CHU de Nancy : Donneur vivant de rein : 100e prélèvement par robot chirurgical

La Lettre "Réseau-CHU" - N° 512 - 16 mars 2010

Petit rappel : la durée de vie moyenne d'un greffon rénal prélevé sur donneur "décédé" est de 10 à 12 ans, tandis que la durée de vie moyenne d'un greffon rénal prélevé sur donneur vivant (on a deux reins mais on n'a besoin que d'un seul pour vivre) est largement supérieure : 20, 25, 30 ans ! En France, le don de rein de son vivant est une pratique encore peu développée. Le CHU de Nancy est pionnier en la matière. Le gouvernement souhaite voir s'étendre la pratique de don de rein de son vivant, car la liste des patients en attente de rein augmente très rapidement : sur les 14.400 patients en attente de greffe en 2009, une très large majorité attend un rein ! Le CHU de Nancy opère le donneur vivant, afin de prélever un rein, en chirurgie mini invasive. Moins de douleur post-opératoire, temps de récupération plus court, cicatrice moins visible ...

"Le CHU de Nancy a franchi en 2010 le cap du 100e prélèvement de rein sur donneur vivant effectué avec robot chirurgical. Huit ans après sa première intervention et alors que le nombre d'insuffisants rénaux et de candidats à la greffe augmentent, l'établissement hospitalo-universitaire lorrain maintient son leadership national et européen. Explications sur les bénéfices de cette technique opératoire pour le donneur, le receveur et l'équipe chirurgicale par le Pr Jacques Hubert, chirurgien référent au CHU de Nancy.

Premier centre expert européen en matière de robotique chirurgicale et site pilote pour le prélèvement rénal sur donneur vivant, le CHU de Nancy et ses équipes réalisent deux interventions de ce type par mois. 'L'ensemble des donneurs vivants suivis au CHU bénéficie de la technique opératoire avec le robot Da Vinci', précise le Pr Jacques Hubert qui pratique les prélèvements et les transplantations rénales en étroite collaboration avec le service Néphrologie du CHU et son responsable le Pr Luc Frimat et le Pr Michèle Kessler en charge du programme de greffe avec donneur vivant.

En effet, avant d'envisager la greffe, il faut remplir un certain nombre de conditions qui portent notamment sur la nature des liens entre donneur et receveur. 'Le cercle des donneurs vivants apparentés a été élargi par la loi de bioéthique de 2004', explique le Pr Kessler. Peuvent donner : les père et mère, frère et soeur, grands-parents, oncle et tante, cousin(e) germain(e), conjoint du père et de la mère, fils et fille, conjoint et toute personne portant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur.

'Une série de bilans et d'examens psychologiques et cliniques approfondis est ensuite menée par les médecins néphrologues du CHU pour déterminer si oui ou non la greffe est possible', indique le Pr Kessler.

Le couple donneur-receveur est hospitalisé la veille de l'intervention en Néphrologie ; le donneur est installé en salle d'opération le lendemain matin vers 8h et sort du bloc entre 11h et 13h, selon la complexité du cas. Le prélèvement du rein par robot présente de nombreux avantages pour les patients mais aussi pour l'équipe chirurgicale.

'Grâce au robot, le donneur a la garantie d'une cicatrisation plus rapide avec un résultat moins visible et d'une douleur post-opératoire atténuée, assure le Pr. Hubert. Son séjour à l'hôpital dure moins d'une semaine et il peut reprendre une activité professionnelle au bout d'un à deux mois. Le robot permet d'obtenir un greffon de grande qualité qui fonctionne quasiment immédiatement, poursuit le chirurgien, si bien que l'arrêt total des dialyses pour le receveur est possible immédiatement après la transplantation.' C'est d'ailleurs la qualité de dissection très fine rendue possible grâce au robot qui intéresse l'équipe médicale. 'Le greffon ne nécessite plus de préparation particulière si ce n'est un lavage au produit glacé pour la conservation, explique le Pr Hubert. Ainsi la transplantation rénale est effectuée à deux heures d'intervalle du prélèvement.'

Durées d'hospitalisation raccourcies, utilisation moindre de dispositifs médicaux et autres produits : des points positifs qui vont dans le sens d'une prise en charge améliorée du patient et aussi d'une gestion médico-économique optimisée pour l'établissement. Si la technique est encore peu répandue en France, l'intérêt qui lui est porté dépasse les frontières : l'équipe nancéienne a reçu récemment la visite de chirurgiens hollandais souhaitant développer le prélèvement par robot dans leur établissement de Rotterdam.

En plus de la technique de chirurgie mini-invasive du robot, deux autres méthodes sont actuellement utilisées dans les centres de transplantations français : le prélèvement par chirurgie 'à ciel ouvert' (chirurgie traditionnelle ou invasive, Ndlr.) et le prélèvement par coelioscopie classique (chirurgie mini invasive, sans assistance par ordinateur, Ndlr.) Dans le cadre du programme STIC (Soutien aux Technologies et Innovations Coûteuses) du Ministère de la Santé, l'équipe du CHU de Nancy va conduire une étude multicentrique comparant ces trois méthodes ; les résultats devraient permettre d'asseoir la plus-value de la robotique chirurgicale pour le prélèvement rénal sur donneur vivant."

Pour plus d'informations contacter :
Responsable de la Communication
CHU Nancy - 29, av du Mal de Lattre de Tassigny
54035 Nancy cedex
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HEC partage ses savoirs sur iTunes U

"HEC crée son espace sur iTunes U et devient ainsi la première école de commerce française à mettre en ligne des contenus académiques audio et vidéo sur le site pédagogique gratuit d’iTunes. HEC rejoint ainsi un cercle restreint d’institutions internationales ayant choisi de partager leur expertise et leur savoir-faire avec le plus grand nombre.


Sur iTunes U, HEC met à disposition des cours très interactifs, ainsi qu’une sélection de podcasts qui a été spécifiquement conçue pour le site. Le lancement d’HEC sur iTunes U a exigé une collaboration étroite entre les professeurs, les administrateurs et les équipes techniques et audiovisuelles de l’institution. Les étudiants d’HEC se sont également impliqués en enregistrant du contenu grâce à un système ingénieux de captation vidéo semi-automatique."

Retrouvez HEC Paris sur iTunes U : http://itunes.hec.edu

http://www.hec.fr

L'Ecole Européenne de Chirurgie, Paris

"Depuis sa création en 2001, l'EEC a formé plus de 8.000 chirurgiens français et étrangers. Ce passage à l'e-learning sert autant à la formation pratique qu'au repérage des vocations. 'Cela nous permet de détecter rapidement les étudiants les plus doués', indique le professeur Alexandre Mignon, qui dirige les travaux. Tous les ans en France, près de 6,5 millions d'opérations chirurgicales sont réalisées, entraînant entre 60.000 et 95.000 événements indésirables graves, dont près de la moitié sont évitables. L'EEC vise aussi la formation collective des équipes, en testant leur cohésion et leur efficacité en cas de pépin. Ces pratiques virtuelles accélèrent la courbe d'apprentissage des gestes qui sauvent, tout en inculquant une culture de la sécurité opératoire. Depuis le début de l'année, les chirurgiens doivent réciter une check-list comprenant 10 points essentiels. La première question consistant tout simplement à s'assurer de l'identité du patient sur le billard. '80 pour cent des accidents qui arrivent dans les salles d'opération sont la conséquence d'erreurs humaines', indique Guy Vallancien. Pour sa part, Axel Kahn souhaite renforcer les doubles formations qui vont devenir la norme dans les cursus médicaux. 'Il nous faut des médecins-scientifiques, des médecins-ingénieurs, des médecinsavocats et même des médecins-avocats et même des médecinsjournalistes', estime le médecin-président parisien."

http://www.lesechos.fr

"Réussir au féminin"

9 mars 2010 : Colloque à Paris du cercle InterElles sur le thème "Réussir au féminin", organisé par Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva (8h15 - 17, Bd Jourdan, Cité Universitaire Internationale, 75014 Paris).

http://madame.lefigaro.fr/societe/news/2648-anne-lauvergeon-pour-les-quotas-de-femmes

Réseau CHU : 4èmes rencontres de la communication hospitalière

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 509 - 23 février 2010


"Répondant au besoin de spécialisation d'une profession née sous les trente glorieuses, la communication hospitalière s'affirme comme une discipline à part entière avec ses règles, ses publics spécifiques, ses organes de presse, ses salons, ses sites web … et ses rencontres : les 4èmes se dérouleront les mardi 23 et mercredi 24 mars 2010 à la Maison de la mutualité à Paris. L'occasion pour les 250 professionnels du secteur de se retrouver en cette période charnière, 8 mois après le vote de la loi Hôpital Patient Santé Territoire et alors que se dessine le nouveau paysage hospitalier. Pour anticiper les évolutions et confronter les expériences, la Fédération Hospitalière de France a élaboré un programme sur mesure, avec le soutien de l'ANAP et de la SHAM.

La communication hospitalière sous le signe de la performance
Les séances plénières seront consacrées aux principaux enjeux de la communication hospitalière : l'insertion dans un territoire et la place de la communication dans la santé publique. Quelle communication co-développer dans le cadre des communautés hospitalières de territoire ? Quelle sera la visibilité de l'hôpital sur le web 2.0 ? Quelles règles la publicité hospitalière doit-elle respecter ? Comment mieux gérer les situations de crise ? Comment porter les valeurs du service public dans un environnement de plus en plus concurrentiel ? Que font nos voisins européens ? Autant de questions qui appellent débats, témoignages ou conseils experts.

Les participants sont également invités à suivre des parcours thématiques comprenant une sélection de 13 ateliers."

Pour s'inscrire en ligne
www.fhf.fr
Coût de la formation : 450,00€ H.T.

Saint-Etienne : Cardio - Innovation dans le traitement de la fibrillation auriculaire

SAINT-ETIENNE - "Le service de rythmologie utilise depuis peu une technologie futuriste pour traiter la fibrillation auriculaire : un système de navigation par Stéréotaxie. Le CHU de Saint-Etienne est le 2e centre français à avoir développé cette nouvelle technique.

La fibrillation auriculaire
La fibrillation auriculaire (FA) est le plus fréquent des troubles du rythme cardiaque. Elle fait partie des troubles du rythme supra-ventriculaires. Elle correspond à une action non coordonnée des cellules myocardiques auriculaires, ce qui va entraîner une contraction rapide et irrégulière des ventricules cardiaques. Elle est parfois appelée arythmie bien que ce terme correspond, en toute rigueur, à l'ensemble des troubles du rythme et non pas à la seule fibrillation. D'autres abréviations sont d'usage courant : AC/FA (arythmie complète par fibrillation auriculaire), TAC/FA (tachy-arythmie cardiaque par fibrillation auriculaire).

L'essentiel des connaissances concernant la prévalence de la fibrillation auriculaire provient de l'étude de Framingham. La FA augmente avec l'âge, et ce de façon exponentielle. Avant 50 ans la prévalence est très faible, inférieure à 1 pour cent mais elle augmente ensuite très vite à 2 ou 3 pour cent entre 50 et 65 ans, à 4 ou 5 pour cent entre 70 et 80 ans et à nettement plus de 5 pour cent au-delà de 80 ans. Il est clair que ces chiffres sous estiment systématiquement la fréquence réelle de la fibrillation auriculaire puisque la plupart des formes paroxystiques ne sont pas comptabilisées dans la majorité des études épidémiologiques. Or on sait que la FA paroxystique est très fréquente avant le stade de FA permanente. Si on estime à 2 pour cent à 3 pour cent de la population adulte globale la prévalence de la fibrillation auriculaire, on obtient donc un chiffre, pour 500 000 habitants dans la région stéphanoise, de 20 000 à 25 000 personnes, avec toutes les réserves vues précédemment.

Des techniques efficaces mais longues et complexes
Ces dernières années, des techniques d'ablation par radiofréquence ont montré une efficacité beaucoup plus importante dans le traitement curatif de la FA. En effet, la plupart des fibrillations auriculaires proviennent de foyers d'activation situés au niveau de l'arrivée des veines pulmonaires dans l'oreillette gauche : l'isolement électrique des veines pulmonaires par voie endocavitaire (ablation par radio-fréquence) permet de diminuer très sensiblement le risque de récidive par rapport au traitement antiarythmique classique et est pratiqué dés la fin des années 2000.

Il s'agit cependant d'une technique longue et complexe (nécessitant d'introduire un cathéter spécial dans l'oreillette gauche en passant à travers le septum inter-auriculaire : (cathétérisme trans-septal), avec un risque de complications d'un peu moins de 5 pour cent avec, essentiellement, des rétrécissements des veines pulmonaires et des épanchements péricardiques compressifs (tamponnade). Ces techniques, sont pour l'instant, surtout utilisées en cas de fibrillation auriculaire récidivante et mal tolérée malgré un traitement anti-arythmique optimal. Son utilisation en cas d'insuffisance cardiaque semble se révéler intéressante quant au confort des patients.

Le pourcentage de succès après une ou deux procédures approche 70 à 80 pour cent des cas pour des patients en échec de traitement médical. Le problème de cette technique est représenté par la longueur des procédures avec une exposition prolongée aux rayons X du patient et de l'opérateur.

Pour pallier ce problème, mais aussi afin de diminuer le taux de complications en vue d'améliorer le ratio bénéfice/risque de la procédure, de nouvelles technologies ont été développées en robotique. Il s'agit d'un système de navigation permettant la manipulation à distance des cathéters. Jusqu'à présent seul le CHU de Bordeaux était équipé de cet appareillage.
Dans le cadre de son projet d'établissement, le CHU de Saint-Etienne a permis au service de Cardiologie l'acquisition du deuxième stéréotaxie en France.

L'atout de la robotique
Le cathéter est inséré en fémoral puis remonté jusqu'à l'oreillette gauche. La nouveauté, c'est que le positionnement du cathéter est guidé par le champ magnétique généré par trois aimants. (...). Le pilotage du cathéter à son extrémité par le champ magnétique permet de gagner en précision et en rapidité. On peut espérer une intervention automatisée et la réalisation d'une intervention plus courte pour la majorité des opérateurs. Comme la pression est constante sur le cathéter, on peut espérer aussi une plus grande sécurité et surtout une réduction de l'exposition aux rayons-X.

Toutes les études sont concordantes et montrent une plus grande efficacité des procédures, une réduction très significative de l'exposition aux rayons X et surtout une diminution très importante des complications graves. A l'heure actuelle les centres de rythmologie de tous les grands centres européens sont équipés d'un système de navigation à distance par stéréotaxie.

La FA est la première cause cardiaque d'infarctus cérébral
15 pour cent des accidents ischémiques transitoires surviennent chez des patients en FA. L'âge est le premier des facteurs de risque d'accident embolique, avec la cardiopathie sous jacente. Globalement la présence d'une FA multiplie la mortalité par un facteur 2. La morbidité est dominée par les accidents ischémiques cérébraux sources de handicaps lourds et de coûts socio-économiques élevés. La population cible à traiter est large, pratiquement toutes les FA devant être traitées, à la fois par traitement antithrombotique et par un traitement à visée rythmique, antiarythmique ou ralentisseur. Le problème du traitement médicamenteux est représenté par son inefficacité à guérir les patients, voire même à contrôler les symptômes. En effet, le pourcentage de patients pour lesquels le maintien du rythme sinusal sera possible sous traitement anti-arythmique ne sera que de 50 pour cent à 6 mois de suivi. Ce maintien du rythme sinusal se fera avec des effets secondaires conséquents puisque environ 15 à 20 pour cent d'effets secondaires graves sont observés dans la littérature avec des anti-arythmiques comme l'amiodarone."

Pour plus d'informations contacter :
Responsable de la Communication
Direction générale - CHU Saint-Etienne
42055 Saint-Etienne Cedex 2
Téléphone : 04 77 12 70 13
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Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 508 - 16 février 2010

Rouen : 1ères implantations de stimulateurs cardiaques compatibles avec l'IRM

La Lettre "Réseau-CHU"

N° 508 - 16 février 2010
ROUEN - "Le CHU-Hôpitaux de Rouen est le premier hôpital en France à avoir testé la nouvelle génération de stimulateurs cardiaques (pacemakers) compatibles IRM.

L'étude* a été menée conjointement par les services de cardiologie (Pr Frédéric Anselme) et d'imagerie médicale (Pr Jean-Nicolas Dacher) du CHU-Hôpitaux de Rouen, en collaboration avec la société Medtronic. '17 pour cent des patients à qui l'on pose un stimulateur cardiaque auront besoin de passer une IRM dans l'année.', précise le Professeur Dacher. Pourtant, il ne pourra pas en bénéficier car le champ magnétique de l'IRM dérègle les stimulateurs cardiaques et peut entrainer des malaises, des complications graves, voir dans de très rares cas un décès.

Ces 10 dernières années, l'IRM est devenue un outil d'imagerie de plus en plus fréquent dans de nombreuses pathologies. Elle permet d'établir un diagnostic précis, de suivre l'évolution d'une pathologie ou de contrôler un geste chirurgical délicat dans divers domaines médicaux (neurologie, oncologie…). Les patients porteurs d'un stimulateur cardiaque classique ne pouvaient pas bénéficier de ce diagnostic de référence alors même que 50 à 75 pour cent des patients implantés auront des indications d'IRM pour dépister une nouvelle pathologie.

Les nouveaux stimulateurs cardiaques (pacemakers) permettront désormais que tous les patients implantés avec la nouvelle génération puissent bénéficier de cet examen courant.

En deux ans, cinq patients ont été implantés au CHU-Hôpitaux de Rouen. Ils ont passé avec succès des examens d'IRM. Les résultats étant très positifs, les pacemakers seront sur le marché en juin prochain.

Le Professeur Anselme avertit 'les anciens stimulateurs cardiaques ne pourront pas être changés car les sondes reliées au coeur sont figées dans ses cavités. C'est pourquoi une période de transition sera nécessaire, où les patients nécessitant une IRM et ayant un pacemaker passeront une simple radio afin de s'assurer qu'ils sont équipés de la nouvelle génération de stimulateurs cardiaques.'" **

*B Wilkoff. Worldwide randomized clinical trial to evaluate new pacemaker system designed for use during magnetic resonance imaging. LBCT I, HRS 2009

**Primo-implantation : première implantation d'un pacemaker avec mise en place des sondes de stimulation cardiaque qui restent en place lors du remplacement du pacemaker (batterie usée)

Pour plus d'informations contacter :

Responsable de la Communication
CHU de Rouen - 1 rue de Germont
76031 Rouen Cedex
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Fax : 02 32 88 80 65
email : remi.heym@chu-rouen.fr

L’ASSOCIATION INFORMATION REFLEXION SANTE : réflexions d'un expert à destination des citoyens : Versailles, 12/02/2010

Réflexions d'un expert à destination des citoyens : alertes virales et affaires de santé publique


Dr. MARC GIRARD, expert européen, conseil en pharmacovigilance et pharmacoépidémiologie, missionné dans de nombreuses affaires de santé publique, auteur du livre Alertes grippales, éd. Dangles, octobre 2009

Conférence vendredi 12 février 2010 à 20 h

Lieu de la conférence :
salle Montgolfier
Hôtel de ville de Versailles
Avenue de Paris
78 000 VERSAILLES

Télécharger l'invitation (PDF, 175 Ko.)
==> http://nereja.free.fr/files/conference_versailles.pdf

CHU de Nîmes : Robot chirurgical : un bilan prometteur après 6 mois d'utilisation

NÎMES - "Depuis l'acquisition du 'robot chirurgical' Da Vinci TM [système de chirurgie assistée par ordinateur, Ndlr.] par le CHU de Nîmes en mars 2009, 93 patients de gynécologie, d'urologie, d'ORL ou de chirurgie digestive* ont bénéficié de la précision et de la sécurité de cet équipement. Ils ont pu apprécier les suites opératoires moins douloureuses et une convalescence plus courte. Le robot Da Vinci TM a aussi permis au Dr Benjamin Lallemant, chirurgien ORL, de briller en réalisant une première française : l'ablation de la thyroïde avec assistance robotique et une première au monde en passant par la voie d'abord sous claviculaire mini-invasive. Les thyroïdectomies mises au point ne requièrent que 2 mini-incisions de 2 cm en regard des clavicules. 50 000 patients sont concernés chaque année. Galvanisées par ce succès les équipes mènent des projets de recherche pour développer de nouvelles applications et évaluer leur intérêt médico-économique.

Le 'robot' effectue des gestes opératoires jusqu'alors irréalisables par l'homme. [Rappelons que c'est le chirurgien qui opère, assisté d'un ordinateur. Le terme de 'robot' constitue donc un raccourci, utilisé par les professionnels, mais un peu confusant pour l'usager de la santé qui n'est pas au fait de ces nouvelles techniques, Ndlr.] A l'extrémité des 3 bras articulés sont fixés des instruments chirurgicaux très fins (de 5 à 8 mm de diamètre) pouvant réaliser des micro gestes et se mouvoir à 180 degrés, ce qu'un poignet humain ne peut pas faire. De plus, le chirurgien bénéficie d'une vision grossie jusqu'à 20 fois.

Les projets de recherche
L'apport de cette technologie en plein essor va être évalué par deux essais randomisés. Le premier comparera le taux de complication de la chirurgie thyroïdienne endoscopique sous assistance robotique avec celui la chirurgie par voie externe traditionnelle. L'étude est menée par le Dr Benjamin LALLEMANT, Service ORL du CHU de Nîmes.

Le second s'intéressera au taux de complication de la chirurgie endoscopique sous assistance robotique et à celui de la chirurgie par voie externe traditionnelle pour la prise en charge de la promontofixation (intervention destinée à corriger le prolapsus - une descente d'organe - de la vessie ou du rectum). Programme dirigé par le Pr. Stéphane DROUPY, Service d'Urologie/Andrologie, CHU de Nîmes.

D'autres projets seront déposés en 2011.

Le soutien du Conseil Général du Gard

Soucieux de garantir un plateau technique performant accessible à tous, le Département du Gard a apporté un tiers du financement soit 600 000 euros pour un total de 1,8 million d'euros. Cette somme provient de l'économie générée par l'annulation des voeux durant toute la mandature de Damien ALARY, président du Conseil Général du Gard. Le CHU de Nîmes a assuré l'investissement restant et prend en charge les frais de fonctionnement annuel pour un montant de 500 000 euros.

'Nous contribuons ainsi à développer et à garantir la santé publique et la justice sociale avec des deniers publics. A l'heure où l'on parle de l'évolution des Départements, j'affirme ainsi le rôle majeur de notre collectivité auprès des habitants', argumente Damien ALARY. Avec cette nouvelle acquisition, le Conseil général favorise le maintien et le renforcement d'une chirurgie publique de qualité, accessible à tous les habitants, sans surcoût financier, quelles que soient leur catégorie socioprofessionnelle ou leur condition sociale. Doté d'une technologie de pointe, le centre hospitalier de Nîmes reste ainsi attractif pour les jeunes chirurgiens, en les formant aux techniques nouvelles et dynamisera son rôle universitaire. La ville de Nîmes doit garder son statut de pôle médical universitaire.

*33 interventions ont eu lieu en gynécologie : hystérectomie, déligature de trompes, myomectomie..., 30 en urologie : prostatectomie, promonto-fixation..., 20 en ORL : laryngectomie partielle, pharyngectomie, thyroïdectomie... et 10 en chirurgie digestive : exérèse tumeur de l'estomac, du colon, pose d'anneau gastrique..."

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Directrice de la communication
CHU de Nîmes - Place du Professeur Robert Debré
30029 Nîmes cedex 9
Téléphone : 04 66 68 30 52
Fax : 04 66 68 34 00
email : anissa.megzari@chu-nimes.fr

Source :

La Lettre "Réseau-CHU"
N° 505 - 26 janvier 2010

CHU Nancy : Première thyroïdectomie par voie transaxillaire

NANCY - "La chirurgie thyroïdienne à l'aide d'un 'robot' [système de chirurgie assistée par ordinateur, Ndlr.] Da Vinci TM est appelée à se développer, en témoigne le Pr Laurent Brunaud qui a dirigé la première thyroïdectomie avec assistance robotique réalisée par voie transaxillaire dans le service du Pr Laurent Bresler, chirurgie digestive et générale au CHU de Nancy. Effets post-opératoires : pas de cicatrice cervicale [à la base du cou, de face, Ndlr.] et des suites simples.

Si en France, l'expérience de l'ablation partielle ou totale de la thyroïde reste balbutiante (une autre opération a eu lieu en octobre 2009 à Nîmes) cette technique est en revanche largement pratiquée en Asie et en particulier en Corée où près de 400 interventions de ce type ont déjà été réalisées à Séoul.

La patiente de Nancy constituait un 'bon cas' pour le chirurgien Laurent Brunaud. Si la voie d'entrée s'est faite par le creux axillaire droit, l'abord du lobe contro-latéral a été plus compliqué. L'intervention a duré entre 3 et 4 heures (plus long que pour l'intervention standard) mais cela devrait se réduire avec l'expérience. C'est la qualité de dissection que permet le 'robot' qui impressionne le chirurgien : 'La faisabilité est frappante et l'on voit extrêmement bien le nerf récurrent, qui apparaît gros comme un crayon, ainsi que les parathyroïdes.'

Hormis les aspects esthétiques, les objectifs à terme de cette pratique avec 'robot' [le chirurgien opère assisté par ordinateur, Ndlr.] sont de réduire les complications récurrentielles et parathyroïdiennes. Si les interventions déjà évaluées à l'étranger montrent que, par rapport à la chirurgie ouverte, il a un peu plus d'hypocalcémies temporaires (baisse du taux de calcium dans le sang) et autant d'hypoparathyroïdies définitives (insuffisance de sécrétion d'hormones), la preuve d'une égalité ou d'une supériorité de cette méthode avec 'robot' n'est, pour le moment, pas encore formellement établie."

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Responsable de la Communication
CHU Nancy - 29, av du Mal de Lattre de Tassigny
54035 Nancy cedex
Téléphone : 03 83 85 14 78
Fax : 03 83 85 11 88
email : l.verger@chu-nancy.fr

Source :
La Lettre "Réseau-CHU"
N° 505 - 26 janvier 2010