CHRU de Lille : quand c'est un robot qui tient le bistouri

(La Voix du Nord)
Le robot en action: dans tous les cas, la main de l'homme n'est jamais loin.

"C'est une première. Le CHRU de Lille nous a ouvert les portes d'un bloc opératoire pour découvrir - avant son inauguration demain - un robot chirurgical.

Bloc 8. Deuxième étage. Hôpital Claude-Huriez, au coeur du centre hospitalier régional universitaire de Lille. Un homme est sur la table d'opération."

"Cinq-six personnes s'affairent autour de lui. Parmi celles-ci, Éric Leblanc, docteur au centre Oscar-Lambret. Particularité de l'opération en cours : le praticien n'agit pas seul. Il est aidé d'un robot chirurgical - le Da Vinci Sr - qui 'manipule lui-même les outils dans le corps du patient'. Dans le détail, cela donne un bras pour l'optique et trois bras équipés d'instruments. Surprenant ? Pas pour le chirurgien - 'C'est la quatrième fois que j'opère de cette manière, tout se passe bien' - le regard fixé sur l'écran, à quelques mètres de la table d'opération. Il s'agit cette fois de faire 'un curage ganglionnaire pour traiter les métastases d'un cancer des testicules'.

Malgré tout, ni angoisse, ni stress : la technique est maîtrisée. Sur l'écran, le docteur Éric Leblanc peut guider les instruments pour traiter au mieux les organes du patient. 'C'est vraiment le but, explique Arnaud Villers, chirurgien et professeur en neurologie au CHRU de Lille, adepte de la technique. Le robot permet d'aller dans les endroits du corps les plus difficiles, pour des opérations assez complexes', avec des patients sélectionnés (105 cette année, 176 en 2009) tous atteints d'un cancer. 'Le but n'est pas de remplacer toutes les interventions traditionnelles par celles avec un robot, poursuit le Pr Villers, mais de le réserver pour les cas les plus difficiles.' Car dans ceux-là, le robot n'a que des avantages... Françoise Weingertner, directrice au centre référence régional en cancérologie, en dresse la liste : 'Une vision en 3D pour une plus grande précision des gestes du chirurgien, l'accès à des endroits difficiles, une durée d'intervention réduite - malgré une préparation plus longue - et pour le patient : moins de douleurs, pas de complications postopératoires et une convalescence plus rapide.' Un bon tiers de séjour en moins, estime Arnaud Villers.

Cher à l'usage
Un robot qui n'aurait donc que des avantages. Reste un problème : son financement. Si pour l'acquisition, le conseil régional a une nouvelle fois mis la main à la poche (77,82 pour cent du total : près de 2 ME), son utilisation coûte cher : 3 000 E de plus qu'une opération classique, car les instruments ne sont prévus que pour dix opérations. De quoi freiner son développement ? À voir, en fonction de sa montée en puissance dans une région fortement touchée par tous les types de cancer. 'Car le robot n'a pas vocation à ne traiter que des patients de la métropole, explique Françoise Weingertner. Il est accessible à tous ceux de la région, le CHRU étant bien dans son rôle d'hôpital-recours.' Pour l'instant, sur les quinze patients opérés par cette méthode - plus spécialement utilisée pour pallier les inconvénients de la chirurgie coelioscopique - depuis février, le bilan est positif. Une bonne nouvelle de plus dans une région toujours en course pour rattraper son retard sanitaire."

Source :
La Voix du Nord

"Le robot-serpent, prochain outil de la chirurgie à coeur battant"

"La cardiologie interventionnelle, qui permet de déboucher les artères par des sondes passant dans les vaisseaux, avait déjà conquis une partie du terrain de la chirurgie cardiaque. Celle-ci pourrait en céder une autre à des robots articulés, en forme de serpent, dont les premiers essais chez l'homme devraient débuter au deuxième semestre 2008."


"Maniable, peu invasif : telles sont les deux grandes qualités du prototype mis au point par Mario Zenati et Howie Choset, du laboratoire de biorobotique de l'université Carnegie Mellon (Pittsburgh, Pennsylvanie). Développée dans le cadre de la société privée qu'ils ont fondée, CardioRobotics, leur sonde articulée est assez fine pour passer à l'intérieur des vaisseaux, et suffisamment souple pour en suivre les méandres. Pilotée par un chirurgien au moyen d'un joystick et d'un ordinateur, elle existe en plusieurs tailles. La plus petite fait 12 millimètres de diamètre pour une longueur de 30 centimètres.

Baptisé CardioArm (Arm signifiant 'bras', mais étant aussi l'acronyme d'Articulated Robotic MedProbe : 'sonde médicale robotique articulée'), ce robot, dont la tête est dotée d'une caméra et d'un scalpel, a fait l'objet, en 2006, d'essais sur des porcs. Introduit dans la cage thoracique par un orifice pratiqué sous l'extrémité inférieure du sternum, il a permis d'intervenir alors que le coeur de l'animal continuait de battre. L'opération n'a eu aucun effet indésirable sur la tension artérielle, pas plus qu'elle n'a provoqué de saignement inattendu.

Après avoir amélioré leur prototype, les chirurgiens ont répété avec succès l'opération sur des cadavres humains. Le robot s'est révélé encore plus maniable, chaque anneau du 'serpent' suivant exactement, grâce à l'assistance de l'ordinateur, la trajectoire de la tête de l'appareil.

'Nous faisons en sorte de n'avoir qu'un seul point d'entrée pour le robot et d'atteindre n'importe quel site à partir de ce point', explique Marco Zenati. D'autres robots existent, mais nécessitent cinq ou six points d'entrée. Des chercheurs de l'université Johns-Hopkins (Baltimore) ont, quant à eux, mis au point un robot-serpent semblable au CardioArm, mais de taille inférieure, pour la chirurgie du larynx.

De la même manière que la coeliochirurgie a su naguère trouver sa place, les reptiles automates ont incontestablement un avenir dans la médecine."

Source :
LE MONDE
Article de Paul Benkimoun

"Limoges : Le 1er robot chirurgical nouvelle génération"

"Le CHU de Limoges est le premier CHU équipé de la nouvelle version d'un robot chirurgical disposant d'une vision haute définition. La précision de ce nouvel équipement offre une amélioration nette des résultats chirurgicaux immédiats et à distance, et diminue les problèmes post-opératoires. Présentation d'un robot qui ouvre de nouveaux horizons à la chirurgie et aux patients en Limousin."

"Depuis les premiers prototypes américains développés au milieu des années 80, les robots chirurgicaux n'ont cessé d'être plus performants. La chirurgie mini invasive (par petites incisions) a d'abord été privilégiée. Des endoscopes reliés à des caméras permettent la vision de la zone à opérer et des instruments sont introduits à l'intérieur du corps du patient au travers de trocarts. C'est le principe de la coeliochirurgie. Ces techniques endoscopiques présentent néanmoins quelques inconvénients : degré de liberté de mouvement restreinte, coordination main-oeil difficile, reproduction imparfaite de l'agilité de la main, perte des sensations tactiles, posture inconfortable du chirurgien. Des techniques endoscopiques qui sont aussi limitées à certaines spécialités.

La robotique chirurgicale vient pallier ces principaux inconvénients. L'équipement de chirurgie robotisée permet au chirurgien de télémanipuler avec précision des instruments.

Le robot que vient d'acquérir le CHU de Limoges est constitué de deux équipements reliés : la console et les bras.

Le patient est entouré d'un système de 4 bras robotisés que le chirurgien manipule au niveau de la console. Celle-ci permet de visualiser le champ opératoire en trois dimensions grâce à une caméra binoculaire. Elle offre le choix d'un facteur de grossissement (jusqu'à x 10) permettant alors de se passer d'un microscope optique.

Un bras central portant l'optique qui permet de voir la zone à opérer est relié à un système en 3D de haute qualité vidéo. Les 3 bras latéraux portent les instruments qui peuvent être changés selon les interventions.

Ces instruments très fins sont commandés par le chirurgien qui est assis à une console à distance, en général à quelques pas de la table d'intervention. Au coté du malade l'aide du chirurgien et l'instrumentiste permettent le remplacement des instruments, le passage de fils... Aux mains et pieds du chirurgien un ensemble de commande permettent de prendre le contrôle de la camera, actionner la coagulation, régler la netteté, repositionner des instruments statiques et se repositionner dans une situation plus confortable.

Les mouvements du chirurgien sont à présent exactement reproduits. La précision se trouve même encore améliorée, par la miniaturisation et la mobilité (7 degrés de liberté) de l'extrémité des instruments.

Des caractéristiques techniques qui permettent de faire disparaître les mouvements parasites donnant parfois une sensation de tremblements de l'instrument de coelioscopie.

Ce nouveau robot autorise l'amélioration potentielle des résultats opératoires. Il diminue aussi les complications liées à la chirurgie et la durée de séjour en hospitalisation des patients.

Parmi les applications attendues, on peut citer en fonction des spécialités :
• Urologie : chirurgie de la prostate, chirurgie du rein, chirurgie du prolapsus
• Chirurgie cardiaque : chirurgie des coronaires, valve mitrale
• Chirurgie pédiatrique : hernie du diaphragme, reflux gastro-oesophagien
• Chirurgie ORL : chirurgie du pharynx, larynx
• Chirurgie thoracique : thymectomie, lobectomie, oesophage
• Chirurgie digestive : chirurgie colorectale, chirurgie du cadre colique, chirurgie de l'obésité, chirurgie sus mésocololique
• Chirurgie gynécologique : chirurgie de la stérilité, hystérectomies complexes, curage lombo-aortique et pelvien
• Chirurgie vasculaire : chirurgie du carrefour aortique


7 chirurgiens du CHU de Limoges ont été formés à l'utilisation de cet équipement de pointe. Parmi eux le Pr Descottes, président de la CME et responsable du service de chirurgie viscérale et transplantation : 'Les chirurgiens ont déjà dû s'habituer à la perte du toucher des organes à l'arrivée de la coelioscopie. C'est une nouvelle évolution de notre métier mais tous les chirurgiens qui opéreront avec ce robot ont été formés et ont assisté au fonctionnement de ce type d'appareil dans d'autres hôpitaux.'

Ce robot, le Da Vinci TM (société Intuitive Surgical Inc.), est le seul robot chirurgical présent sur le marché mondial. La chirurgie robotisée du cancer de la prostate est à l'heure actuelle la référence chirurgicale aux Etats-Unis, où le bénéfice en terme d'incontinence et d'impuissance ayant été établi, la quasi totalité des interventions y est effectuée sous technique robotique.

Seulement 10 centres hospitaliers universitaires français sont équipés à ce jour, et le CHU de Limoges sera le premier à bénéficier de la toute dernière génération de ce robot. Son acquisition représente un investissement de 1,9 millions d'euros auquel ont contribué la Région et la Ligue contre le cancer.

Au-delà du bénéfice patient, la mise en service de cette technologie est aussi un facteur d'attractivité pour les équipes médicales et notamment pour les jeunes chirurgiens qui doivent se former aux nouvelles techniques. Elle s'inscrit plus globalement dans une volonté de modernisation du plateau technique du CHU de Limoges dont les rénovations de l'ensemble des blocs opératoires et de l'unité de stérilisation ont été les événements les plus visibles de ces deux dernières années."

Pour plus d'informations contacter :
Direction de la Communication
2 Avenue Martin Luther-King
87042 Limoges
Téléphone : 05.55.05.62.49
Fax : 05.55.05.66.88
email : Philippe.Frugier@chu-limoges.fr

Source :
Réseau CHU-Newsletter
Newsletter N°419 - 03/06/2008

Bear Stearns laisse sa place à Intuitive Surgical

S & 500
"À compter du 30 mai prochain, le nom de Bear Stearns (NYSE : BSC), une victime américaine de la crise du crédit rachetée par JP Morgan, ne figurera plus dans les rangs du S&P 500. C’est Intuitive Surgical, spécialisée dans la chirurgie robotique, qui le remplacera.

Standard & Poor’s vient de l’annoncer, tout en faisant part d’une série d’autres changements. Dans tous les cas, les ajouts et les retraits des indices américains ne reflètent aucunement une opinion sur la qualité de l’investissement. L’agence d’analyse financière utilise des données quantitatives, tels le volume des transactions et la capitalisation boursière, pour faire sa sélection.

Pour connaître tous les changements, consultez le document ci-joint."

Source :
http://www.go-bourse.com
samedi 24 mai 2008, par Christine Deslandes

Une nouvelle thérapie pour le traitement de l'oesophage de Barrett

"Une nouvelle étude montre que la thérapie ablative à l'aide de l'appareil HALO360 traite efficacement les patients courant le risque le plus élevé de souffrir de l'oesophage de Barrett."

SUNNYVALE, Californie, May 16 /PRNewswire/ -- L'affection précancéreuse de l'oesophage est éliminée chez 90 pour cent des patients les plus à risque.

BARRX Medical Inc., le leader mondial des technologies de traitement des affections précancéreuses du tube digestif, a annoncé aujourd'hui que, dans une étude multicentrique américaine, 90,2 pour cent des patients les plus à risque ne souffraient plus de l'oesophage de Barrett après avoir été soumis à un traitement endoscopique non chirurgical à l'aide du système d'ablation HALO360. L'oesophage de Barrett, une complication du reflux gastro-oesophagien, touche plus de trois millions d'adultes aux Etats-Unis. Le tissu de Barrett anormal est un précurseur du cancer de l'oesophage (adénocarcinome), soit le cancer dont l'incidence connaît la croissance la plus rapide aux Etats-Unis.

Cette étude est actuellement disponible en ligne et sera publiée dans le prochain numéro de Gastrointestinal Endoscopy, une revue médicale destinée aux gastroentérologues chargés d'effectuer des diagnostics détaillés et des interventions endoscopiques thérapeutiques. Dans le rapport intitulé 'Circumferential Ablation of Barrett's Esophagus Containing High-Grade Dysplasia: A U.S. Multi-Center Registry' (Ablation circonférentielle de l'oesophage de Barrett associé à une dysplasie de haut niveau : un registre multicentrique américain), 142 patients présentant le stade le plus avancé de l'oesophage de Barrett, soit la dysplasie de haut niveau, ont été traités par le système d'ablation HALO360. Il en a résulté un taux d'élimination de 90,2 pour cent. Cette technologie unique à base de cathéter transmet une quantité contrôlée d'énergie thermique au tissu oesophagien malade, entraînant ainsi la régénération d'une paroi oesophagienne normale chez la majorité des patients.

'Les résultats de notre essai confirment que ce sous-type d'oesophage de Barrett, qui présente le plus haut risque de devenir cancéreux, peut être traité de manière sûre et efficace', a expliqué le Dr Robert Ganz, M.D., chef du département de gastroentérologie et professeur agrégé au département de médecine d'Abbott Northwestern, Minneapolis, Minnesota. Cette étude, dirigée par le Dr Ganz, a été rédigée en collaboration avec des spécialistes de 15 autres centres médicaux américains de premier plan. 'Nous sommes persuadés que ce traitement peut considérablement réduire le nombre de patients devant subir une oesophagectomie, intervention qui, historiquement, constitue la norme pour le traitement des patients atteints d'une dysplasie de haut niveau.'"

Une oesophagectomie est l'exérèse chirurgicale de l'ensemble de l'oesophage.

"Cette étude a été menée avant la mise en circulation du système d'ablation HALO90, un appareil d'appoint utilisé pour traiter les petites zones résiduelles de la maladie après la thérapie initiale. La plus grande étude, préconisant l'utilisation conjointe de ces appareils, a permis de constater que, 2,5 ans après la thérapie initiale, le tissu de Barrett a été complètement éliminé chez 98,4 pour cent des patients.

Des études récentes ont démontré une autre augmentation importante de la réussite de la thérapie lorsque les modalités HALO360 et HALO90 sont associées de manière successive."

À propos du système d'ablation HALO

"Le système HALO est constitué d'un cathéter d'ablation HALO360 pouvant traiter le tissu de Barrett précancéreux sur une circonférence de 360 degrés, ainsi que d'un cathéter d'ablation HALO90 pouvant être utilisé pour traiter de petites zones de tissu de Barrett.

Les deux appareils offrent une thérapie thermique uniforme et contrôlée qui élimine la mince couche de tissu malade et permet la régénération des cellules normales sans endommager inutilement le tissu normal sous-jacent.

Le traitement est pratiqué sans incisions à l'aide d'une approche endoscopique alors que le patient est placé sous sédation consciente. La majorité des interventions peuvent être effectuées en cliniques externes. Depuis que les systèmes HALO360 et HALO90 ont reçu l'approbation de la FDA, en 2005 et en 2006 respectivement, plus de 220 hôpitaux américains les ont adoptés."

À propos de BARRX Medical, Inc.

"BARRX Medical, Inc. développe des solutions de traitement de l'oesophage de Barrett, une affection précancéreuse de la paroi oesophagienne (tube de déglutition) causée par le reflux gastro-oesophagien. Son produit phare, le système HALO360, offre une thérapie uniforme et contrôlée à une profondeur constante qui permet l'élimination de l'oesophage de Barrett et la régénération des cellules normales. Dans la plus grande étude (essai AIM-II) menée, 98 pour cent des patients n'étaient plus atteints de l'oesophage de Barrett au terme de deux ans et demi. Le système utilisé au cours des essais cliniques a été approuvé par la Food and Drug Administration des Etats-Unis en 2001 et est offert sur le marché depuis janvier 2005. Plus de 14 000 interventions ont été menées dans plus de 200 hôpitaux du monde entier. Basée à Sunnyvale, en Californie, BARRX Medical, Inc. est une société privée qui a été fondée en 2000."

De plus amples renseignements sur BARRX Medical, Inc. et sur les produits de la gamme du système d'ablation HALO sont disponibles à l'adresse http://www.barrx.com.
Site Web : http://www.barrx.com


Source :
http://www.prnewswire.co.uk
Distributed by PR Newswire on behalf of BARRX Medical, Inc.

Remise des prix "Inventeur européen de l'année"

Remise des prix "Inventeur européen de l'année"

"Les technologies médicales ont occupé le devant de la scène lors de la remise des récompenses 'Inventeur européen de l'année', dans le cadre de la soirée de gala qui s'est tenue le 6 mai à Ljubljana (Slovénie).Les inventeurs récompensés sont à l'origine d'une thérapie antivirale d'avant-garde, d'un nouveau système d'ophtalmoscopie, d'un processus de chirurgie robotisée (...)."

"Décernées conjointement par la Commission européenne et l'office européen des brevets (OEB), ces récompenses distinguent les inventions ayant eu un impact notable sur la vie de tous les jours et qui ont été brevetées par l'OEB. Les nominés ont été choisis par un jury indépendant de haut niveau.

'Les nominés de l'édition 2008 de l'Inventeur européen de l'année ont mis au point des inventions réellement révolutionnaires', commente Günter Verheugen, vice-président de la Commission européenne. 'Elles démontrent la force et la compétitivité de l'Europe en matière d'innovation.' (...) Le prix des Inventeurs non européens portait également sur le domaine de la santé. Depuis les années 1980, l'ingénieur américain biomédical Philip S. Green, de l'institut de recherche à but non lucratif SRI International travaille sur un système robotisé visant à permettre aux chirurgiens d'effectuer des procédures complexes à partir d'une incision d'à peine quelques centimètres.

Surnommé da VinciSurgical Robot, le système s'appuie sur les progrès réalisés en matière de caméras miniatures, d'afficheurs d'images et de systèmes de contrôle à distance. Il permet de s'assurer que les chirurgiens voient et ressentent ce qu'ils font, même si l'opération est en fait pratiquée par des bras robotisés, équipés d'outils miniaturisés et insérés dans le corps à travers de petites incisions. Les outils intègrent des microprocesseurs qui traduisent les commandes du chirurgien en mouvements stables et très précis.(...)"

Source :
http://cordis.europa.eu

Intuitive Surgical quitte l'indice de cotation des valeurs moyennes pour entrer au S & P 500

A compter du 2/06/2008, Intuitive Surgical, la société américaine qui fabrique et commercialise le système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci ™ quittera l'indice de cotation des valeurs moyennes (S&P MidCap 400) pour remplacer la société Bear Stearns Cos. au S&P 500 (notation Standard & Poor's).

L'information, largement relayée dans la presse américaine et anglo-saxonne, ne l'a pas encore été en France.

Voici un article du Forbes sur le sujet :
S&P replaces members of indexes
Associated Press 05.23.08, 9:54 AM


NEW YORK - "Standard & Poor's said Friday it has made changes in the components of its S&P 500, S&P MidCap 400 and S&P SmallCap 600 indexes.

Intuitive Surgical Inc. is replacing Bear Stearns Cos. in the S&P 500. Intuitive Surgical was previously part of the S&P MidCap400.

The Shaw Group Inc. will replace Intuitive Surgical in the S&P MidCap400. II-VI Inc. will replace The Shaw Group in the S&P SmallCap 600.

The changes tied to Bear Stearns are a results of its pending acquisition by JPMorgan Chase & Co. and will be completed when the deal closes, possibly by June 2."

http://www.forbes.com/feeds/ap/2008/05/23/ap5043243.html

Vers une chirurgie sans incision

La chirurgie transluminale par les voies naturelles permet une intervention sans douleur ni cicatrice.

"Un chirurgien qui se serait assoupi pendant vingt ans aurait bien du mal à reconnaître les plateaux d’intervention les plus modernes. Après la chirurgie laparoscopique au tournant des années 1990, plusieurs innovations chirurgicales sont en passe de transformer les techniques opératoires. Parmi elles, la chirurgie transluminale, véritable opération sans effraction, pourrait bien suivre un essor similaire à celui de la voie laparoscopique, devenue la règle pour les cholécystecomies. Le Pr Jacques Marescaux (Strasbourg), auteur récent de la première cholécystectomie par voie transvaginale, a présenté cette 'chirurgie sans cicatrice' devant l’Académie nationale de médecine et l’Académie des technologies."

"Cette voie, encore moins invasive que la chirurgie laparoscopique, offre des avantages similaires : moindre traumatisme chirurgical grâce à l’absence d’ouverture pariétale, facilité d’accès à certains organes, hospitalisation brève, diminution, voire absence totale de douleur postopératoire, moindre risque de complications secondaires et, bien sûr, absence totale de cicatrice.

Ce sont des gastroentérologues américains et de Hong Kong qui ont lancé en 1998 l’idée d’utiliser les procédés de la chirurgie endoscopique pour opérer des organes en passant par les orifices naturels. En 2004, une première publication décrit la technique de biopsie hépatique transgastrique chez le porc. Il n’en faut pas plus pour que le pôle alsacien 'Innovations thérapeutiques', dirigé par le Pr Marescaux, se lance dans l’entreprise en créant le projet Anubis. Le 2 avril 2007, après 340 interventions chez l’animal, l’équipe strasbourgeoise opère une jeune femme de 30 ans ayant une lithiase vésiculaire, en introduisant un vidéogastroscope et des instruments endoscopiques par voie transvaginale. Seule une aiguille a été placée dans l’abdomen pour l’insufflation de gaz. La patiente est sortie au deuxième jour après l’intervention sans avoir ressenti de douleurs.

C’est 'un changement radical dans la pratique et la philosophie de la chirurgie', commente le Pr Marescaux. Au cours des derniers mois, son équipe a déjà réalisé près d’une vingtaine d’interventions transluminales : huit cholécystectomies par voie transvaginale, trois cholécystectomies par voie transgastrique chez des hommes, et six chirurgies de l’obésité (gastrectomies de Sleeve) par voie transvaginale. Chez la femme, la voie vaginale est préférée à la voie gastrique, quand elle est possible, car elle est plus facile pour l’opérateur. Une grande série indique un risque infectieux très faible (0,001 pour cent) par cette voie.

Dans les semaines qui viennent, l’équipe de Strasbourg s’apprête à pratiquer la première résection transluminale du côlon gauche, à l’aide de deux endoscopes introduits par voie transrectale et transgastrique, sans aucun trocard. Les premières indications seront les sigmoïdites aiguës et les polypes non dégénérés, non résécables par voie endoscopique. 'Mais nous envisageons de réaliser des interventions sur cancer colique dans un second temps, confie le Pr Marescaux, lorsque les données expérimentales seront suffisantes pour garantir la sécurité de cette voie sur le plan carcinologique.'"

Dr Chantal Guéniot

"Panorama du Médecin du 13 mai 2008"

Réalité virtuelle et robots pour la chirurgie de demain

"Grâce au traitement informatique des données tomodensitométriques, il est possible de construire un 'clone digital' du patient, reconstituant les organes, leur enveloppe, la peau, la vascularisation en trois dimensions. À l’aide d’instruments virtuels, le chirurgien peut alors simuler l’intervention pour choisir la meilleure technique chirurgicale. C’est la réalité virtuelle. Le jour de l’intervention, en superposant les images obtenues par réalité virtuelle aux images endoscopiques réelles du patient, on peut voir apparaître en couleur les structures (tumeurs, vaisseaux...), pour faciliter le geste chirurgical. C’est ce que l’on appelle la 'réalité augmentée'. Enfin, la robotique peut faciliter la manipulation des instruments. Des logiciels permettent au robot de faire des gestes très complexes, comme des microsutures, avec une précision très inférieure à 0,5 mm. De nombreuses entreprises cherchent à parvenir à une chirurgie totalement automatisée. Le chirurgien planifierait l’intervention, le robot prenant ensuite le relais. L’utilisation de la robotique n’est cependant pas sans danger, et il faut savoir résister au lobbying des compagnies, observe le Pr Marescaux. 'Dans notre équipe, nous opérons au maximum deux patients par semaine par robotique.' Actuellement, la seule indication reconnue de la robotique est la prostatectomie."

* La chirurgie transluminale est également appelée Notes, pour Natural Orifice
*La robotique permet aujourd’hui de réaliser des gestes opératoires à distance, ce qui permet à certaines équipes de bénéficier de l’aide de chirurgiens plus expérimentés.
*En 2001, une cholécystectomie laparoscopique a été réalisée par télémédecine. La patiente a été opérée à Strasbourg par une équipe chirurgicale située à New York (Nature, 2001).
*Grâce à des câbles transatlantiques, les gestes réalisés par les chirurgiens à New York s’appliquaient en moins de 200 millisecondes à la patiente.


Source :
http://www.hopital.fr

"Les robots chirurgiens marquent le pas"

"La plupart des appareils sont surtout utilisés dans les opérations de la prostate.
Les robots remplaceront-ils un jour les chirurgiens dans les blocs opératoires ? L'Académie de médecine a demandé au Pr Jacques Marescaux, le 'pape' strasbourgeois de la robotique chirurgicale, de faire le point sur l'avenir de ces nouveaux outils. Ceux-ci ne tremblent pas, suturent avec une précision inégalée, visent exactement leurs cibles. Mais lents et encombrants, ils ne sont que les esclaves des opérateurs et seraient incapables de décider dans une situation critique. Bientôt ils pourraient opérer seuls, sous le contrôle du spécialiste humain ! Aujourd'hui, une quarantaine de chirurgiens français, dont une majorité d'urologues, mais aussi des chirurgiens thoraciques, des gynécologues et des ORL se partagent jour après jour dans les blocs opératoires un des 20 robots Da Vinci TM, de la firme Intuitive Surgical qui détient le monopole de ces appareils."

"Tout a commencé en 1988 avec la chirurgie mini-invasive utilisant les endoscopes munis d'optiques et d'outils, puis ce qu'il est convenu d'appeler la réalité virtuelle appliquée à la chirurgie : à partir des données de l'imagerie médicale (scanners, IRM, radios), on peut aujourd'hui reconstruire par l'informatique un 'clone numérique' du malade, organe par organe, coupe par coupe. Pour un organe complexe comme le foie, ce système permet de naviguer à l'intérieur d'un lobule virtuel en respectant l'anatomie. On peut donc repérer une tumeur, la localiser, donner son volume exact. Et aussi faire un plan précis de l'opération prévue, décider de trajectoires exactes à partir des incisions."

"Une bonne machine à coudre"

"Sans se laisser étourdir par le futur radieux d'une chirurgie entièrement automatisée aux 'mains' de robots et ne laissant pas de cicatrices, des voix s'élèvent néanmoins dans le monde médical. Le Pr Daniel Loisance (CHU Henri-Mondor, Créteil) membre de ­l'Académie de médecine, s'en est pris frontalement au Pr Marescaux : 'Tu fascines les médias, les membres de l'Académie et les malades avec tes concepts. Mais les malades qui me réclament un triple pontage coronaire à thorax fermé avec le robot, je suis obligé de les dissuader. Notre responsabilité, c'est leur ­sécurité.' 'Je n'ai jamais fait la promotion de la robotique chirurgicale, se défend le Pr Marescaux. Je connais la dangerosité de la chirurgie cardiaque !'

Le chirurgien thoracique Thierry Folliguet (institut Montsouris, Paris) reconnaît que le robot (partagé avec les urologues) n'a que peu d'indications : 'Nous ne faisons plus, en chirurgie cardiaque, que les pontages coronaires d'une seule artère et la réparation de certaines lésions de la valve mitrale (entre l'oreillette et le ventricule gauche). En tout, 40 malades par an, pour un investissement compris entre 1,2 et 1,5 million d'euros et 10 pour cent de son prix pour la maintenance chaque année.' Le Pr Jean-Noël Fabiani (hôpital Georges-Pompidou, Paris) reconnaît que le robot 'est une très bonne machine à coudre', mais le robot Da Vinci TM, don de la fondation Alain-Carpentier, 'n'opère qu'un malade par mois'."

"La fronde des utilisateurs"

"D'après Olivier Tintorini, représentant en France d'Intuitive Surgical, la fronde des utilisateurs est financière : 'Nous ne faisons aucune remise commerciale, que vous opériez 10 ou 550 prostates par an. Partout dans le monde, c'est un honneur pour nos clients que de payer le prix catalogue !' Sauf que la fronde est mondiale, et ne se limite pas aux aspects mercantiles. Une enquête réalisée aux États-Unis pour le Journal of Thoracic and Cardiovascular surgery (février 2008) montre que, si 25 pour cent des blocs de chirurgie cardiaque ont le robot, le nombre d'opérations entièrement ou en partie faites avec cet outil n'atteignait en 2006 que 1 700 par an, soit 7,3 opérations par robot et par an.

Comme en France, les Da Vinci TM qui ne font pas des opérations de prostate où ils se montrent très performants ne font que quelques opérations par an.

Seuls 12 pour cent des centres américains équipés font plus de 50 interventions annuelles. Après une phase d'engouement largement alimentée par l'effet publici­taire auprès des malades, les directeurs d'établissement, qui doivent débourser 1,5 million de dollars par robot, entre 100 000 et 140 000 dollars d'entretien annuel, et 1 500 à 2 000 dollars de matériel à usage unique par opération, ne sont plus aussi enthousiastes."

Source :
http://www.lefigaro.fr
Article de Jean-Michel Bader
12/05/2008

"Chirurgie, robotique, culture japonaise : une première esquisse"

Un nouveau rapport est disponible au téléchargement

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53937.htm

"Le Japon est sans nul doute l'un des leaders actuels dans le domaine de la recherche en robotique. De plus les robots et les machines font partie de l'univers quotidien du japonais, quel que soit son milieu social. Une des applications modernes de la robotique est la chirurgie. Comment le Japon se situe-t-il dans cette optique ?

Ce document apporte quelques éclairages sur la question, au travers d'une synthèse de divers entretiens et observations d'une anthropologue qui a rencontré lors d'une mission menée fin 2007, différents acteurs du domaine. Les principales conclusions d'une mission antérieure destinée à comparer les hôpitaux japonais et les établissements français en matière de chirurgie robotique, sont également présentées. Au-delà de l'utilisation du robot en chirurgie, d'autres aspects de la relation homme-robot au Japon sont abordés.

Au sommaire de ce document :

1. Endoscopie et chirurgie digestive : un parcours français

2. Les travaux du département des micro-nano systèmes à l'université de Nagoya, dirigé par le Pr Fukuda Toshio

3. Culture japonaise et robotique : quelques aspects
3.1. Top Runner, série TV (NHK)
3.2. Culture japonaise et modèles de comportement : les travaux du Pr Watanabe Masako
3.3. International Robot Exhibition (Tokyo, 28 novembre)
3.4. Musée de la Science et de la Nature

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Auteur : POUCHELLE Marie-Christine"

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