Bordeaux : Intervention à coeur fermé : première en France

Le premier système robotique d'exploration et de traitement des troubles du rythme cardiaque installé en France sera inauguré le mardi 4 décembre 2007 par Alain Hériaud, Directeur Général du CHU de Bordeaux et Bévil Hogg, Président Directeur Général de Stéréotaxis, en présence d'Alain Juppé, Maire de Bordeaux et Président du Conseil d'Administration du CHU.
"Le centre de cardiologie de l'hôpital Haut-Lévêque du CHU de Bordeaux est un centre d'excellence, de soins et de recherche. Depuis 1994, l'équipe du Pr Michel Haïssaguerre étudie les troubles du rythme cardiaque et notamment la fibrillation auriculaire. Pendant 4 ans, l'équipe a effectué des cartographies du coeur. Grâce à cette expertise, elle est en mesure de déterminer l'origine principale des troubles du rythme dans les veines thoraciques.

'Les troubles du rythme cardiaque étaient des pathologies souvent mal contrôlées par médication il y a encore quelques années. La fibrillation auriculaire résulte de multiples sources/activités anormales dispersées dans les oreillettes, ce qui complique beaucoup la thérapie. Nous sommes parvenus à démontrer que ce sont des cellules électriques anormales provenant des sites privilégiés qui envoient les micro décharges à l'origine de l'arythmie. Le traitement consiste donc à détruire ou isoler ces cellules perturbatrices à l'aide de la radiofréquence. Cet équipement de haute technologie améliore nettement la sécurité et le confort pour le médecin et pour le patient' explique le Pr Michel Haissaguerre, PUPH du service de Cardiologie du CHU de Bordeaux."

Les caractéristiques du système
"Les ondes magnétiques permettent de contrôler à distance les cathéters d'exploration ou d'ablation et d'accéder également plus rapidement aux zones cardiaques excitables et de les neutraliser."

Comment ça marche ?
"En pratique, le patient est placé sur une table à rayons X qui permet aussi d'envelopper le thorax dans un champ magnétique faible. Après administration d'un sédatif et sous anesthésie locale, un cathéter portant plusieurs électrodes est introduit dans la veine fémorale et monté jusque dans l'oreillette droite, sous surveillance ECG. Ensuite, un cathéterisme transeptal est réalisé pour parvenir dans l'oreillette gauche, à destination des veines pulmonaires. Une cartographie est alors réalisée, permettant de localiser précisément les sites anormaux. L'ablation en elle-même consiste à isoler électriquement les veines pulmonaires en cautérisant le tissu et en rendant les cellules inexcitables. La durée de l'intervention varie entre 2 et 4 heures. Dans la majorité des cas, le patient est valide dès le lendemain. Un traitement antalgique lui est prescrit."

Les troubles du rythme cardiaque traités
- Fibrillation auriculaire, extrasystoles, tachycardies liées à des voies anormales
- Tachycardie et fibrillation ventriculaire
Bénéfices pour le patient
"Le patient se trouve libéré des désagréments liés aux arythmies (palpitations, douleurs) et des risques associés (embolie, insuffisance cardiaque voire mort subite).
De plus, la neutralisation des arythmies, en utilisant le nouveau système robotique, permet d'éviter la prise au long cours des traitements anti-arythmique et anticoagulant."

La cardiologie en chiffres
. 800 à 1000 patients par an
. Durée moyenne de séjour : 5 jours d'hospitalisation . 0,5 à 1% de la population avant 60 ans atteint de fibrillation auriculaire . 3,5% au-delà de 60 ans


Le Système de Navigation Magnétique Niobe® de Stereotaxis, en partenariat avec les sociétés Philips, Biosense Webster et Bard, a été implanté dans la nouvelle salle du service de cardiologie-électrophysiologie-troubles du rythme, pôle cardio-thoracique du CHU de Bordeaux.
Source :
Newsletter Réseau CHU N°394 - 27/11/2007
Pour plus d'informations contacter :
Frédérique Albertoni
Directrice de la communication
CHU de Bordeaux - 12 rue Dubernat
33404 Talence Cedex
Téléphone : 05 56 79 53 42
Fax : 05 56 79 48 85
email : frederique.albertoni@chu-bordeaux.fr

Interventions chirurgicales sans incision de la paroi abdominale

NOTES : une nouvelle technique opératoire :
Interventions chirurgicales sans incision de la paroi abdominale – Chirurgie réalisée au travers des orifices naturels – Ablation de la vésicule biliaire réalisée en France, une première en Europe


(Paris, 30 octobre 2007) - "A l’avenir, il sera possible de pratiquer plus fréquemment des interventions chirurgicales, sur la vésicule biliaire ou l’appendice, sans aucune cicatrice. NOTES (Natural Orifices Translumenal Endoscopic Surgery ou chirurgie endoscopique transluminale par les voies naturelles), tel est le nom de ce procédé, jusqu’à ce jour à l’état expérimental, qui permet d’accéder à certains organes dans la cavité abdominale par les voies naturelles (bouche, anus ou vagin). Récemment, au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, les médecins ont réalisé avec succès l'ablation de la vésicule biliaire sans cicatrice chez une patiente, ont déclaré les scientifiques au cours de la 15ème Semaine européenne de gastro-entérologie (UEGW) qui s’est déroulée à Paris, le plus grand congrès de ce genre en Europe."

"'NOTES a la possibilité de réduire le lien de cause à effet entre le traumatisme physique et l’opération subie', c’est ce que pense le professeur Jacques Marescaux, de Strasbourg. Le professeur Paul Fockens, Amsterdam, Pays-Bas, tient des propos semblables : 'NOTES est une nouvelle technique comportant de nombreux avantages potentiels. Ce procédé, resté jusqu’à ce jour expérimental et appliqué encore très rarement, évite toute cicatrice cutanée, réduit les douleurs opératoires et accélère le processus de guérison', poursuit le professeur Fockens lors de l’UEGW.

NOTES est considéré comme le perfectionnement logique, de la chirurgie ouverte jusqu’au traitement permettant les interventions chirurgicales dans la cavité abdominale sans incision en passant par le concept de la chirurgie mini-invasive initiée par la chirurgie laparoscopique. Pour le professeur Marescaux et son équipe, pionniers dans l’évolution de cette nouvelle technique opératoire : 'Entre 2005 et 2007, nous avons réalisé plus de 225 opérations de ce type sur des porcs vivants et pratiqué l’ablation de vésicules biliaires, de glandes surrénales, de pancréas, de rates et de parties d’intestin. Nous avons introduit les instruments indispensables par le biais d’un endoscope flexible et performant au travers des orifices naturels dans la cavité abdominale'."

Première intervention sans complication
"Les connaissances, collectées par les médecins au cours de ces travaux, leur ont été bénéfiques pour la première intervention sans cicatrice pratiquée en Europe sur un être humain : en mai 2007, les chirurgiens ont réalisé avec succès l’ablation de la vésicule biliaire par voie transvaginale chez une patiente en franchissant le cul-de-sac vaginal postérieur pour accéder à la cavité abdominale. 'L’intervention chirurgicale a été réalisée par une équipe multidisciplinaire associant en outre un gastro-entérologue et un gynécologue', explique le professeur Marescaux. L’intervention s’est déroulée sans complication : toutes les règles de la chirurgie biliaire conventionnelle et laparoscopique (cholécystectomie) ont été respectées, ajoute le professeur Marescaux ; à aucun moment, l’équipe n’a eu recours à une chirurgie conventionnelle. 'Les suites post-opératoires ont été marquées par l’absence totale de douleur et de cicatrice cutanée visible, la patiente a pu quitter l’hôpital 48 heures après l’intervention'."

Une évolution rapide qui suscite encore beaucoup de questions
"Entre-temps, une intervention semblable a été réalisée d’abord à Hambourg, puis à Rostock, Allemagne, au cours de laquelle on a procédé avec succès à une appendicectomie. A l’échelon mondial, on estime désormais à environ 100 interventions chirurgicales sans cicatrice. Une évolution certes rapide, mais il reste encore beaucoup de problèmes à éclaircir : d’une part, nombreux sont les spécialistes qui craignent un risque d’infection accru au moment de la perforation de la paroi de l’estomac, en cas d’accès par la bouche, ou de la paroi intestinale par voie transcolique. Dans les exemples susnommés, des bactéries peuvent pénétrer à l’intérieur de la cavité abdominale et provoquer une péritonite grave. D’autre part, il va falloir développer d’autres instruments techniques pour, par exemple, suturer les plaies ou améliorer la qualité des images sur la zone opératoire."

L’UEGF initie le programme de recherche EURO-NOTES Foundation
"L’objectif premier des différents programmes de recherche est de rassembler des données sur cette nouvelle technique opératoire. L’European Association for Endoscopic Surgery (EAES) et l’European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE), qui coopèrent au sein de l’UEGF (United European Gastroenterology Federation), ont créé l’EURO-NOTES Foundation placée sous l’égide du professeur Fockens. Un premier congrès a d’ores et déjà eu lieu en septembre 2007, à Göteborg, Suède. Tout comme les chirurgiens et gastro-entérologues américains, les spécialistes européens œuvrent pour un entraînement intense des chirurgiens, pour l’établissement d’un registre national et international répertoriant toutes les interventions chirurgicales sans incision, ainsi que pour des études comparatives entre les interventions laparoscopiques et NOTES. Pour le professeur Fockens : 'Ces mesures doivent préserver d’une introduction inconsidérée d’une technologie opératoire, certes sans nulle doute porteuse de nombreux espoirs, mais s’inscrivant encore dans un contexte expérimental'."

"La plupart des interventions gastro-entérologiques peuvent être réalisées par voie transluminale"
"Parallèlement, on s’emploie à apporter des perfectionnements techniques, dit le professeur Marescaux. De nouveaux systèmes assistés par ordinateur, qui fournissent des images 3D du patient et contrôlent automatiquement l’endoscope, sont d’ores et déjà en phase de mise au point clinique. Il est confiant : 'Les essais effectués nous montrent que la plupart des interventions gastro-entérologiques laparoscopiques peuvent également être réalisées par voie transluminale. Nombreuses seront les interventions qui trouveront un aboutissement sur le plan clinique. L’avenir réside dans le développement d’ordinateurs et de robots qui facilitent le travail du chirurgien et garantissent au patient une sécurité encore plus grande'."

Source :
http://impressum.de

Natural Orifices Trans-lumenal Endoscopic Surgery

NOTES: innovative surgical technique. Surgical operations without opening the abdomen – natural openings in the body are used for access – Europe's first gallbladder removal performed in France

(Paris, 30 October 2007)- "In future it may be possible to perform gastroenterological operations, for example on the gallbladder or the appendix, without the need for abdominal incision. The new technique is called NOTES (Natural Orifices Trans-lumenal Endoscopic Surgery). It is still under trial, and makes use of the natural body orifices such as the mouth, rectum or vagina to access the surgery area in the abdominal cavity. Europe's first gallbladder removal using this technique was recently performed at Strasbourg University Hospital, France, said scientists at the United European Gastroenterology Week (UEGW) in Paris, the largest European convention of its kind."

"'NOTES has the potential to refute the old rule that surgery always involves anatomical damage,' said Prof. Jacques Marescaux from Strasbourg. And the statement by Prof. Paul Fockens from Amsterdam, Netherlands, was similar: 'NOTES is a brand new development, with great potential.' He went on to explain that the procedure, which is currently undergoing testing and has so far only been used a few times on humans, eliminates external scars, reduces pain from surgery, and shortens healing time.

NOTES is regarded as the logical development from open surgery, via minimally invasive laparoscopic surgery (also known as 'keyhole surgery'), to a form of treatment which permits surgical procedures in the abdominal cavity without external injury. Prof. Marescaux and his team are among the pioneers in development of this new surgical technique. 'We have performed more than 225 operations of this kind on living pigs between 2005 and 2007. The procedures included removal of the gallbladder, adrenal glands, pancreas, spleen, and sections of the colon. We inserted the necessary surgical instruments into the abdominal cavity through high-performance, very flexible endoscopes, using natural body orifices'."

First operation conducted without complications
"The experience gained by the physicians in these tests was extremely valuable for Europe’s first NOTES operation on a human being – removal of the gallbladder from a female patient in Strasbourg in May 2007, with insertion of the surgical instruments through the vagina, piercing of the rear surface and thus penetration into the abdominal cavity. 'The operation was performed by a multidisciplinary team, including a gastroenterologist and a gynaecologist,' explained Prof. Marescaux. The operation was completed with no complications – all the principles applied in conventional laparoscopic gallbladder removal (cholecystectomy) were strictly applied; at no time in the operation was additional access by abdominal incision considered. 'The patient had no post-operative pain, no externally visible scars, and was able to go home as early as the second day after the operation'."

Rapid development, but not all questions have been answered
"Since then, a similar procedure has also been performed in Hamburg, and a little later an appendectomy was successfully performed in Rostock, Germany. It is thought that around 100 NOTES procedures have now been performed worldwide. Development is moving very fast, but not all the questions have been completely answered – firstly, many experts fear greater risk of infection if the wall of the stomach is pierced following access via the mouth, or if the colon has to be perforated in the case of rectal access. That could allow bacteria to get into the abdominal cavity, with the risk of dangerous peritonitis (inflammation of the lining of the abdominal cavity). And secondly, new technical devices are needed, for example to close wounds or for better visualisation of the operating area."

UEGF has initiated research programme EURO-NOTES Foundation:
"There are now various research programmes which are working intensively on the new surgical technique. The European Association for Endoscopic Surgery (EAES) and the European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE), both partnering in the UEGF, have launched the EURO-NOTES Foundation, headed by Prof. Fockens. It held its first convention in Göteborg, Sweden, in September 2007. Like the American gastroenterologists and surgeons, the European experts are also calling for intensive training of operating staff, for the establishment of national and international registers of all NOTES operations, and for comparative studies between laparoscopic operations and NOTES. 'These measures are intended as a precaution,' said Prof. Fockens, 'to prevent over-hasty introduction of this surgical method, which undoubtedly offers great hopes, but is still at the research stage'."

"NOTES could be used for the majority of gastroenterological procedures"
"'In parallel, intensive work is being done on technical improvements,' said Prof. Marescaux. New computer-aided systems, which provide 3D images from the inside of the body and automatically control the endoscope, are currently undergoing clinical trials. He is optimistic about the results: 'We know from trials that the majority of gastroenterological operations that are done by laparoscopy could also be done with NOTES. That will become apparent in the course of time in clinical practice, too. The future lies in the development of endoscopic computer and robot systems which make the operator’s work easier, and give the patient even more reliable results'."

Source:
http://impressum.de

Innovative Operationstechnik

"Chirurgische Eingriffe ohne Bauchschnitt – als Zugang werden natürliche Körperöffnungen genutzt – europaweit erste Gallenblasenentfernung in Frankreich
(Paris, 30. Oktober 2007) Gastroenterologische Operationen, etwa an Gallenblase oder Blinddarm, könnten in Zukunft häufiger ohne belastenden Bauchschnitt durchgeführt werden. NOTES (Natural Orifices Translumenal Endoscopic Surgery) heißt das neuartige, in der Erprobung befindliche Verfahren, bei dem natürliche Körperöffnungen wie Mund, Darm oder Scheide als Zugang zum Operationsgebiet im Bauchraum gewählt werden. An der Universitätsklinik Straßburg, Frankreich, wurde auf diese Weise kürzlich europaweit die erste Gallenblase beim Menschen entfernt, erklärten Wissenschaftler bei der United European Gastroenterology Week (UEGW) in Paris, dem größten europäischen Kongress dieser Art.

'NOTES hat das Potenzial, die physische Gleichung, dass zu einer Operation immer auch eine körperliche Verletzung gehört, zu überwinden', glaubt Prof. Jacques Marescaux aus Straßburg. Ähnlich äußerte sich Prof. Paul Fockens aus Amsterdam, Niederlande: 'NOTES ist eine brandneue Entwicklung, die große Möglichkeiten bietet.' Das Verfahren, das derzeit geprüft werde und bislang erst wenige Male beim Menschen angewandt wurde, vermeide äußere Narben, reduziere operationsbedingte Schmerzen und verkürze die Heilungsdauer, so Prof. Fockens bei der UEGW-Tagung."

"NOTES gilt als konsequente Weiterentwicklung von der offenen Chirurgie über die auch als 'Schlüsselloch-Chirurgie' oder laparoskopische Chirurgie bezeichneten minimal-invasiven Operationsverfahren bis hin zu einer Behandlung, die ohne äußere Verletzung chirurgische Eingriffe im Bauchraum ermöglicht. Zu den Vorreitern bei der Entwicklung dieser neuen Operationsmethode gehören Prof. Marescaux und sein Team: 'Wir haben zwischen 2005 und 2007 über 225 solcher Operationen an lebenden Schweinen durchgeführt. Dabei wurden Gallenblasen, Nebennieren, Bauchspeicheldrüsen, Milzen und Teilstücke vom Darm entfernt. Das benötigte Operationsbesteck haben wir durch leistungsstarke und sehr flexible Endoskope über natürliche Körperöffnungen in die Bauchhöhle eingeführt'."

Erster Eingriff verlief komplikationslos
"Die Erfahrungen, die die Ärzte hierbei sammelten, kamen ihnen bei der europaweit ersten NOTES-Operation am Menschen zugute : Im Mai 2007 wurde in Straßburg einer Patientin die Gallenblase entfernt, indem die Mediziner die chirurgischen Instrumente vaginal einführten, das hintere Scheidengewölbe durchstießen und so in die Bauchhöhle gelangten. 'Die Operation wurde von einem multidisziplinären Team durchgeführt, zu dem auch ein Gastroenterologe und ein Gynäkologe gehörte', erläuterte Prof. Marescaux. Der Eingriff verlief komplikationslos: Alle Prinzipien, die auch bei einer herkömmlichen laparoskopischen Gallenblasenentfernung (Cholezystektomie) gelten, wurden strikt gewahrt, so Marescaux; zu keinem Zeitpunkt der Operation wurde erwogen, einen weiteren Zugang über die Bauchdecke zu legen. 'Die Patientin hatte keine postoperativen Schmerzen, keine äußerlich sichtbare Narbe und konnte schon am zweiten Tag nach der OP wieder nach Hause'."

Rasante Entwicklung, bei der noch nicht alle Fragen geklärt sind
"Ein ähnlicher Eingriff gelang inzwischen auch in Hamburg; wenig später wurde in Rostock, Deutschland, auf diese Weise ein Blinddarm erfolgreich entfernt. Weltweit geht man inzwischen von ungefähr 100 NOTES-Operationen aus. Die Entwicklung ist rasant, doch noch sind nicht alle Fragen vollständig geklärt : Zum einen befürchten viele Experten ein erhöhtes Infektionsrisiko, wenn beim Zugang über den Mund die Magenwand durchstoßen oder bei einem rektalen Vorgehen der Darm perforiert werden muss. In solchen Fällen könnten Bakterien in den Bauchraum gelangen und eine gefährliche Bauchfellentzündung auslösen. Zum anderen werden neue technische Geräte etwa zum Verschließen von Wunden oder zur besseren Sicht auf das Operationsgebiet benötigt."

UEGF hat Forschungsprogramm EURO-NOTES Foundation initiiert
"Es gibt inzwischen verschiedene Forschungsprogramme, die sich intensiv mit der neuen Operationstechnik beschäftigen. Die European Association for Endoscopic Surgery (EAES) und die European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE), die in der UEGF (United European Gastroenterology Federation) zusammen arbeiten, haben die EURO-NOTES Foundation ins Leben gerufen, an deren Spitze Prof. Fockens steht. Ein erster Kongress fand im September 2007 in Göteborg, Schweden, statt. Ähnlich wie die amerikanischen Gastroenterologen und Chirurgen plädieren auch die europäischen Experten für ein intensives Training der Operateure, für die Erstellung nationaler bzw. internationaler Register aller NOTES-Eingriffe sowie für vergleichende Studien zwischen laparoskopischen Operationen und NOTES. Prof. Fockens: 'Diese Maßnahmen sollen vor einer übereilten Einführung der zweifellos hoffnungsvollen, aber noch in der Erforschung befindlichen OP-Methode bewahren'."

'Mehrzahl gastroenterologischer Operationen können mit NOTES ausgeführt werden'
"Parallel werde intensiv an technischen Verbesserungen gearbeitet, sagte Prof. Marescaux. Neue computerassistierte Systeme, die 3D-Bilder aus dem Körperinneren liefern und automatisch das Endoskop kontrollieren, befinden sich bereits in der klinischen Erprobung. Er ist zuversichtlich: 'Wir wissen aus Versuchen, dass die Mehrzahl der laparoskopisch ausgeführten gastroenterologischen Operationen auch mit NOTES gemacht werden können. Dies wird sich nach und nach in der klinischen Praxis zeigen. Die Zukunft liegt in der Entwicklung endoskopischer Computer- und Roboter-Systeme, die dem Operateur die Arbeit erleichtern und dem Patienten noch größere Sicherheit gewährleisten'."

Quelle :
http://impressum.de

L'endomicroscopie

Technologie médicale : l'endomicroscopie, un saut technologique majeur en endoscopie digestive - Institut des maladies de l'appareil digestif – Dr Tamara Matysiak-Budnik, Dr Emmanuel Coron, Pr Jean-Paul Galmiche


"L'endomicroscopie a pour objectif d'améliorer la détection des lésions muqueuses, notamment précancéreuses, au niveau du tractus digestif (oesophage, estomac, intestin grêle, colon). Cette technique offre non seulement une possibilité de diagnostiquer ces lésions in vivo, sans avoir recours à des biopsies, mais permet aussi de réaliser un traitement endoscopique de ces lésions en un seul temps, sans délai supplémentaire. Elle constitue également un outil intéressant pour l'exploration de maladies digestives, notamment la maladie coeliaque et les maladies inflammatoires intestinales."

Source :
RESEAU-CHU Newsletter [resochu@tentelemed.com]
Newsletter N°391 - 06/11/2007

Imagerie 4D au CHU de Nancy

Nancy 1er site français équipé

La représentation en 3D franchit une nouvelle étape avec l'intégration d'une
4ème dimension : le temps.

"256 coupes par rotation au lieu des 64 actuelles, c'est un volume d'exploration supérieur et donc une couverture plus large et de meilleure qualité des organes scannés en un temps moindre. Une seule rotation est suffisante pour visionner un organe ou une articulation : jusqu'ici une belle performance technologique permettant d'améliorer la précision du rendu visuel. Mais la grande innovation vient de l'intégration de la notion du temps dans cette approche du diagnostic : l'image scannée n'est plus figée mais permet d'examiner par exemple, les battements d'un coeur en temps réel. Une avancée considérable permettant de repérer des anomalies non décelables jusqu'à présent avec un scanner. Après le Japon et les Etats-Unis, la France à travers le CHU de Nancy se dotera de cette nouvelle technologie en 2008. Dans le cadre d'une collaboration avec le fabricant Toshiba, le nouvel appareil sera utilisé dans sa version pré-commerciale par le service d'imagerie du Pr Alain Blum. La nouveauté a été présentée durant le 4ème Symposium Scanner volumique multicoupe des 17 et 18 septembre 2007 au Palais des Congrès de Nancy. Experts allemands, canadiens et japonais (le Pr Kazuhiro Katada) y ont partagé leur expérience des dernières innovations en matière de scanographie. "
Pour plus d'informations contacter :
Responsable de la Communication
CHU Nancy - 29, av du Mal de Lattre de Tassigny54035 Nancy cedex
Téléphone : 03 83 85 14 78Mobile : Fax : 03 83 85 11 88
email : l.verger@chu-nancy.fr

L'haptique : "Quanser optimise des robots chirurgiens à l’aide de Maple"

Conception / etudes : Le prestataire d’études Quanser Consulting a utilisé le logiciel de Maplesoft pour mettre au point une technologie haptique qui est à la base de la chirurgie assistée par ordinateur.


"L’haptique est une technologie permettant de renvoyer à l’utilisateur d’un système distant, par l’intermédiaire d’interfaces humaines telles que des joysticks, des indications sensorielles par retour d’effort, de sorte que celui-ci se sente physiquement au contact du système distant qu’il utilise. En permettant aux chirurgiens de toucher, de sentir physiquement et de répondre à des sensations réalistes, elle s’apprête à révolutionner la chirurgie moderne."

"La chirurgie assistée par ordinateur consiste à faire réaliser par des outils robotiques de précision des gestes que le chirurgien effectue avec ses bras, ses mains, ses doigts, ce qui lui permet d’agir dans des zones du corps que la main humaine ne peut atteindre qu’au prix de larges incisions. Il est aussi possible de pratiquer des interventions en pilotant le robot à distance. Le spécialiste peut ainsi pratiquer beaucoup plus d’interventions et le malade peut accéder à des spécialistes très éloignés sans avoir à se déplacer."
Le démonstrateur de Quanser Consulting

"Ainsi, grâce à la technologie haptique, un chirurgien commandant les mouvements d’un bras de robot peut, s’il rencontre un obstacle pendant une opération, ressentir la résistance que lui oppose cet obstacle et prendre les mesures nécessaires pour le contourner. La technologie haptique donne donc au chirurgien une perception plus précise des opérations que le système distant est en train de réaliser. Il n’est plus exclusivement tributaire d’un mode de perception purement visuel comme c’est le cas avec les systèmes traditionnels.

Les avantages du recours à des robots ainsi pilotés d’une telle technologie sont nombreux : une intervention moins lourde pour le patient ; une douleur et des pertes de sang réduites ; moins de complications ; une convalescence et une durée d’hospitalisation moins longues. Le marché de la robotique médicale connaît une croissance régulière depuis les sept dernières années et on estime que la demande mondiale pour ces technologies devrait dépasser rapidement le milliard de dollars annuel."
Maple aide à modéliser le système

"Les interfaces haptiques élaborées ces dernières années présentent des degrés de liberté limités ou non commandés. Les interfaces haptiques développées par Quanser Consulting à 5 et 6 degré de liberté (x, y, z, tangage, roulis, lacet), avec une raideur et une réactivité élevées, et un degré minimal de non-linéarité, répondent aux exigences d’une intégration réussie des interfaces homme-machine dans les systèmes technologiques biomédicaux. Chaque degré de liberté des dispositifs haptiques de Quanser exige au moins un ensemble servomoteur composé d’un moteur électrique de précision et d’un capteur de position (un encodeur), le tout étant interconnecté au moyen d’un pantographe.

Lorsque le nombre de degrés de liberté augmente, la complexité des mécanismes fournissant les entrées du système devient telle qu’il devient virtuellement impossible de les modéliser à la main. C’est pourquoi Quanser crée des modèles mathématiques informatisés complexes afin de représenter les mouvements d’un robot, puis à partir du comportement prévisionnel, élabore les contrôleurs régissant à la fois les mouvements du robot et le 'retour haptique' jusqu’aux mains du chirurgien."
La modélisation des bras du pantographe dans Maple

"Pour développer ces contrôleurs, les ingénieurs de Quanser ont premièrement modélisé le comportement du mécanisme, tâche tellement longue qu’elle aurait été économiquement irréalisable à la main. Grâce à Maple, ils ont pu entrer les relations géométriques de base correspondant à la description du pantographe, puis ils ont développé les systèmes d’équations différentielles – dont beaucoup faisaient plusieurs pages de long – modélisant la cinématique et la dynamique du système. L’opération a été presque instantanée et a permis d’éviter toutes les erreurs inhérentes aux manipulations mathématiques manuelles. Une fois cette étape franchie, l’équipe a pu tester très rapidement son modèle en résolvant les équations de mouvement et en élaborant les stratégies de commande à l’intérieur de l’environnement Maple.

Les membres de l’équipe ont également utilisé la fonction optimisée de génération de code C de Maple pour exporter le modèle dans Simulink sous forme de blocs 'S-function' en vue de la simulation et du test final avant la construction des contrôleurs.

'Maple est une pièce essentielle de notre processus de développement', explique Paul Gilbert, Président de Quanser Consulting. 'Sans elle, nous n’aurions pas été en mesure d’élaborer les modèles de mécanismes. Et sans ces modèles, nous ne pouvions pas produire les contrôleurs et ce projet aurait avorté. C’est dire l’importance de Maple à nos yeux'.

Mais les avantages de Maple dans ce domaine ne s’arrêtent pas là. Le travail de l’équipe est enregistré et documenté dans des documents techniques Maple. 'Cela représente un gain de temps considérable lorsque nous devons apporter des modifications à une étude, ou utiliser une étude comme base pour en créer une nouvelle', souligne Ryan Leslie, Ingénieur d’étude chez Quanser Consulting. 'Il nous suffit d’ouvrir le document Maple correspondant, d’effectuer les modifications requises et de générer à nouveau le code. Et il va sans dire que pour un projet technologique de ce type, une telle fonctionnalité est infiniment précieuse.

Enfin, Maple jour un rôle pédagogique important dans l’offre produits de Quanser Consulting. Comme toutes les mathématiques sous-jacentes peuvent être librement diffusées, Quanser Consulting fournit des support d’enseignement avec un ensemble de documents Maple, pour aider l’apprentissage et la compréhension du développement des contrôleurs de tous leurs équipements mécatroniques, incluant les outils haptiques."

Source :
http://www.industrie-technologies.com
Article de Jean-François Prevéraud
Pour en savoir plus :
http://www.quanser.com
http://www.maplesoft.com

La chirurgie sous cœlioscopie

Le 18/10/2007, le Magazine de la Santé (France 5) s'est intéressé à la technique de la chirurgie sous coelioscopie.

"Dès le 19ème siècle, on a voulu voir certains organes de l’intérieur. C’était le début de ce qu’on appelle la cœlioscopie, une technique qui est très utilisée aujourd’hui dans de nombreux domaines."

"Fosses nasales, conduits auditifs, rectum et utérus... Les médecins du XIXe siècle vont explorer ces cavités, pour étudier le corps de l'intérieur. Ils inventent de nouveaux instruments et développent une technique d'exploration qui va révolutionner la chirurgie.
Tout commence en 1806, avec un médecin italien, Philippe Bozzini, qui réalise la première endoscopie vaginale avec un spéculum de son invention. Il l'améliore en ajoutant un système de miroirs et de lentilles, plus une source lumineuse qui ne pouvait être à l'époque qu'une simple bougie de cire. Au fil du temps, on remplace le spéculum par deux tubes en argent, la source lumineuse devient électrique, et les endoscopes sont munis d'ampoules.
Au début du XXe siècle, on ne se contente plus des orifices naturels et on introduit, par de petites incisions, des endoscopes éclairants afin d'examiner en profondeur l'abdomen et le thorax.
Dans les années 1940, on commence à insuffler du gaz carbonique pour faciliter cette exploration, le mot cœlioscopie apparaît. Enfin, en 1955, un gynécologue parisien, Raoul Palmer, réalise la première tentative de cœlioscopie à visée diagnostique, en réalisant une biopsie ovarienne. Puis, les médecins se disent que ce serait tout de même intéressant d'associer à cette exploration diagnostique des gestes chirurgicaux. Ce n'est que grâce à toutes ces différentes étapes que Philippe Mouret, chirurgien lyonnais, réalise, en 1987, la première ablation de la vésicule biliaire par cœlioscopie. Dès lors, la coelio-chirurgie devient une réelle alternative à la chirurgie ouverte.
Cette ablation historique de la vésicule est devenue une indication typique de cette coelio-chirurgie. On la réalise quand il y a une inflammation de la vésicule, ou en cas de lithiase (la vésicule est chargée en calculs). Aujourd'hui, on ne se sert évidemment plus de bougie ni de loupe, mais on introduit à travers de petites incisions un tube muni d'un système optique. Les instruments de la chirurgie traditionnelle, ou invasive, ont été adaptés, c’est-à-dire allongés, afin de servir en chirurgie coelioscopique.
Les instruments de cœlioscopie sont introduits à l’intérieur de la cavité abdominale par un dispositif qui s’appelle un trocart, qui traverse la paroi abdominale et qui permet d’insérer l’instrument à l’intérieur de l’abdomen et de réaliser l’intervention. De la petite pince pour tenir une aiguille à la paire de ciseaux, avec un maniement ultra-précis, tous ces instruments doivent permettre de conserver la finesse du geste chirurgical.
Le déroulement de l’intervention : tout d’abord, on va insérer à l’intérieur de la cavité abdominale l’aiguille, qui permettra d’y faire entrer du gaz. Trois litres de gaz carbonique vont ainsi gonfler le ventre, créer un espace sous la paroi de l’abdomen. Le chirurgien pourra alors faire rentrer ses instruments sans risquer de blesser l’intestin, par exemple. Un trocart est d’abord introduit, dans lequel on fait passer la caméra, qui est l’œil du chirurgien. Le déroulement de l’opération peut dès lors être suivi sur un écran, par toutes les personnes présentes au bloc. A l’écran s’affiche la vue de l’intérieur de l’abdomen du patient à opérer. L’intérieur de la cavité abdominale est immédiatement contrôlé, ce qui permet de vérifier le bon positionnement du trocart. La caméra va surtout permettre d’installer l’ensemble du dispositif en toute sécurité. Dr. Jérôme Loriau, chirurgien digestif, groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph : ‘Le principe est celui d’une cible. La cœlioscopie doit positionner les orifices autour de la cible qui est l’organe à opérer. Pour cette opération sur la vésicule biliaire qui est située en haut et à gauche de la cavité abdominale, nous allons positionner les trocarts à distance, de manière circulaire. Si l’intervention avait concerné l’appendice, qui est en bas à droite, nous aurions positionné les instruments différemment, de manière circulaire autour de l’appendice’. Après l’incision au traditionnel bistouri, le chirurgien va faire rentrer les trocarts dans le ventre, mais pas trop profondément, pour ne rien blesser, une opération sensible, renouvelée quatre fois en tout. Quatre entrées dans l’abdomen pour quatre mains, l’assistante guide la caméra, éclaire les gestes du chirurgien. Aujourd’hui, il s’agit d’enlever la vésicule (en bas à gauche). Le dispositif d’extraction est étonnant : une fois la vésicule détachée et prête à être évacuée de l’organisme, un petit tube blanc est passé dans le trocart. Il contient un petit sachet roulé, qui va être déployé à son arrivée dans l’organisme. Toujours guidé par la caméra qui reproduit l’intérieur de la cavité abdominale sur l’écran, le chirurgien place, à l’aide des instruments de coelio chirurgie, la vésicule dans le sachet. Dr. Jérôme Loriau, chirurgien digestif, groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph : 'Voilà le sac qui est inséré dans la cavité abdominale du patient. Il était replié sur lui-même, pour pouvoir être rentré par un des orifices. Je l’ai ouvert, je l’ai déployé, je vais pouvoir maintenant rentrer dans ce sac la vésicule biliaire, je vais refermer ce sac, et c’est la vésicule protégée par ce sac qui va être ensuite extraite par l’orifice ombilical'. Le chirurgien tire un peu fortement pour passer à travers les solides muscles abdominaux du patient, des muscles très peu sectionnés, qui sont recousus ici en profondeur, pour tout préserver au maximum. Dr. Jérôme Loriau, chirurgien digestif, groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph : 'Avec cette cœlioscopie, qui est maintenant terminée, nous avons deux orifices de 1 cm et deux de 5 mm, ce qui fait un total de 3 cm. Avec une intervention conventionnelle, une incision sous les côtes, l’incision aurait été d’environ 5 à 6 cm au minimum'. Et ces toutes petites plaies vont même se contenter d’un peu de colle cicatrisante pour se refermer. Rappelons que la chirurgie sous cœlioscopie permet à tous les gens qui sont au bloc, y compris l’anesthésiste, de voir l’intervention - ce qui avant n’était pas possible, car il aurait fallu que tout le monde, y compris l’anesthésiste, puisse se pencher sur le patient pour voir à l’intérieur. Cette retransmission en directe est très bénéfique à l’ensemble de l’équipe du bloc.
Le chirurgien peut aussi extraire d'autres organes plus gros, comme la rate ou un morceau de côlon. De la chirurgie digestive à l'urologie en passant par la gynécologie, le champ d'application de la cœlioscopie s'étend de plus en plus aux autres spécialités médicales. Mais il faut en permanence évaluer la faisabilité du geste.
Les voies d'accès restent en effet plus étroites et, au cours de l'intervention, si une complication survient, le chirurgien peut à chaque moment intervenir par voie classique, faire une ouverture plus large. C'est ce que l'on appelle le risque de conversion. Cette conversion se produit, par exemple, quand le gaz carbonique insufflé dans l'abdomen est mal toléré. C'est très rare, mais le risque existe. Comme celui d'une hémorragie beaucoup trop importante, ou d'une découverte imprévue, une tumeur plus étendue qui nécessite de passer en chirurgie ouverte.
L'intervention par cœlioscopie permet d'obtenir une plus petite cicatrice, les avantages sont nombreux, notamment pour le confort postopératoire du patient.
Si on reprend le cas du patient opéré de la vésicule (ablation de la vésicule en chirurgie sous cœlioscopie), on voit que les quatre petites cicatrices sont les seules traces visibles de l’ablation de la vésicule biliaire. Quatre heures après son passage au bloc, le patient a déjà retrouvé tous ses esprits. Surprise : après une opération digestive, il a même le droit de s’alimenter ! Une compote et un thé vont lui être apportés par l’infirmière. Pouvoir remanger rapidement, c’est un des grands bénéfices de l’opération sous cœlioscopie. Dr. Jérôme Loriau, chirurgien digestif, groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph : ‘la reprise du transit après une opération digestive est un processus extrêmement complexe, qui met en jeu des phénomènes neurologiques, des phénomènes liés aux médicaments qui sont administrés, et aussi aux traumatismes opératoires. Dès qu’on peut agir sur un de ces paramètres, on gagne sur la réhabilitation et sur la reprise du transit. C’est la raison pour laquelle la cœlioscopie, qui est un minimum agressive, facilite la réhabilitation précoce’. Autre avantage de la cœlioscopie : le patient peut se redresser sans douleur et s’asseoir pour boire son thé. Martine Schneider, infirmière au Groupe Hospitalier Saint-Joseph : ‘Il y a quelques années, la cicatrice, c’était une véritable balafre. Les patients éprouvaient de la douleur, parce que les muscles avaient été ouverts, donc ils n’arrivaient pas à se redresser, etc. On les levait péniblement à J1 (un jour après l’opération) et on les laissait péniblement au fauteuil. Là, vous voyez, quatre heures après l’opération, Monsieur est au fauteuil. Il a le sourire, donc c’est que ça va bien. Oui, c’est incontestable, il y a un énorme progrès. Au niveau douleur, c’est formidable’. Le patient : ‘Je suis très content, et en même temps je suis très surpris : il n’y a que deux ou trois petits trous, à peine comme des grains de beauté !’
John Michael, un brasseur passe ses journées dans ses cuves à travailler le houblon. Sa malformation du colon exigeait une opération très lourde, c’était il y a six mois. Grâce à la cœlioscopie, il a pu reprendre ce travail de force bien plus vite que prévu. Le patient : ‘Ca change tout pour moi, parce que j’effectue un travail qui est très physique. Si ma cicatrice avait fait quatre fois la taille de ma cicatrice actuelle, ça n’aurait jamais été possible de reprendre le travail aussi vite’. C’est sûr, sans la cœlioscopie, son chirurgien n’aurait jamais autorisé John Michael à remplir et à porter ces sacs de 50 kg de malt, seulement un mois après le bloc.
Pour les pathologies digestives, on espère même que dans les dix ans à venir, plus de 70 % des interventions se feront sous cœlioscopie. La technique est en permanence évaluée pour estimer s'il y a un réel bénéfice par rapport à une intervention classique. Dans le domaine de la cancérologie, les avancées sont importantes aussi : jusqu’à il y a quelques années, on se disait qu’il ne fallait pas opérer les cancers avec la technique de la cœlioscopie, car cela risquait de créer des métastases, c’est-à-dire des petites tumeurs qui partaient un peu partout dans l’organisme. L’Académie de médecine vient d’y consacrer une séance de travail et vient de confirmer que de plus en plus on utilisait la coeliochirurgie pour les cancers : cancer des ovaires, de l’utérus, de la prostate, et également des cancers digestifs.
Que deviennent les trois litres de gaz injectés pour dilater l’intérieur de la paroi abdominale, afin d’opérer sous cœlioscopie ? Quand les instruments sont retirés, une partie va s’évacuer. Le reste va être absorbé par l’organisme. Il faut à peu près une semaine pour qu’il n’y ait plus de gaz dans le ventre."

Source :
Le Magazine de la Santé : vidéo
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Médecine : Vers l’ère de la chirurgie sans cicatrice


Pendant l’opération Anubis, première opération sans cicatrice réalisée par le Professeur Jacques Marescaux et son équipe ©IRCAD






"Opérer sans cicatrice ni incision, par la bouche, le nez, l’urètre ou le vagin, va devenir dans les années qui viennent un acte chirurgical banal."

"Cette révolution, qui a pris le nom de chirurgie transluminale, s’est mise en marche à Strasbourg où la première ablation de la vésicule biliaire par voie transvaginale a été réalisée.

'Grand chirurgien, grandes incisions', l’aphorisme qui a longtemps bercé les salles d’opération, a définitivement vécu. En effet, début avril, au sein des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, le professeur Jacques Marescaux, chef du service de chirurgie digestive et endocrinienne, et son équipe, ont réussi la première opération sans cicatrice en enlevant la vésicule biliaire d’une patiente sans lui inciser l’abdomen. La totalité de l’intervention chirurgicale a été réalisée grâce à l’introduction dans le vagin d’un endoscope flexible, muni d’instruments -bistouri électrique, pinces et ciseaux- pénétrant dans la cavité abdominale de la patiente pour aller rejoindre l’emplacement de la vésicule biliaire et procéder à son ablation."

Faire de la France le leader mondial de la chirurgie transluminale


"Cette opération s’inscrit dans le projet Anubis -dans la mythologie égyptienne, Anubis par le biais d’instruments longs et flexibles réalisa la première momification- qui a pour ambition de positionner la France en leader mondial de cette nouvelle technique chirurgicale en développant de nouveaux outils chirurgicaux et en y associant une formation de haut niveau. Cette nouvelle pratique a ainsi pris le nom de chirurgie transluminale car elle passe par la lumière -l’intérieur- des viscères. Selon son concepteur, le professeur Marescaux, ses avantages sont nombreux : 'Déjà, une absence totale de douleur. Ensuite, grâce à la flexibilité de l’endoscope, il existe une plus grande facilité pour atteindre certains recoins cachés. Un avantage surtout appréciable chez les personnes obèses. Enfin, l’absence de cicatrices est importante non seulement sur un plan esthétique, mais aussi psychologique car elle permet d’effacer le souvenir de l’opération'."

Déjà de nombreuses applications possibles


"L’accès à la cavité abdominale par les voies naturelles -bouche, nez, anus, urètre- ouvre une nouvelle ère dont les limites paraissent actuellement difficilement définissables. Depuis la description de cette nouvelle approche chirurgicale en 2004, de nombreuses interventions expérimentales ont été développées sur l’animal : biopsies du foie, ligature de trompes utérines, ablation de la rate, de l’utérus. S’il est probable que seules certaines de ces interventions trouveront un aboutissement sur le plan clinique, d’autres qui n’ont pas encore été imaginées verront le jour. Néanmoins, le professeur Marescaux estime, d’ores et déjà que 'parmi les grandes priorités des programmes de santé nationaux, le traitement de l’obésité sera très certainement l’une des applications les plus développées de la chirurgie transluminale'. Par ailleurs, selon le spécialiste, elle apportera très vite une solution aux maladies de reflux gastro-oesophagien, à l’appendicite et à la résection de tumeurs bénignes du foie, de la glande surrénale ou autres viscères. Quant aux cancers de l’appareil digestif, le chirurgien se montre optimiste : 'aujourd’hui on sait que l’on peut opérer certains cancers du colon, du rectum par voie laparoscopique¹. A mon avis, nous allons suivre le même chemin pour la chirurgie transluminale'.

Une sacré révolution, bien loin en tout cas de l’avis du célèbre docteur Velpeau qui déclarait en 1839 : 'La suppression de la douleur en chirurgie est une utopie... scalpel et douleur sont des mots indissociables qui resteront toujours dans la mémoire du patient opéré'."

¹Le chirurgien visualise le champ opératoire à l’aide d’une caméra reliée à une fibre optique et manipule différents instruments spécialisés introduits à l’intérieur du corps par de petits orifices.

Source :
Article de Philippe Menarth (9 juillet 2007)
http://www.innovationlejournal.fr

Suisse : Le robot aux bras articulés qui transforme les manipulations des chirurgiens

Alors que son fabricant installe son siège mondial sur La Côte, le robot Da Vinci TM commence à être rodé aux Hôpitaux universitaires de Genève. Après les urologues, les chirurgiens des viscères s'en emparent.


"Un chirurgien face à sa console. Ou dans son cockpit. Dans une salle d'opération des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), le praticien n'a plus de contact direct avec le patient. Il se situe à un mètre, les yeux rivés à une double lunette qui lui offre une image en 3D, agrandie dix fois, elle-même intégrée à la grosse console du robot Da Vinci TM (DG.PA). Sous les binocles, des panneaux de commande et deux commandes, des joysticks en plus sophistiqué, et au pied, des pédales pour guider la caméra. Sur la table d'opération, les entrailles du patient, dont le ventre a été gonflé avec du monoxyde de carbone afin de faciliter les mouvements opératoires, sont explorées par quatre bras articulés. L'un d'eux porte la caméra, l'endoscope, doté de deux objectifs pour la 3D. Pour préparer cette imposante machinerie, il faut 'entre quinze et vingt minutes', explique Françoise Bernardi, qui s'est spécialisée dans l'usage et la formation au Da Vinci TM. On règle l'appareil, on étalonne l'endoscope, puis on amène les bras sur le ventre du patient: c'est le 'docking', comme l'amarrage d'un tanker. L'usage du robot paraît déconcertant, mais on se fait vite au maniement des commandes. Patron de la chirurgie aux HUG, lui-même spécialisé en chirurgie viscérale, Philippe Morel assure qu'il s'est rodé à ces manœuvres en vingt minutes, sur des viscères de porc."

Cinq appareils en Suisse
"Pour l'heure, quelque 650 'robots' Da Vinci TM sont installés dans le monde, dont cinq en Suisse. En terre romande, on n'en trouve qu'à Genève, aux HUG et à la Clinique Beaulieu. Il y a peu, le fabricant du système de chirurgie assistée par ordinateur Da Vinci TM, la firme californienne Intuitive Surgical Inc., annonçait l'installation de son siège mondial à Aubonne. Avec une quarantaine de postes, bientôt 50, elle regroupe là ses opérations de marketing et de vente. Aux HUG, Philippe Morel n'a aucun doute : un tel instrument représente l'avenir pour la chirurgie dite minimalement invasive. 'C'est à la fois une sécurité accrue pour le patient, et un confort pour le chirurgien. On a l'impression d'être comme un Lilliputien, on voit la région opérée comme jamais.' La quête à la réduction des incisions a connu une première étape avec la chirurgie laparoscopique, désormais qualifiée de 'standard': le médecin opère penché au-dessus du patient, mais en regardant un écran. La mobilité des mains et des poignets, pour manier les instruments, est limitée, et l'image en deux dimensions: 'On est manchot, et borgne', illustre Philippe Morel. Un début de robotisation a eu lieu avec Aesop, une machine à un bras tenant l'endoscope, commandée par la voix, qui offrait une image fixe et précise sans le risque de fatigue d'un assistant. Avec le système de chirurgie assistée par ordinateur Da Vinci TM, la conversion des praticiens au robot, ou plus exactement aux bras télécommandés, franchit un seuil. Même si l'appareil fait encore débat dans les congrès : certains dénoncent un 'miroir aux alouettes'. 'Les mêmes polémiques qu'au début des années 90, avec la chirurgie laparoscopique', balaie le chef de clinique genevois - qui figura d'abord parmi les sceptiques."

Prostate et bypasses
"Les urologues ont été les premiers à s'emparer du robot californien, surtout pour les opérations du cancer de la prostate. A présent, les spécialistes des viscères s'y mettent. La machine peut servir en particulier les opérations liées à l'obésité, comme les réductions de la poche gastrique (bypasses), ainsi que les opérations du rectum ou celles de l'hernie hiatale, entre l'estomac et l'œsophage. En somme, 'là où l'on opère dans un endroit étroit, profond et confiné', résume Philippe Morel. Les HUG ont démarré avec le système de chirurgie assistée par ordinateur Da Vinci TM en juin 2006. Plus de 200 opérations avec le robot ont été pratiquées, et désormais, il est utilisé quatre fois par semaine. Avec 36 opérations de bypasses gastriques au moyen du nouvel appareil, Genève affiche la plus grande série européenne."

Des patients cobayes ?
"Si les urologues compilent déjà une base de donnée des protocoles opératoires avec le système de chirurgie assistée par ordinateur Da Vinci TM, les praticiens des viscères en sont encore aux balbutiements. Avec leurs évaluations, les HUG ont déjà produit 21 présentations dans des congrès et glané deux prix, mais Philippe Morel reconnaît que 'pour l'heure, je ne peux pas prouver scientifiquement l'utilité du robot. Nous devons multiplier les évaluations'. Est-ce à dire que les patients d'aujourd'hui sont des cobayes ? Le praticien répond qu'avant l'intervention, ils sont informés de l'usage du robot et des conditions de l'opération. Le médecin n'a jamais enregistré de refus : 'Au contraire, les patients se passent le mot.' Le Genevois est convaincu que le système de chirurgie assistée par ordinateur Da Vinci TM ne constitue qu'une étape. Il rêve d'une chaîne intégrée, avec l'imagerie en 3D des organes du patient. Le spécialiste se ferait la main virtuellement sur l'image exacte et en relief de la zone à traiter - ce qu'il peut déjà faire -, puis chargerait ces données dans le robot, qui, en temps réel, avertirait en cas de déviation par rapport à la marche à suivre testée à l'écran: 'Le robot deviendra un assistant.' Pour Philippe Morel, outre l'arrivée du quartier général d'Intuitive Surgical Inc. et Europe, la région lémanique serait prête à mener cette nouvelle étape de la chirurgie robotisée. Avec les universités pour l'imagerie, l'EPFL et ses compétences en ingénierie, et le savoir-faire en microtechnique des firmes horlogères, le potentiel existe."

A Lausanne, une clinique entre dans l'ère de la salle d'opération entièrement connectée

La clinique de La Source s'est dotée d'un bloc opératoire où foisonnent écrans et liens aux réseaux.


"Plus branché que la chaîne hi-fi B & O des héros de Nip/Tuk : désormais, à la clinique de La Source à Lausanne, un chirurgien voulant opérer en musique peut connecter directement son iPod sur le système de la salle d'opération. Détail futile, mais qui met en lumière le foisonnement, discret au regard, de connexions qui singularise la nouvelle salle d'opération de la clinique. Une première romande.

La salle a pour nom de code OR1, et d'autres l'ont déjà plébiscitée: l'équipementier allemand Karl Storz en a livré près de 300 en Europe, 10 fois plus aux Etats-Unis. Les Hôpitaux universitaires de Genève songent à faire cette mise à jour technologique. La Source a déboursé 800000 francs pour les seuls appareils médico-électroniques, à l'occasion d'une réorganisation de ses sept salles qui coûtera au total 5 millions."

Commandes au moyen d'écrans tactiles
"'L'installation d'une deuxième OR1 est prévue pour février', indique le directeur général Michel R. Walther. Le bloc opératoire, surtout prévu pour la chirurgie endoscopique - des viscères, gynécologique ou urologique - impressionne par le nombre d'écrans présents : quatre autour du patient, dont trois sur bras mobiles, et deux en retrait de la zone stérile.

Le chirurgien ou l'infirmière de salle d'opération peuvent commander tous les appareils par écran tactile ou commande vocale, dans la zone d'opération ou plus loin. Le praticien peut télécharger les radios du patient, ou d'autres données. Les paramètres vitaux sont aussi accessibles à distance.

Les écrans, tous en HD, offrent une vision multiple des viscères du patient, obtenue par l'insertion d'une caméra au bout d'un trocart. Ces images, ainsi que celles de l'ensemble du bloc opératoire prises par deux caméras surélevées, transitent au besoin par réseau pour une téléconférence, et sont archivées en réseau ou sur DVD. Les données entrent ou sortent du bloc par des connecteurs usuels, S-Video, VGA et audio."

Emulation collective
"La convergence informatique des outils et des images offre au chirurgien un contrôle accru, juge le docteur Bijan Ghavami: 'On gagne en précision ainsi qu'en sécurité, et cette technologie permet de réduire encore le caractère invasif de l'endoscopie.' Présent à l'inauguration du bloc à Lausanne, le Genevois Philippe Morel (lire ci-dessus) estime que cette omniprésence de l'informatique, doublée d'une grande connectivité, aura deux conséquences majeures. D'abord, par le biais de la visioconférence, elle renforce le 'compagnonnage', en principe au cœur du métier de chirurgien : 'On a longtemps cru que les nouvelles technologies augmenteraient l'apprentissage individuel. Avec l'opération visible en direct, c'est le contraire. Les chirurgiens ouverts d'esprit peuvent réclamer l'avis d'un collègue en temps réel, et à distance.'

Mais aussi, le fait de filmer les opérations, et les voir ailleurs, va vite poser la question sensible du contrôle du travail des praticiens: 'Actuellement, le chirurgien fait ce qu'il veut. Avec la visioconférence, c'est aussi un regard extérieur qui entre dans le bloc opératoire'."

Source :
http://www.letemps.ch
Articles de Nicolas Dufour
Copyright Le Temps, 2007