de la direction générale des entreprises pour vous donner un point d'entrée unique pour le financement interministériel des projets coopératifs. L'équipe opérationnelle de direction du pôle fonctionne depuis le 1er janvier dernier. Nous avons donc aujourd'hui les moyens de travailler tous ensemble.
Je me réjouis donc que nous soyons réunis aujourd'hui autour de ce document de grande qualité, que je vous propose maintenant de signer."
Source :
www.industrie.gouv.fr
Institut National du Cancer (INCa) : quatre projets se dessinent pour l’Ile Seguin
"Un conseil d'experts chargé de réfléchir à l'avenir de l'Ile Seguin à Boulogne-Billancourt a défendu l'idée d'une 'île des deux cultures' alliant les sciences et l'art. Sur les 43 projets examinés, quatre sont déjà engagés.
Le plus en vue est celui qui occupera les 3,2 ha laissés vacants après le retrait du projet de la Fondation d'art de l'homme d'affaires François Pinault. Les experts ont choisi le centre européen de création contemporaine de 25.000 m2, défendu par Dominique de Villepin. Le ministère de la Culture a annoncé un financement à hauteur de 50 millions d'euros. Ce projet sera associé au jardin d'art et de sculpture, une idée soutenue par Nicolas Sarkozy. Il reste cependant à racheter le terrain, toujours propriété de Renault.
Sur le reste de l'île, une Scène de Musiques Actuelles (SMAC), projet de la ville de Boulogne, est programmée ainsi qu'un hôtel 4 étoiles de 162 chambres.
Côté sciences, l'Institut National de Cancer (INCa) occupera 8.000 m2 de bâtiments.
Il reste à finaliser l'installation de l'Inserm sur l'île ainsi que celle de l'American University of Paris (AUP) en accord avec la New York University. 'Les meilleurs projets sont ceux qui auront un financement crédible', a conclu Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts-de-Seine."
Source :
LeMoniteur-expert.com
Le plus en vue est celui qui occupera les 3,2 ha laissés vacants après le retrait du projet de la Fondation d'art de l'homme d'affaires François Pinault. Les experts ont choisi le centre européen de création contemporaine de 25.000 m2, défendu par Dominique de Villepin. Le ministère de la Culture a annoncé un financement à hauteur de 50 millions d'euros. Ce projet sera associé au jardin d'art et de sculpture, une idée soutenue par Nicolas Sarkozy. Il reste cependant à racheter le terrain, toujours propriété de Renault.
Sur le reste de l'île, une Scène de Musiques Actuelles (SMAC), projet de la ville de Boulogne, est programmée ainsi qu'un hôtel 4 étoiles de 162 chambres.
Côté sciences, l'Institut National de Cancer (INCa) occupera 8.000 m2 de bâtiments.
Il reste à finaliser l'installation de l'Inserm sur l'île ainsi que celle de l'American University of Paris (AUP) en accord avec la New York University. 'Les meilleurs projets sont ceux qui auront un financement crédible', a conclu Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts-de-Seine."
Source :
LeMoniteur-expert.com
Réorganiser la chirurgie dans les petits hôpitaux
L’ordonnance du Pr Vallancien
"Instaurer une classification des services de chirurgie pouvant conduire à leur suspension immédiate ; publier dès 2007 des recommandations de seuils d’activité chirurgicale mais sans effet couperet ; encourager la reconversion des petits hôpitaux vers d’autres missions de proximité (urgences, soins de suite...) ; établir tous les deux ans un bilan de la qualité opératoire... : l’ordonnance que le Pr Guy Vallancien propose à Xavier Bertrand pour réorganiser l’activité chirurgicale dans les petits hôpitaux oscille entre fermeté et souplesse. Il plaide pour une restructuration transparente, bien comprise et accompagnée."
==> Lire tout l'article (source : Quotidien du Médecin) : cliquer ici.
USA: Miniature Surgical Robots
"Laparoscopy reduces patient trauma, but eliminates the surgeon’s ability to directly view and touch the surgical environment. Although current robot-assisted laparoscopy improves the surgeon’s ability to manipulate and visualize the target organs, the instruments and cameras remain constrained by the entry incision. This limits tool tip orientation and optimal camera placement. The current work focuses on developing miniature in vivo robots to assist surgeons during laparoscopic surgery by providing an enhanced field of view from mulitiple angles, by using mobile robots for traversing the abdominal environment, and through the use of dexterous manipulators not constrained by the abdominal wall fulcrum effect.
This work is being done in coordination with the Robotics and Mechatronics Lab, with Associate Professor Shane Farritor, and Research Assistant Professor Steve Platt, in the Department of Mechanical Engineering at the University of Nebraska - Lincoln."
Da Vinci™ Robot at the UNMC: click here.
Source:
University of Nebraska Medical Center (UNMC)
This work is being done in coordination with the Robotics and Mechatronics Lab, with Associate Professor Shane Farritor, and Research Assistant Professor Steve Platt, in the Department of Mechanical Engineering at the University of Nebraska - Lincoln."
Da Vinci™ Robot at the UNMC: click here.
Source:
University of Nebraska Medical Center (UNMC)
L’INCa prend pied à Boulogne-Billancourt
"Le sénateur maire de Boulogne-Billancourt, Jean-Pierre Fourcade, a inauguré lundi l’Immeuble R’Way dans lequel vient de s’installer l’Institut national du Cancer (INCa). Un bâtiment réalisé par Bouygues Immobilier et conçu par le cabinet d’architectes Chaix et Morel.
Inauguré lundi par le sénateur maire de Boulogne-Billancourt, Jean-Pierre Fourcade, l’immeuble R’Way accueille l’Institut national du Cancer depuis début mars, institution destinée à coordonner l’ensemble des acteurs de la cancérologie en France. Une installation réalisée grâce au soutien de la ville de Boulogne et du conseil général des Hauts-de-Seine qui financent le montant des loyers à part égale.
Réalisé par Bouygues Immobilier et dessiné par la cabinet d’architectes Chaix et Morel, l’immeuble R’Way dispose d’une superficie de 4243 m2 sur 7 étages. Situé en plein cœur de Boulogne-Billancourt, cet immeuble bénéficie d’autre part d’une architecture originale.
Outre les éléments de verre, de bois, de pierre et de végétal qui le constitue, R’Way dispose de balcons et de terrasses dallés de bois et ornés de bac plantés pour un lieu de travail convivial. Cette installation de l’INCa est somme toute provisoire, puisque l’institut a donné son accord à la mairie de Boulogne-Billancourt fin 2005 pour occuper à terme un immeuble de 8.000 m2 sur l’Île Seguin."
Source :
www.batiactu.com
Inauguré lundi par le sénateur maire de Boulogne-Billancourt, Jean-Pierre Fourcade, l’immeuble R’Way accueille l’Institut national du Cancer depuis début mars, institution destinée à coordonner l’ensemble des acteurs de la cancérologie en France. Une installation réalisée grâce au soutien de la ville de Boulogne et du conseil général des Hauts-de-Seine qui financent le montant des loyers à part égale.
Réalisé par Bouygues Immobilier et dessiné par la cabinet d’architectes Chaix et Morel, l’immeuble R’Way dispose d’une superficie de 4243 m2 sur 7 étages. Situé en plein cœur de Boulogne-Billancourt, cet immeuble bénéficie d’autre part d’une architecture originale.
Outre les éléments de verre, de bois, de pierre et de végétal qui le constitue, R’Way dispose de balcons et de terrasses dallés de bois et ornés de bac plantés pour un lieu de travail convivial. Cette installation de l’INCa est somme toute provisoire, puisque l’institut a donné son accord à la mairie de Boulogne-Billancourt fin 2005 pour occuper à terme un immeuble de 8.000 m2 sur l’Île Seguin."
Source :
www.batiactu.com
Suisse : opération da Vinci ™
Premier appareil du genre en Suisse romande.
Opération Da Vinci™
"Le robot Da Vinci™, utilisé à la clinique Générale-Beaulieu de Genève, permet des opérations où l’on se retrouve en trois dimensions, à l’intérieur du corps du patient. Reportage au bloc."
"Il est 7 h 30, mercredi matin, clinique Générale-Beaulieu, Genève. Accompagné du directeur, Philippe Cassegrain, nous venons de pénétrer dans le bloc opératoire. Alors que Georges, notre photographe, et le soussigné se sont dévêtus pour revêtir la blouse et le pantalon vert de circonstance, le Dr Jean Sauvain entre à son tour dans le local qui jouxte la salle d’opération et se choisit une tenue à sa taille, tout en lâchant quelques explications: 'Le robot Da Vinci™ permet tout aussi bien d’intervenir en chirurgie digestive, gynécologique et urologique. Ce matin, nous allons d’ailleurs procéder à une prostatectomie totale.'
Masque sur le nez, bonnet sur le chef, nous voilà en trois pas à l’intérieur de la salle d’opération proprement dite, où s’affairent déjà les assistantes et le Dr André Mélis, anesthésiste, qui nous entraîne aussitôt vers ses écrans de contrôle. Sur la table d’opération, le patient, ventre nu et artificiellement gonflé, badigeonné, sexe muni d’une sonde, vient de partir dans les bras de Morphée. Pendant les trois heures qui vont suivre, le Dr Mélis va garder l’œil sur de multiples paramètres, lui assurant que tout se passe bien. 'Si le ventre du patient est gonflé, explique-t-il, c’est qu’on a introduit à l’intérieur du gaz carbonique pour repousser les intestins vers le haut, et libérer l’espace nécessaire à l’intervention.'
A deux mètres de la table d’opération, au fond de la salle, le robot Da Vinci™ patiente. Prix: un million trois cents mille euros (n.d.l.r.: environ deux millions de francs). Cote de succès: le cours des actions de la société qui le fabrique a été multiplié par dix en dix-huit mois. Da Vinci™ est une star. Dans la demi-heure qui a précédé notre arrivée, les assistantes l’ont recouvert de plastique transparent, il est entièrement stérilisé, lui aussi 'en tenue' d’opération.
Des pionniers
Le Dr Charles-Henry Rochat nous a rejoints. Lui et le Dr Sauvain font équipe. En Suisse romande, ils étaient jusqu’à peu les seuls urologues à pratiquer ce type d’opération via la laparoscopie robotisée, technique qui a vu le jour en 1999. Depuis début 2006, les HUG (Hôpitaux universitaires genevois) disposent du même modèle, qu’on apprend gentiment à apprivoiser. Jean Sauvain: 'Comme nous formons une équipe parfaitement soudée, rodée, qui a l’habitude de travailler ensemble, l’opération ne prendra que trois heures. Trois heures pendant lesquelles Rochat et moi allons danser une sorte de ballet autour de la prostate du patient, chacun anticipant les gestes de l’autre.' Si les deux médecins ont à jouer le rôle de maîtres danseurs, c’est que le robot, lui, ne fait rien tout seul: c’est une belle danseuse, mais qui a besoin d’être conduite.
Six trous dans l’abdomen
Justement, on vient d’approcher Da Vinci™. Voilà quelques minutes, on a pratiqué six petits trous dans l’abdomen du patient (dont l’un par le nombril) par lesquels on a introduit la caméra laparoscopique et de longues tiges ou 'banderilles', dont deux sont pourvues à leur extrémité de fins ciseaux et d’une pince électrocoagulatrice pouvant sectionner selon plusieurs axes. Trois des tiges sont 'solidarisées' (rattachées) aux trois bras articulés de Da Vinci™. La quatrième tige est manipulée par le Dr Rochat, assis à proximité du patient. Deux écrans vidéo permettent à toutes les personnes présentes de suivre intégralement ce qui se passe à l’intérieur de l’abdomen, où les chirurgiens se fraient un chemin, écartent, sectionnent, s’activent.
Car, à deux mètres du patient, le Dr Sauvain est assis devant la console de Da Vinci™, les yeux collés aux lunettes qui permettent une vision en 3D. Des deux mains, il actionne les joysticks: 'L’un des avantages de la robotique, c’est qu’on devient complètement ambidextre: je suis aussi habile de la main gauche que de la main droite – ce qui n’est pas le cas lors d’une opération ouverte.' Ce matin, c’est le Dr Sauvain qui opère depuis la console. Cet après-midi, les deux chirurgiens intervertiront les rôles – à chacun ses patients ! – mais pour l’heure, son compère Rochat fait office d’assistant: à l’aide de la quatrième tige (un 'super-écarteur') qu’il bouge manuellement, le Dr Rochat prépare le terrain pour son confrère, écarte les chairs et les graisses, tâte pour éprouver la dureté des tissus et organes, avant que le Dr Sauvain ne coupe, taille, cisaille et coagule.
Sur les écrans, les chirurgiens disposent d’une image grossie plus de dix fois ! 'Ce qui n’est évidemment pas le cas lors d’une opération ouverte.' De surcroît, un système de miroirs révèle des endroits invisibles à l’œil nu. 'Da Vinci™ nous permet de gagner en précision. Le patient perd aussi très peu de sang. Résultat: son rétablissement est beaucoup plus rapide. Aux Etats-Unis, certains repartent le soir même.' Autre élément fascinant: 'La console, elle, pourrait aussi bien se trouver au pôle Nord. Un jour, cette technique permettra à tel chirurgien d’opérer à distance, depuis n’importe quel point de la planète.'
Et maintenant ? Long voyage à l’intérieur du corps du patient. C’est que test sanguin PSA, toucher rectal et biopsie ont permis de détecter la présence d’une tumeur cancéreuse. L’ablation de la prostate, y compris des ganglions adjacents, doit être totale. Une opération à ne pas confondre avec un bénin 'rabotage' de la prostate, qui se fait par le canal de l’urètre, et qui est rendu nécessaire lorsqu’une prostate devenue trop grosse gêne le travail de la vessie et empêche d’uriner correctement.
A l’aide de ses ciseaux coagulateurs, le Dr Sauvain sépare peu à peu la prostate de la vessie, puis détache de celle-ci les deux 'bandelettes' ou nerfs érectiles – des éléments qu’il faut soigneusement préserver si l’on veut garder au patient ses capacités d’entrer en érection. Une fois la prostate entièrement dégagée les chirurgiens la font tourner un instant sur elle-même, comme un corps qui flotterait en apesanteur, puis ils la déposent dans un coin de l’écran, car toute leur science va être requise pour le moment le plus délicat: afin de libérer la prostate, on a dû sectionner l’urètre, or il va maintenant falloir raccorder, 'solidariser' par une suture l’urètre directement à la vessie – faute de quoi le patient ne pourrait tout simplement plus uriner...
Prostate prise au piège
Cela fait, l’une des tiges est équipée à son extrémité d’un endobag, sorte de petit filet de pêche en plastique relié à l’extérieur par un filin. La pochette va se refermer sur la prostate! Et hop! la tige extraite, il n’y aura plus qu’à tirer sur le filin: la prostate prise au piège jaillit par le nombril, comme un poisson ramené des profondeurs. Quelques points de suture, l’opération est terminée. L’anesthésiste s’apprête à réveiller le patient, ce qui ne prendra que trois minutes.
Dans l’intervalle, le Dr Sauvain, satisfait de sa prise, et après nous avoir fait enfiler des gants, nous en fait tâter les contours. L’organe est gros comme deux châtaignes. 'Vous sentez, là, comme c’est dur? alors qu’ici, c’est plus mou.' En effet, sous la pression des doigts, on localise parfaitement la tumeur. Ensuite? La prostate va partir pour de multiples examens, qui lui vaudront d’être réduite en fines tranches. On saura tout. Quant au robot Da Vinci™? Bientôt 'déshabillé', il va incessamment regagner son coin au fond de la salle, et attendre l’après-midi.
Flambant neuf, le robot est arrivé à la Générale-Beaulieu il y a seulement trois ans. Il y termine déjà sa carrière helvétique (une clinique française le recueillera). En effet, d’ici quelques semaines, un nouveau modèle, le Da Vinci S™, doté d’un bras supplémentaire va faire une entrée remarquée, et le ravissement de toute l’équipe. Philippe Cassegrain, patron de la Générale-Beaulieu, entend maintenir sa clinique à la pointe.
Pour en savoir plus: sous le titre 'La chirurgie à l’ère de la robotique', les Drs Sauvain, Rochat et Racloz donneront une conférence publique le 27 avril, à 20 h, Auditoire Rouiller, Uni Dufour, Genève.
Et la formation ?
Le recours au robot Da Vinci™, comme à tout autre appareil dernier cri, pose une problématique assez générale en chirurgie. C’est bien joli d’avoir un robot. Encore faut-il être capable de l’utiliser! Et donc être en mesure de se former et d’acquérir de l’expérience. Or, ce genre d’appareil coûte cher et les chirurgiens, souvent, ont leurs bonnes vieilles habitudes. Pour le robot Da Vinci™, il n’en existe que deux en Suisse romande. Comment tous les jeunes et moins jeunes urologues, gynécologues, gastroentérologues pourraient-ils se former sans trop tarder, alors que dans les hôpitaux universitaires, on est fatalement conduit à enseigner les techniques les plus utilisées et donc les plus communes? Le problème n’est pas résolu."
Source :
Article de Jean-François Duval, Photos Georges Cabrera
© Migros Magazine
==> Photos du reportage (PowerPoint): cliquer ici.
U.S. Firm Says It Made Stem Cells from Human Testes
U.S. researchers said yesterday they had transformed immature cells from men's testicles into stem cells, which they then coaxed into becoming nerve, heart and bone cells.
==> Story in The Washington Post: click here.
U.S. Firm Says It Made Stem Cells From Human Testes
"U.S. researchers said yesterday they had transformed immature cells from men's testicles into stem cells, which they then coaxed into becoming nerve, heart and bone cells.
Their work has not been assessed by standard peer-review processes but was presented at a meeting of stem cell researchers in Valencia, Spain. If other researchers can duplicate their efforts, the study offers a possible new source of valuable stem cells.
The researchers, at PrimeGen Biotech LLC in Irvine, Calif., worked with immature cells found in testes and ovaries, known as germ cells. Scientists have hoped to use germ cells as a source of tissues for transplant and other medical uses.
The findings are certain to be scrutinized before they are accepted. Earlier this year, South Korean researcher Hwang Woo Suk was disgraced for having faked two studies in which he claimed to have cloned human embryos and used them as a source of embryonic stem cells.
Last week, Gerd Hasenfuss of Georg-August-University in Goettingen, Germany, and colleagues reported in the journal Nature that they had transformed mouse germ cells into stem cells.
Francisco Silva and colleagues at PrimeGen said they had accomplished the same thing and taken it several steps further using human germ cells.
'Germ cells isolated from adult human testis can be therapeutically reprogrammed to have the ability to differentiate into cells that can be used therapeutically for cell-based regenerative medicine,' they wrote for a presentation in Spain.
'We've already been able to reproducibly differentiate heart, brain, bone and cartilage cells, and we are excited to begin testing how these cells incorporate into tissues,' Silva said in a statement.
Stem cells are the body's master cells, and scientists are working to learn how to find and use them to replace tissue, grow new organs and study diseases.
There are many sources. So-called adult stem cells are found throughout the body, although they are difficult to identify. Bone marrow stem cells are routinely used in transplants to treat cancer and other diseases. But they already are partly programmed and can serve as a source of a limited range of related cells.
Stem cells taken from fetuses are more flexible. The most immature cells are taken from very early fetuses called blastocysts. These embryonic stem cells are pluripotent, meaning they can serve as a source of any kind of other cells or tissue.
Embryonic stem cells are controversial because some people believe that to use them is to destroy human life, and federal law strictly limits the use of taxpayer funds for working with them.
So researchers are seeking other sources of stem cells, both for this reason, and in the interest of finding the best possible sources.
Silva's team took cells from the testes of men ages 26 to 50. They grew them in various cell cultures, first to reprogram them to act as malleable stem cells and then to use them to grow various cell types."
Source:
Article by Maggie Fox
Reuters
© 2006 The Washington Post Company
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