"Dans le cycle des grands débats régionaux de la santé, le magazine Décision Santé et ses partenaires organisent au sein des Hospices Civils de Lyon, mardi 30 octobre, un colloque sur le thème : 'Innovation, recherche et formation'. Au programme les réalisations et les avancées du secteur de la santé et de l'hôpital en matière d'Innovation de Recherche et de Formation, les nouvelles pistes d'action et les axes de développement. Les intervenants feront le point sur la situation régionale et d'une manière plus générale sur l'état de la recherche et de l'innovation en médecine. Ils mettront en avant des propositions d'action qui seront présentées en mars 2008 à Paris devant les Responsables de la Santé."
Rencontres de l'Hôpital - renseignements pratiques
mardi 30 octobre 2007 de 14h à 17h30,
Grand Réfectoire de l'Hotel Dieu, 1 rue de l'Hôpital, Lyon.
Renseignements et inscriptions tel : 01 73 28 16 24
myriam.matta@fr.cmpmedica.com et www.decisionsante.com
Les partenaires des rencontres de l'hôpital :
Bristol-Myers Squibb, Hospices Civils de Lyon, Le Quotidien du Médecin, Le Généraliste, la presse régionale …
Pour plus d'informations contacter :
Conseil en communication Santé Social
Domaine de Bellevue
36290 Saint-Michel-Brenne
Téléphone : 02.54.38.06.59
Mobile : 06.84.81.59.82
Fax : 02.54.38.19.82
email : resochu@club-internet.fr
Source :
Réseau CHU - Newsletter N°388 - 16/10/2007
L’appendice serait utile à la digestion
Considéré comme un vestige sans fonction, qui ne se manifeste que pour provoquer une appendicite, ce petit organe servirait en fait d’abri pour une flore bactérienne nous aidant à digérer les aliments. Mais, dans les pays industrialisés, effectivement, cet hébergement serait plus nuisible qu’utile.
"Dans les manuels d’anatomie humaine, l’appendice vermiforme, ou appendice, est décrit comme un diverticule du caecum, à l’entrée du gros intestin, de 5 à 12 centimètres, sans plus de précision. Il est ensuite immédiatement associé à son inflammation, appelée appendicite. En somme, la seule fonction de cet appendice serait de faire peser sur l’individu un risque mortel. D’un point de vue évolutif, ce serait là une curiosité. La compréhension de son rôle n’est pas facilitée par sa rareté chez les mammifères. L’anatomie du caecum varie beaucoup d’une espèce à l’autre et cette partie de l’intestin est surtout développée chez les herbivores.
On sait que l’appendice fabrique des immunoglobulines, et doit donc intervenir, d’une manière ou d’une autre, dans le système immunitaire. Mais d’autres parties du corps fabriquent aussi des immunoglobulines et l’ablation de l’appendice, commune dans de nombreux pays, ne semble pas générer de complications. La cause est entendue : l’appendice serait un organe vestigial, qualificatif donné à une structure anatomique atrophiée qui n’est que le souvenir d’un organe présent chez de lointains ancêtres."
Réserve protégée pour bactéries amies
"D’après William Parker, du Centre médical de l’université Duke (Durham, Caroline du Nord, Etats-Unis), cette conclusion serait un peu simpliste. Lui et Randal Bollinger ont étudié de plus près la structure de ce petit organe méprisé, en s’appuyant sur de précédents travaux. Depuis dix ans, Parker travaille sur le biofilm qui tapisse le tube digestif. Ce biofilm est une couche de mucus où prospèrent de nombreuses bactéries et dans lequel on trouve aussi des molécules issues du système immunitaire. Depuis plusieurs années, l’importance de ces biofilms bactériens, présents dans de nombreux milieux et pas seulement à l’intérieur des organismes, est régulièrement revue à la hausse."
William Parker pense que l’appendice n’est pas un vestige inutile de l’évolution.
© Duke University Medical Center
"D’après Parker et Bollinger, les biofilms du tube digestif hébergent des bactéries qui sont utiles à la digestion et, recouvrant la paroi interne de l’intestin, empêchent des bactéries nuisibles de s’installer. 'Nos études ont montré que le système immunitaire protège et nourrit les micro-organismes présents dans le biofilm' explique William Parker. Or, ajoute-t-il, 'nous avons observé que ce biofilm est plus dense (...) dans l’appendice et que sa présence s'affaiblit à mesure que l’on s’en éloigne.'
Ces deux scientifiques en déduisent un rôle clé pour ce diverticule. Il abriterait une flore bactérienne pour la tenir en réserve au cas où une grave indigestion et la diarrhée qu’elle provoque évacueraient le biofilm. Les bactéries bénéfiques étant parties, les nuisibles auraient alors le champ libre pour s’installer. Mais, sortant de leur cache, les bactéries amies stockées dans l’appendice pourraient rapidement réinvestir l’intestin. Dans de nombreux pays, les diarrhées sont un mal fréquent et ce petit diverticule du caecum aurait donc une précieuse utilité."
Réaction surdimensionnée
"Dans les sociétés industrialisées, avec une alimentation saine et une hygiène de tous les instants, ce genre d’indigestion est rarissime. Voilà pourquoi l’ablation de l’appendice n’a pas d’effets sur la santé. En revanche, ce rôle de l’appendice pourrait expliquer la fréquence de l’appendicite. Le raisonnement fait appel à ce que l’on appelle parfois la thèse hygiéniste. Parce que nos sociétés modernes nous exposent peu à des bactéries pathogènes, nos organismes sont mal préparés à lutter contre elles quand nous croisons leur route. La rencontre peut alors plus facilement conduire à une réaction disproportionnée, cause d’allergies dans les cas bénins, ou d’inflammations contre des attaques plus graves. C’est ce qui arriverait après l’intrusion d’une bactérie ennemie dans cette réserve protégée que serait l’appendice, provoquant une réaction violente et une appendicite."
Source :
Par Jean-Luc Goudet
Futura-Sciences
LISTE DES NOMINES "MEDECINS 2007"
"Participation exceptionnelle cette année ! Sur les 99 dossiers présentés émanant de 26 CHU, les sociétés savantes et les représentants des spécialités ont sélectionné 19 équipes dans les catégories suivantes : chirurgie, cancérologie, technologie médicale, cardiologie-métabolisme, spécialités médicales et prévention santé-publique. Découvrez en avant-première les nominés. Ils seront mis à l'honneur le 13 décembre prochain ..."
"CHIRURGIE
Pr Daniel DUVEAU (Nantes)
Dr Jean-Christian ROUSSEL
Institut du Thorax
Traitement de l'insuffisance cardiaque avancée par pompe artificielle rotative implantable permettant le retour à domicile.
Dr Jean-Yves Jenny (Strasbourg)
CHU de Strasbourg
Pose d'une prothèse du genou assistée par ordinateur
Pr Jean Régis (Marseille)
Hôpital d'adulte de la Timone
Traitement radiochirurgical Gamma Knife des épilepsies pharmacorésistantes
CANCEROLOGIE
Pr René Adam, Dr Francis Levi (Paris)
Hôpital Paul Brousse,
Approche onco-chirurgicale dans les métastases initialement non-opérables de cancer colorectal
Pr G. Calais (Tours)
Centre de cancérologie Henry S Kaplan, Hôpital Bretonneau, Augmenter les chances de préservation du larynx dans les formes localement avancées de cancer grâce à la chimiothérapie et à la radiothérapie
Pr Mauricette Michallet (Lyon)
Service d'hématologie – Hôpital Edouard Herriot Traitement des maladies hématologiques malignes de l'adulte par allogreffe de deux unités de sang placentaire (cordons ombilicaux)
TECHNOLOGIE MEDICALE
Dr T. Matysiak-Budnik, Dr E. Coron, Pr JP. Galmiche (Nantes) Institut des maladies de l'appareil digestif hépato-gastroentérologie L'endomicroscopie : un saut technologique majeur en endoscopie digestive
Pr Dominique Martin (Bordeaux)
Service de Chirurgie Plastique, CHU de Bordeaux Réalisation d'interventions chirurgicales en apesanteur
Pr Hervé Vespignani – Pr Marc Braun (Nancy) Service de Neurologie Pr Jacques Felblinger (Vandoeuvre) Lab. Iadi - Inserm Mr Yvon Vincent (Vandoeuvre) Sté TEA Capteurs de signaux EEG compatibles et repérables en IRM
CARDIOLOGIE-METABOLISME
Pr Ariel Cohen, Dr Catherine Meuleman (Paris) Hôpital Saint ANTOINE - Service de Cardiologie Echographie dobutamine 3D temps réel versus échographie dobutamine 2D dans l'évaluation de la maladie coronaire : étude de faisabilité et comparaison de la performance diagnostique
Dr Eric Durand - Mme Martine Schachtel(Paris) Hôpital Georges Pompidou Première unité spécifique de prise en charge de la douleur thoracique en France.
Prs Jean Louis Gérard, Gilles Grollier, André Khayat, Massimo Massetti, Pierre Charbonneau (Caen) CHU de Caen « RESSUSCITATION » : Programme de Thérapeutique avancée de l'Urgence Hémodynamique Vitale.
SPECIALITES MEDICALES
Pr Paul Calès (Angers)
Service d' hépato-gastroentérologie
FibroMètres, tests sanguins diagnostiques de la fibrose hépatique
Pr. Bertrand CHEVALLIER, Dr Marc SZNAJDER (Paris) Service de pédiatrie, Hôpital Ambroise Paré Rédaction d'un outil d'aide à l'orientation après demande de conseils téléphoniques en pédiatrie
Pr Pierre Marquet (Limoges)
Unité INSERM Toxicologique et Pharmacologique Personnalisation du traitement immunosuppresseur après transplantation du modèle in vitro à l'individualisation de posologie
PREVENTION SANTE PUBLIQUE
Pr Pierre Amarenco (Paris)
Service de Neurologie et Centre d'Accueil et de Traitement de l'Attaque Cérébrale, Hôpital Bichat Mise en place d'un service unique en Europe, grâce a un numéro vert (0800-888-AIT) permettant 24h/24 d'accueillir en hôpital de jour (y compris la nuit) les patients atteints d'accident ischémique cérébral ou rétinien transitoire
Pr Elie Azoulay (Paris)
Hôpital Saint-Louis
Stratégie intensive (proactive) de communication avec les familles des patients décédant en réanimation
Dr Valérie David, Dr Alain Haloun (Nantes) CRCM Enfant, Adultes Éducation thérapeutique et mucoviscidose
Pr Chantal Simon (Strasbourg)
Hôpital de Hautepierre
Intervention auprès des Collégiens centrée sur l'Activité Physique et le comportement sédentaire. Une étude randomisée de 4 ans."
Source :
La Lettre "Réseau-CHU" N° 387 - 9 octobre 2007
Pour plus d'informations contacter :
Conseil en communication Santé Social
Domaine de Bellevue
36290 Saint-Michel-Brenne
Téléphone : 02.54.38.06.59
Mobile : 06.84.81.59.82
Fax : 02.54.38.19.82
email : resochu@club-internet.fr
"CHIRURGIE
Pr Daniel DUVEAU (Nantes)
Dr Jean-Christian ROUSSEL
Institut du Thorax
Traitement de l'insuffisance cardiaque avancée par pompe artificielle rotative implantable permettant le retour à domicile.
Dr Jean-Yves Jenny (Strasbourg)
CHU de Strasbourg
Pose d'une prothèse du genou assistée par ordinateur
Pr Jean Régis (Marseille)
Hôpital d'adulte de la Timone
Traitement radiochirurgical Gamma Knife des épilepsies pharmacorésistantes
CANCEROLOGIE
Pr René Adam, Dr Francis Levi (Paris)
Hôpital Paul Brousse,
Approche onco-chirurgicale dans les métastases initialement non-opérables de cancer colorectal
Pr G. Calais (Tours)
Centre de cancérologie Henry S Kaplan, Hôpital Bretonneau, Augmenter les chances de préservation du larynx dans les formes localement avancées de cancer grâce à la chimiothérapie et à la radiothérapie
Pr Mauricette Michallet (Lyon)
Service d'hématologie – Hôpital Edouard Herriot Traitement des maladies hématologiques malignes de l'adulte par allogreffe de deux unités de sang placentaire (cordons ombilicaux)
TECHNOLOGIE MEDICALE
Dr T. Matysiak-Budnik, Dr E. Coron, Pr JP. Galmiche (Nantes) Institut des maladies de l'appareil digestif hépato-gastroentérologie L'endomicroscopie : un saut technologique majeur en endoscopie digestive
Pr Dominique Martin (Bordeaux)
Service de Chirurgie Plastique, CHU de Bordeaux Réalisation d'interventions chirurgicales en apesanteur
Pr Hervé Vespignani – Pr Marc Braun (Nancy) Service de Neurologie Pr Jacques Felblinger (Vandoeuvre) Lab. Iadi - Inserm Mr Yvon Vincent (Vandoeuvre) Sté TEA Capteurs de signaux EEG compatibles et repérables en IRM
CARDIOLOGIE-METABOLISME
Pr Ariel Cohen, Dr Catherine Meuleman (Paris) Hôpital Saint ANTOINE - Service de Cardiologie Echographie dobutamine 3D temps réel versus échographie dobutamine 2D dans l'évaluation de la maladie coronaire : étude de faisabilité et comparaison de la performance diagnostique
Dr Eric Durand - Mme Martine Schachtel(Paris) Hôpital Georges Pompidou Première unité spécifique de prise en charge de la douleur thoracique en France.
Prs Jean Louis Gérard, Gilles Grollier, André Khayat, Massimo Massetti, Pierre Charbonneau (Caen) CHU de Caen « RESSUSCITATION » : Programme de Thérapeutique avancée de l'Urgence Hémodynamique Vitale.
SPECIALITES MEDICALES
Pr Paul Calès (Angers)
Service d' hépato-gastroentérologie
FibroMètres, tests sanguins diagnostiques de la fibrose hépatique
Pr. Bertrand CHEVALLIER, Dr Marc SZNAJDER (Paris) Service de pédiatrie, Hôpital Ambroise Paré Rédaction d'un outil d'aide à l'orientation après demande de conseils téléphoniques en pédiatrie
Pr Pierre Marquet (Limoges)
Unité INSERM Toxicologique et Pharmacologique Personnalisation du traitement immunosuppresseur après transplantation du modèle in vitro à l'individualisation de posologie
PREVENTION SANTE PUBLIQUE
Pr Pierre Amarenco (Paris)
Service de Neurologie et Centre d'Accueil et de Traitement de l'Attaque Cérébrale, Hôpital Bichat Mise en place d'un service unique en Europe, grâce a un numéro vert (0800-888-AIT) permettant 24h/24 d'accueillir en hôpital de jour (y compris la nuit) les patients atteints d'accident ischémique cérébral ou rétinien transitoire
Pr Elie Azoulay (Paris)
Hôpital Saint-Louis
Stratégie intensive (proactive) de communication avec les familles des patients décédant en réanimation
Dr Valérie David, Dr Alain Haloun (Nantes) CRCM Enfant, Adultes Éducation thérapeutique et mucoviscidose
Pr Chantal Simon (Strasbourg)
Hôpital de Hautepierre
Intervention auprès des Collégiens centrée sur l'Activité Physique et le comportement sédentaire. Une étude randomisée de 4 ans."
Source :
La Lettre "Réseau-CHU" N° 387 - 9 octobre 2007
Pour plus d'informations contacter :
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Domaine de Bellevue
36290 Saint-Michel-Brenne
Téléphone : 02.54.38.06.59
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Canada : Le Toronto Centre for Phenogenomics (TCP) se consacrera à la modélisation de l'avenir de la santé humaine
TORONTO, le 1er oct. /CNW/ - Le Toronto Centre for Phenogenomics (TCP) a annoncé aujourd'hui son ouverture officielle au coeur du District de la découverte, à Toronto. Ce centre à la fine pointe de la technologie permettra de faire de la recherche et des découvertes d'avant-garde, avec pour objectif de faire progresser la santé humaine.
"Ayant déjà reçu un excellent accueil de la part des chercheurs du monde entier, le TCP utilisera la modélisation des maladies pour chercher des remèdes et des traitements dans des domaines tels que le diabète, le cancer, les maladies de l'appareil locomoteur, les fonctions cardiovasculaires et rénales, le développement de l'embryon, ainsi que l'apprentissage et la mémoire. 'Nous encourageons la recherche et menons des travaux de recherche pour faire évoluer les soins de santé dispensés aux Canadiens', explique le Dr. Colin McKerlie, chef de la direction intérimaire du TCP et chercheur qui profitera des installations du TCP.
Le TCP, le plus grand centre de ce type au Canada, abrite un espace spécialement conçu pour l'aménagement de laboratoires occupant une superficie de 110 000 pieds carrés. Il promet d'être un fournisseur d'instruments, de technologies et de services de recherche à la fine pointe, offrant des techniques toutes nouvelles telles que l'imagerie avancée, soutenues par la technologie et le matériel robotique les plus récents.
Le lancement du TCP s'inscrit dans le cadre de la réponse apportée par l'Ontario à l'expansion des universités, à la croissance de l'économie fondée sur l'innovation et à la nécessité qui en résulte d'accroître la capacité de recherche scientifique de la province.
On doit le concept initial du TCP à la Dre Janet Rossant, éminente biologiste du développement. Elle a dirigé la démarche de demande de subvention auprès de la Fondation canadienne pour l'innovation, laquelle est rapidement devenue une collaboration entre quatre hôpitaux de recherche et membres fondateurs : l'Hôpital Mount Sinai, l'Hôpital St. Michael's, le Hospital for Sick Children et le Réseau universitaire de la santé, lequel englobe le Toronto General Hospital, le Toronto Western Hospital et l'Hôpital Princess Margaret.
'Cette collaboration constitue une réponse prometteuse face à des ressources de plus en plus restreintes', affirme la Dre Rossant. 'Dans ce centre, nous ne faisons pas que recueillir et communiquer de l'information ; nous partageons aussi des décisions et une appartenance, une vision et des responsabilités, soit d'accroître la capacité de chaque partenaire en contribuant au dynamisme du milieu de la recherche en santé à Toronto.'
'La recherche est à l'origine de soins médicaux optimaux, et cette collaboration passionnante entre quatre établissements hospitaliers réunira certains des plus brillants esprits scientifiques afin d'améliorer la qualité des soins cliniques et de contribuer à maintenir Toronto et l'Ontario à l'avant-garde de la recherche en santé', estime Joseph Mapa, président et chef de la direction de l'Hôpital Mount Sinai.
Le Dr Stephen Lye, directeur associé du Samuel Lunenfeld Research Institute de l'Hôpital Mount Sinai, convient que le centre représente une force essentielle : 'Le TCP est une ressource remarquable, d'envergure mondiale, offrant aux chercheurs et aux institutions membres un avantage concurrentiel certain dans la recherche qu'ils mènent pour comprendre et vaincre la maladie.'"
Le Toronto Centre for Phenogenomics (TCP) regroupe des installations de pointe d'une valeur de 69 M$ situées au coeur du District de la découverte, à
Toronto, où des recherches et des découvertes novatrices sont réalisées dans l'objectif de faire progresser la santé humaine. Par la modélisation des maladies, le TCP cherche des remèdes et des traitements dans des domaines tels que le diabète, le cancer, les maladies de l'appareil locomoteur, les fonctions cardiovasculaires et rénales, le développement de l'embryon, ainsi que l'apprentissage et la mémoire. La fondation du TCP est le fruit d'une collaboration unique entre quatre établissements hospitaliers de recherche : l'Hôpital Mount Sinai, l'Hôpital St. Michael's, le Hospital for Sick Children et le Réseau universitaire de santé. www.phenogenomics.ca.
La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) est une société indépendante créée par le gouvernement du Canada pour financer les infrastructures de recherche. Le mandat du FCI est de renforcer la capacité des universités, des collèges, des hôpitaux de recherche et des établissements de recherche à but non lucratif canadiens à mener des recherches et à réaliser des avancées technologiques d'envergure mondiale, pour le bien des Canadiens. Depuis sa création, en 1997, le FCI a engagé plus de 3,75 G$ pour appuyer 5 400 projets menés dans 128 établissements de recherche répartis dans 64 villes du Canada.
Source :
http://www.newswire.ca
Cancer du sein : l'expo choc qui lève un tabou
Des photos qui lèvent le voile sur la maladie s'exposent à Paris
Dès demain et jusqu'au 31 octobre, le ministère de la Santé affiche ces images fortes qui s'adressent aux femmes "qui ont eu, qui ont et qui auront un jour un cancer du sein".
"Roselyne Bachelot a ressenti un grand 'choc émotionnel' en découvrant le livre de notre confrère photographe à La Provence Florian Launette et du professeur Bonnier intitulé 'J'ai un cancer du sein, et après'. Et la ministre de la Santé a choisi d'exposer une cinquantaine des photos de femmes qui témoignent dans ce livre, sur la façade et dans le hall du ministère de la Santé, pour lancer le 'mois rose', consacré au dépistage du cancer du sein.
Florian Launette, l'auteur de ces clichés, explique: 'Ce sont évidemment des images fortes, parfois dures parce qu'on ne les a jamais vues, dans la veine d'une campagne Benetton. Mais là, il ne s'agit pas d'une campagne de publicité, c'est bien l'histoire de 40 femmes et surtout leur volonté de montrer ces images, ce que moi-même je ne souhaitais pas forcément faire.' Une démarche tout à fait originale qui s'adresse aux femmes qui ont eu, qui ont, et surtout à celles qui auront un cancer du sein demain: 'Ces images, ce sont aussi des réponses à des questions', souligne le photographe.
Ces images sont donc exposées en pleine rue, sur la façade du bâtiment mais aussi à l'intérieur du ministère de la Santé, avenue Duquesnes dans le 7e arrondissement de Paris, du 2 au 31octobre. Imposantes -certaines mesurent pas moins de six mètres sur quatre-, ces photographies ne laissent bien sûr pas indifférent.
De quoi offrir aux passantes, ainsi qu'à celles qui pousseront la porte du ministère, un nouveau regard, inédit et sans tabou, sur le cancer du sein. Une façon aussi d'encourager son dépistage. Avant l'inauguration de l'exposition demain, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a réservé à La Provence (voir ci-dessous) son message d'espoir pour lutter contre une maladie qui touche près de 50000 femmes chaque année en France."
Le site internet de l'Inca (www.e-cancer.fr) recense les principaux rendez-vous du "mois rose".
PRATIQUE : L'expo, qui a lieu dans la hall du ministère de la Santé, sera inaugurée demain en présence de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, et de Dominique Maraninchi ; directeur de l'Institut national du cancer (Inca). Elle sera ouverte au public du 2 au 31 octobre.
L'interview de Roselyne Bachelot
Donner de l'espoir et relancer le dépistage
Vous inaugurez l'exposition sur le cancer du sein avec des témoignages de femmes qui se montrent. C'est une nouvelle manière de parler de la maladie?
"Oui, Je souhaite qu'on en parle différemment. Les femmes ont vécu ça trop longtemps dans l'intimité de leur douleur, avec un sentiment parfois de diminution, de perte de séduction. Je veux à travers ces photos qui sont à la fois vraies car on ne cache rien, et superbes, qu'elles se réapproprient leur identité sexuée, leur capacité de séduction. C'est un message d'optimisme et d'espoir que j'envoie."
Cette exposition lance le "mois rose". De quoi s'agit-il ?
"Le rose est la couleur traditionnelle du mois du dépistage du cancer du sein, chaque année en octobre. Mais vous devinez que cette couleur me convient parfaitement. Pour moi, elle symbolise la féminité et la joie. Plus sérieusement, c'est pour moi l'occasion de faire passer un message à toutes les femmes pour les inciter à participer aux campagnes de dépistage : ces photos sont des témoignages plein d'optimisme qui peuvent toucher celles qui en sont encore éloignées, notamment les femmes en situation précaire. Mais cela fait surtout partie d'une action plus globale sur la santé des femmes. Vous connaissez ma démarche féministe engagée, j'ai relancé les campagnes d'information sur la contraception et j'ai l'intention, par exemple, pour la maladie d'Alzheimer, un des grands chantiers du président de la République, d'insister sur la spécificité féminine, 75 pour cent des malades atteints d'Alzheimer sont des femmes, celles qui sont à leur chevet ce sont des femmes."
Où en est-on concernant le dépistage du cancer du sein ?
"Le cancer du sein est la première cause de cancers féminins en France, 42000 cas par an et la première cause de décès des femmes par cancer : 11 600 décès par an. Le dépistage gratuit est généralisé sur une population cible des femmes entre 50 et 74 ans depuis 2004 et couvre désormais tous les départements. 8,4 millions de femmes sont concernées. Si le taux n'atteint que 49,3 pour cent c'est parce qu'il y a encore des difficultés à faire passer l'information. Et puis il y a aussi parfois une réticence, une image fausse de médecine de masse de moindre qualité pour certaines. Tous les relais sont importants à ce niveau, c'est la pharmacienne qui vous parle ! Il y a enfin des actions ciblées comme les mammographes mobiles pour les populations isolées."
Et la recherche ?
"La recherche avance, c'est l'objectif du plan cancer qui rendra bientôt son bilan. Je viens d'autoriser le remboursement du Gardasil, ce vaccin préventif du cancer du col d'utérus, c'est un signe d'espoir, et la recherche fait aussi partie de mes priorités."
Les cancers de la prostate, sont en augmentation chez l'homme, envisagez-vous un dépistage organisé ?
"Il existe déjà pour le cancer colorectal. Pour la prostate, il y a un débat entre le milieu scientifique et le milieu médical pour savoir s'il apporterait des bénéfices aux patients. Actuellement, seul le diagnostic individuel est préconisé."
Vous êtes réputée directe, comment vivez-vous l'omniprésence du Président dans tous les domaines, notamment la santé ?
"Vous savez, au Pont d'Arcole, Napoléon, il n'était pas derrière. Je participe fortement en amont. Le président de la République, responsable devant les Français, travaille avec ses ministres pour déterminer les axes de sa politique. C'est à lui de les annoncer, c'est sa légitimité. Mais rassurez-vous, le travail que je dois mettre en oeuvre est important. Je ne vis aucune frustration."
Source :
www.laprovence.fr
Catherine Estève (cesteve@laprovence-presse.fr) et Olivier Lafont (olafont@laprovence-presse.fr)
Un robot chirurgien pour les interventions dans l'espace
"Une affection bénigne sur Terre peut prendre un caractère préoccupant en milieu spatial, surtout si son traitement nécessite un traitement chirurgical. Bien que formés à des gestes simples dans ce domaine particulier, les astronautes se trouveront désemparés lors d'une intervention complexe.
La société SRI International, une organisation sans but lucratif spécialisée dans la recherche et le développement, vient d'annoncer qu'elle conduira très prochainement la première démonstration robotique de chirurgie en apesanteur."
"SRI avait déjà testé avec succès son procédé en 2006 au cours de la mission Neemo9 (NASA Extreme Environment Mission Operations), un chirurgien installé à la console de commande étant parvenu avec une grande facilité à suturer des vaisseaux sur un patient installé à 2500 km de distance devant le robot chirurgical M7. Début 2007, une nouvelle étape était franchie durant la mission Neemo 12 avec une opération réalisée à distance à bord d'un laboratoire sous-marin installé au large de la Floride.
L'utilisation de cet appareillage soustrait le patient à la présence indispensable d'un praticien expérimenté et hautement spécialisé. Son utilisation est en effet possible moyennant un minimum de formation. La transmission des données est réalisée dans les deux sens, ce qui assure au chirurgien la pleine expérience sensorielle de son acte et lui procure une vision détaillée en haute résolution du champ opératoire. Le prochain test en grandeur réelle du dispositif sera réalisé à bord d'un avion de la Nasa réalisant 160 paraboles réparties en quatre vols au-dessus du Golfe du Mexique, assurant chacune de 18 à 25 secondes d'apesanteur. Ces conditions très particulières permettront aussi de démontrer l'efficacité d'un logiciel de contrôle et de correction automatique des mouvements induits par les secousses provoquées par les turbulences ou la phase de transition pesanteur/apesanteur. En France , une intervention chirugicale, manuelle celle-là, avait déjà été tentée, l'an dernier, dans l'Airbus A300 Zéro-G de Novespace.
L'expérience consistera à effectuer des incisions sur un modèle de tissu et accomplir des sutures, et sera conduite simultanément par deux équipes, l'une opérant au moyen du robot, d'autre directement au sol, dans une salle opératoire conventionnelle. Au terme de chaque série d'essais, la précision et la vitesse des procédures seront évaluées et comparées entre celles réalisées manuellement et par le robot.
A l'avenir, le système en cours de mise au point chez SRI pourrait être utilisé dans d'autres circonstances, comme les soins apportés aux blessés sur les champs de bataille, ou l'intervention sur les victimes d'accidents ou de catastrophes naturelles, sur place ou à bord du véhicule de rapatriement, ce qui augmenterait considérablement les chances de survie des victimes."
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
La société SRI International, une organisation sans but lucratif spécialisée dans la recherche et le développement, vient d'annoncer qu'elle conduira très prochainement la première démonstration robotique de chirurgie en apesanteur."
"SRI avait déjà testé avec succès son procédé en 2006 au cours de la mission Neemo9 (NASA Extreme Environment Mission Operations), un chirurgien installé à la console de commande étant parvenu avec une grande facilité à suturer des vaisseaux sur un patient installé à 2500 km de distance devant le robot chirurgical M7. Début 2007, une nouvelle étape était franchie durant la mission Neemo 12 avec une opération réalisée à distance à bord d'un laboratoire sous-marin installé au large de la Floride.
L'utilisation de cet appareillage soustrait le patient à la présence indispensable d'un praticien expérimenté et hautement spécialisé. Son utilisation est en effet possible moyennant un minimum de formation. La transmission des données est réalisée dans les deux sens, ce qui assure au chirurgien la pleine expérience sensorielle de son acte et lui procure une vision détaillée en haute résolution du champ opératoire. Le prochain test en grandeur réelle du dispositif sera réalisé à bord d'un avion de la Nasa réalisant 160 paraboles réparties en quatre vols au-dessus du Golfe du Mexique, assurant chacune de 18 à 25 secondes d'apesanteur. Ces conditions très particulières permettront aussi de démontrer l'efficacité d'un logiciel de contrôle et de correction automatique des mouvements induits par les secousses provoquées par les turbulences ou la phase de transition pesanteur/apesanteur. En France , une intervention chirugicale, manuelle celle-là, avait déjà été tentée, l'an dernier, dans l'Airbus A300 Zéro-G de Novespace.
L'expérience consistera à effectuer des incisions sur un modèle de tissu et accomplir des sutures, et sera conduite simultanément par deux équipes, l'une opérant au moyen du robot, d'autre directement au sol, dans une salle opératoire conventionnelle. Au terme de chaque série d'essais, la précision et la vitesse des procédures seront évaluées et comparées entre celles réalisées manuellement et par le robot.
A l'avenir, le système en cours de mise au point chez SRI pourrait être utilisé dans d'autres circonstances, comme les soins apportés aux blessés sur les champs de bataille, ou l'intervention sur les victimes d'accidents ou de catastrophes naturelles, sur place ou à bord du véhicule de rapatriement, ce qui augmenterait considérablement les chances de survie des victimes."
Par Jean Etienne, Futura-Sciences
Intuitive Surgical en Suisse
Intuitive Surgical, leader mondial de la chirurgie mini-invasive assistée par robot, installe son siège international en Suisse.
Deux entreprises américaines en Romandie
"Deux entreprises américaines s'implantent en Suisse romande. Intuitive Surgical quitte Paris pour Aubonne (VD) tandis que le géant américain de la sécurité sur Internet VeriSign inaugure officiellement jeudi une filiale à Fribourg."
"Intuitive Surgical, leader mondial de la chirurgie mini-invasive assistée par robot, installe son siège international et quarante collaborateurs sur les bords du Léman. (...) Intuitive Surgical a entrepris fin 2006 de déplacer son siège, précise mercredi le communiqué conjoint de la société basée en Californie et du Développement économique vaudois (DEV)."
Meilleur réseau
"A Aubonne sont regroupées, Etats-Unis exceptés, les activités de ventes, du marketing, des services techniques ainsi que l'ensemble des fonctions supports. Le siège devrait héberger également en 2009 la coordination des activités de fabrication. D'ici dix ans, le nombre de collaborateurs devrait atteindre la centaine, selon le DEV.
L'environnement économique 'bien plus favorable' qu'à Paris, la possibilité de collaborations avec les universités, les hôpitaux ou l'EPFL expliquent cette implantation à Aubonne. Les conditions des contrats de travail ainsi que la fiscalité, 'un sujet sensible', motivent aussi de telles entreprises à venir s'installer dans le canton de Vaud, a ajouté le DEV."
Da Vinci TM, produit phare
"A fin juin, Intuitive Surgical a réalisé 424,7 millions de dollars, soit 500,8 millions de francs suisses, de chiffre d'affaires, en progression de 55,7 pour cent par rapport à l'année précédente. Le groupe, qui emploie 700 salariés dans le monde et une quarantaine à l'international, est connu pour son système chirurgical da Vinci TM.
Plus de 650 systèmes sont installés et opérationnels dans les hôpitaux et cliniques du monde entier dont près de 500 aux Etats-Unis et six en Suisse (Genève, Berne, Aarau, Zurich). Le système da Vinci TM offre aux chirurgiens une vision en trois dimensions haute définition et assure une plus grande précision de leur geste.
Il leur apporte un confort ergonomique optimal pour réaliser ces interventions mini-invasives dans les meilleures conditions. Cette technologie entraîne la réduction des complications, des infections et des douleurs postopératoires. Elle diminue les besoins en transfusions sanguines et réduit la durée d'hospitalisation du patient et les coûts associés."
Source :
http://www.tsr.ch
ats/hof
Fibromes utérins : IRM et ultrasons focalisés remplacent la chirurgie
"Le 12 juillet, une patiente souffrant d'un fibrome utérin a pu bénéficier du tout nouveau traitement non invasif proposé par le CHU de Tours. En effet, l'établissement est le premier hôpital de France à se doter de l'ExAblate® 2000. Ce dispositif thérapeutique non invasif allie l'imagerie par résonance magnétique à des ultrasons focalisés. Il peut révolutionner le traitement des tumeurs utérines en réduisant le recours l'hystérectomie (ablation chirurgicale de l'utérus), la myomectomie (ablation d'un fibrome sous-muqueux), l'embolisation (injection d'un embole synthétique pour obstruer l'artère correspondante) et/ou traitement médicamenteux. Autre avantage, le temps de récupération est considérablement raccourci, passant de 6 à 8 semaines à 36 heures voire 24."
"'Le 12 juillet 2007 est un jour symbolique avec notre première patiente traitée. Nous sommes très fiers d'être le premier hôpital en France à disposer d'une technique de pointe aussi révolutionnaire et performante pour la gynécologie. L'ExAblate® 2000 nous permet de localiser le fibrome, de planifier le traitement, puis de réaliser une ablation sans incision grâce à l'énergie des ondes ultrasonores focalisées', se réjouit le Professeur François Tranquart, médecin responsable de l'Unité médicale Ultrasons du CHRU de Tours.
L'IRM apporte une mesure en temps réel de l'élévation de la température atteinte dans les tissus à détruire, ce qui assure l'efficacité de l'opération et la sécurité de la patiente. Cette méthode permettra une meilleure prise en charge de la patiente, du fait de sa nature non invasive, de l'absence d'anesthésie et d'un temps de récupération très court. A titre comparatif, l'ExAblate® 2000 permet un retour à une activité normale en un jour et demi, alors qu'une hystérectomie ou une myomectomie nécessitent 18 jours d'immobilisation ainsi que six à huit semaines de retour à une activité normale."
Une séance avec l'ExAblate® 2000
"Pendant le traitement avec l'ExAblate® 2000, la patiente est allongée dans l'appareil IRM qui fournit des images tridimensionnelles du fibrome et des tissus environnants, permettant un guidage précis des ondes ultrasonores vers les tissus visés. Ces ondes sont dirigées au travers des tissus et, au point focal, vont provoquer une élévation de la température des tissus ciblés, entraînant leur destruction. L'IRM Signa de GE Healthcare permet de contrôler le résultat du traitement en mesurant en temps réel la dose thermique reçue par le tissu visé.
Les fibromes utérins, tumeurs bénignes (non cancéreuses) de l'utérus les plus fréquentes chez les femmes, engendrent divers symptômes tels que des saignements abondants parfois en dehors de la période des règles, des douleurs ou des sensations de pesanteurs pelviennes, une incontinence ou une augmentation de la fréquence urinaire. Une femme sur quatre souffre de fibrome utérin, le plus souvent entre 30 et 50 ans. Également appelés myomes, les fibromes utérins ne seraient pas associés à un risque accru de cancer de l'utérus. Chaque année, environ 150 000 femmes subissent une hystérectomie (...) en France."
Les ultrasons :
"L'expertise du CHRU de Tours Les travaux portés par l'unité INSERM 619 et le Centre d'Innovation Technologique de Tours (CIT) concernent notamment les capteurs ultrasonores et le traitement de signal. Ces recherches sont menées en partenariat avec les industriels du secteur. Les applications cliniques concernent les nouvelles méthodes diagnostiques de lésions variées mais aussi les nouvelles applications thérapeutiques comme le fibrome utérin et en oncologie au sein du Cancéropôle Grand-Ouest. Le CIT de Tours est coordonnateur d'un réseau appelé CDTU 'Cancer diagnosis and treatment by ultrasound' au sein duquel l'axe thérapeutique ultrasonore a été clairement identifié. Ceci se renforcera au travers de la mise en place d'une plateforme nationale de traitement par ultrasons guidés par RMN.
Les pôles d'Imagerie, de Gynécologie-Obstétrique et d'Anesthésie du CHRU de Tours collaborent depuis longtemps pour la prise en charge de nouvelles méthodes de diagnostic et traitement. C'est ainsi qu'a pu se développer précédemment une méthode de traitement conservatrice de fibromes utérins par embolisation en alternative à la myomectomie chirurgicale pour des situations sélectionnées. Par ailleurs la prise en charge moderne de pathologies implique une approche multidisciplinaire pour guider le choix thérapeutique, la mise en oeuvre et le suivi des patientes afin d'assurer un traitement efficace et sans risques."
Source :
Réseau CHU Newsletter
Newsletter N°376 - 17/07/2007
"'Le 12 juillet 2007 est un jour symbolique avec notre première patiente traitée. Nous sommes très fiers d'être le premier hôpital en France à disposer d'une technique de pointe aussi révolutionnaire et performante pour la gynécologie. L'ExAblate® 2000 nous permet de localiser le fibrome, de planifier le traitement, puis de réaliser une ablation sans incision grâce à l'énergie des ondes ultrasonores focalisées', se réjouit le Professeur François Tranquart, médecin responsable de l'Unité médicale Ultrasons du CHRU de Tours.
L'IRM apporte une mesure en temps réel de l'élévation de la température atteinte dans les tissus à détruire, ce qui assure l'efficacité de l'opération et la sécurité de la patiente. Cette méthode permettra une meilleure prise en charge de la patiente, du fait de sa nature non invasive, de l'absence d'anesthésie et d'un temps de récupération très court. A titre comparatif, l'ExAblate® 2000 permet un retour à une activité normale en un jour et demi, alors qu'une hystérectomie ou une myomectomie nécessitent 18 jours d'immobilisation ainsi que six à huit semaines de retour à une activité normale."
Une séance avec l'ExAblate® 2000
"Pendant le traitement avec l'ExAblate® 2000, la patiente est allongée dans l'appareil IRM qui fournit des images tridimensionnelles du fibrome et des tissus environnants, permettant un guidage précis des ondes ultrasonores vers les tissus visés. Ces ondes sont dirigées au travers des tissus et, au point focal, vont provoquer une élévation de la température des tissus ciblés, entraînant leur destruction. L'IRM Signa de GE Healthcare permet de contrôler le résultat du traitement en mesurant en temps réel la dose thermique reçue par le tissu visé.
Les fibromes utérins, tumeurs bénignes (non cancéreuses) de l'utérus les plus fréquentes chez les femmes, engendrent divers symptômes tels que des saignements abondants parfois en dehors de la période des règles, des douleurs ou des sensations de pesanteurs pelviennes, une incontinence ou une augmentation de la fréquence urinaire. Une femme sur quatre souffre de fibrome utérin, le plus souvent entre 30 et 50 ans. Également appelés myomes, les fibromes utérins ne seraient pas associés à un risque accru de cancer de l'utérus. Chaque année, environ 150 000 femmes subissent une hystérectomie (...) en France."
Les ultrasons :
"L'expertise du CHRU de Tours Les travaux portés par l'unité INSERM 619 et le Centre d'Innovation Technologique de Tours (CIT) concernent notamment les capteurs ultrasonores et le traitement de signal. Ces recherches sont menées en partenariat avec les industriels du secteur. Les applications cliniques concernent les nouvelles méthodes diagnostiques de lésions variées mais aussi les nouvelles applications thérapeutiques comme le fibrome utérin et en oncologie au sein du Cancéropôle Grand-Ouest. Le CIT de Tours est coordonnateur d'un réseau appelé CDTU 'Cancer diagnosis and treatment by ultrasound' au sein duquel l'axe thérapeutique ultrasonore a été clairement identifié. Ceci se renforcera au travers de la mise en place d'une plateforme nationale de traitement par ultrasons guidés par RMN.
Les pôles d'Imagerie, de Gynécologie-Obstétrique et d'Anesthésie du CHRU de Tours collaborent depuis longtemps pour la prise en charge de nouvelles méthodes de diagnostic et traitement. C'est ainsi qu'a pu se développer précédemment une méthode de traitement conservatrice de fibromes utérins par embolisation en alternative à la myomectomie chirurgicale pour des situations sélectionnées. Par ailleurs la prise en charge moderne de pathologies implique une approche multidisciplinaire pour guider le choix thérapeutique, la mise en oeuvre et le suivi des patientes afin d'assurer un traitement efficace et sans risques."
Source :
Réseau CHU Newsletter
Newsletter N°376 - 17/07/2007
Les équipes de l'Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif (IRCAD)
Quatrième émission "Sept minutes pour une vie", Magazine de la santé (France 5) :
"'Robot in touch' est un robot mobile, muni d'une caméra et d'un micro. Il réunit les avantages de la micro-conférence et de la mobilité par téléguidage. Utilisé aux Etats-Unis afin de permettre aux médecins d'effectuer leur visite hospitalière de chez eux (lorsqu'ils sont en arrêt maladie par exemple), il tient ici un rôle pédagogique. Ici, le robot expert permet au chiurgien de superviser à distance une formation. 'Placez l'agraffeuse dedans ! Vous avez déjà fait la suture ?', demande le chirurgien superviseur via le robot. A l'avenir, ce type de robot pourrait permettre à n'importe quel chirurgien de bénéficier de l'expertise d'un spécialiste situé à l'autre bout du monde. Le 'robot in touch' est encore en évaluation à Strasbourg, mais un autre robot est déjà utilisé dans le bloc opératoire du CHU. Demain, il opérera une jeune femme obèse, une opération appelée 'gastric bypass' (pontage gastrique), une dérivation du système digestif."
"Le Dr. Michel Vix, chirurgien digestif, CHU de Strasbourg, explique :
Le Dr. Vix souligne l'importance de cette opération et de ses conséquences :
'Ce n'est sûrement pas une opération de confort, c'est une intervention d'amélioration de leur santé à moyen et à long terme. Il y a des bénéfices immédiats, avec un diabète qui peut diminuer, lorsqu'on fait un pontage gastrique, quasiment du jour au lendemain. C'est un mécanisme encore mal expliqué mais qui existe bien. Il y a également une possibilité de bouger beaucoup plus facilement chez ces patients. Il y aura moins de douleurs articulaires. Ils seront moins gênés par leurs rondeurs pour se baisser, etc. Il y a bien entendu un habillement qui sera beaucoup plus facile.'
La patiente qui va être opérée pèse actuellement 109 kgs. Avec cette intervention, elle espère perdre 40 à 50 kgs. 'Je ne me sentais pas bien dans ma peau', dit la patiente. 'J'ai essayé plusieurs régimes. J'en avais marre de jeter de l'argent par les fenêtres, donc je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose pour de bon.'
La chirurgie de l'obésité existe depuis longtemps. L'usage de la coelioscopie, aussi appelée laparoscopie, a révolutionné cette discipline en réduisant les risques post-opératoires, surtout pour les patients associant obésité et diabète. Pour réaliser cette opération, le chirurgien va introduire dans l'abdomen de la patiente une caméra et des instruments grâce à des trocarts, ces cylindres de 8 à 10 mm. Mais en plus il va s'appuyer sur un robot téléguidé, seule machine capable aujourd'hui d'offrir une vision en relief, grâce à ses deux caméras qui remplacent les yeux. David Douglas, de la société Intuitive Surgical Europe, formateur sur le robot da Vinci ™ à l'IRCAD :
(Intuitive Surgical fabrique et commercialise le système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci™):
L'opération commence par une coelioscopie classique. Le chirurgien pose un repère sur l'intestin qu'il va court-circuiter : 'Nous allons mettre un repère coloré sur cette hanse biliaire de manière à être certain de ne pas monter la mauvaise hanse après.' Puis il relie les hanses alimentaire et biliaire à l'aide d'une agrafeuse électrique qui, dans le même geste, sectionne les tissus et suture chacun des côtés. C'est ce qu'on appelle une anastomose. Le chirurgien : 'Il va falloir simplement maintenant que nous fermions les trous d'introduction de la hanse avec du fil, et pour cela nous allons utiliser le robot.'
Une fois stérilisé, le robot vient remplacer les chirurgiens auprès du patient. A la place des instruments coelioscopiques, on introduit la caméra et les outils électroniques qui s'emboîtent sur les bras du robot. Ici, il s'agit de pinces de quelques millimètres, idéales pour réaliser une suture délicate. Le chirurgien à la console du 'robot' da Vinci™, qui est en fait un système de chirurgie assistée par ordinateur :
Aussi habile de la pince gauche que de la pince droite, le robot offre aux chirurgiens une plus grande précision, et ses bras peuvent réaliser des rotations impossibles à effectuer par un poignet humain. Grâce au robot, le chirurgien a pu sans effort se frayer un chemin à travers la graisse pour atteindre l'estomac. Il va maintenant réduire sa capacité à 20 cm cube, en le suturant avec une agraffeuse automatique. A gauche, la poche gastrique qui va rester fonctionnelle, et à droite la partie de l'estomac qui ne le sera plus mais qui va rester dans l'abdomen de la patiente. Dernière étape : rebrancher la poche gastrique avec l'intestin grêle. Cette opération se fait avec l'aide d'une agraffeuse circulaire, dont une des extrémités est introduite par la bouche pour atteindre l'intérieur de l'estomac. L'opération aura duré trois heures, d'où l'intérêt d'avoir recours à un robot pour soulager le travail des chirurgiens.
Au laboratoire de recherche en robotique, des internes étrangers suivent justement une formation sur le robot, avec travaux pratiques. Grande première pour ces chirurgiens, qui réalisent une dissection rénale sur cochon par robot interposé.
Si la console du chirurgien se trouve à 5 mètres du patient, on peut imaginer opérer d'encore plus loin. En 2001, l'équipe du Professeur Marescaux a relevé le défi en réalisant, de New York, l'ablation de la vésicule biliaire d'une patiente située à Strasbourg.
Aujourd'hui dans le monde, 600 robots comme celui-ci sont utilisés en bloc opératoire, dont 12 en France et trois à Strasbourg."
Lien pour visionner le film "7 minutes pour une vie" :
http://www.france5.fr/magazinesante
==> Article de presse :
"Le by-pass... controversé mais efficace... dangereux et irréversible. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
On en parle beaucoup, mais sait on exactement de quoi il s'agit : pontage gastrique ou by-pass gastrique, de quoi retourne t'il au juste?
La technique consiste à relier la partie supérieure de l'estomac à l'intestin grêle. Radicale certes, mais très populaire aux Etats-Unis ( ndlr: et malheureusement pratiqué de plus en plus souvent en France) pour lutter contre l'obésité sévère. Selon une récente étude, cette chirurgie présente de nombreux dangers pour les patients.
L'enquête, réalisée sur un panel de trois cent trente cinq personnes ayant subi cette opération entre 1998 et 2002, fait état de deux morts dans les 30 jours suivant l'opération et cinquante sept cas de complications (mauvaises cicatrisation, embolies pulmonaires, pneumonies et autres infections).
Le professeur ayant menée cette étude s'inquiète car l'opération est souvent prise comme une procédure 'cosmétique', sans envisager 'au préalable un régime ou de l'exercice'. En 2002, 63 000 personnes ont ainsi été hospitalisés pour ce pontage gastrique. Ils devraient être plus de 100 000 cette années dans tout le territoire américain.
Le protocole préconise entre autre, que cette opération soit proposée aux obèses présentant un surpoids de plus de 45 kg ou aux diabétiques de type 2.
Tout cela mérite une intense réflexion et surtout de trouver une équipe post et pré-opératoire qui applique à la lettre le protocole mis en place pour ce genre d'interventions très lourdes. Nous avons encore eu récemment des exemples de personnes ayant subit cette intervention en France alors qu'elles ne présentaient pas le profil requis par le protocole."
Source :
Article de Delf
http://www.pulpeclub.com
Au coeur de l'Hôpital Civil de Strasbourg, l'IRCAD, un institut à l'américaine, a choisi d'associer médecins et entreprises privées pour développer recherches sur les cancers de l'appareil digestif et technologies de pointe liées à la chirurgie mini invasive et la coelioscopie. Ici s'entraînent les chirurgiens, tandis que les chercheurs, roboticiens et informaticiens travaillent sur des applications spectaculaires.
"'Robot in touch' est un robot mobile, muni d'une caméra et d'un micro. Il réunit les avantages de la micro-conférence et de la mobilité par téléguidage. Utilisé aux Etats-Unis afin de permettre aux médecins d'effectuer leur visite hospitalière de chez eux (lorsqu'ils sont en arrêt maladie par exemple), il tient ici un rôle pédagogique. Ici, le robot expert permet au chiurgien de superviser à distance une formation. 'Placez l'agraffeuse dedans ! Vous avez déjà fait la suture ?', demande le chirurgien superviseur via le robot. A l'avenir, ce type de robot pourrait permettre à n'importe quel chirurgien de bénéficier de l'expertise d'un spécialiste situé à l'autre bout du monde. Le 'robot in touch' est encore en évaluation à Strasbourg, mais un autre robot est déjà utilisé dans le bloc opératoire du CHU. Demain, il opérera une jeune femme obèse, une opération appelée 'gastric bypass' (pontage gastrique), une dérivation du système digestif."
"Le Dr. Michel Vix, chirurgien digestif, CHU de Strasbourg, explique :
'L'intervention va consister à couper l'estomac en deux parties. On garde une petite poche gastrique, c'est l'équivalent d'un demi verre à boire, ce n'est pas grand-chose. Au niveau de l'intestin, on va couper à environ 75 cm après la sortie de l'estomac, puis on va faire un montage : prendre l'intestin qui va vers le colon, attacher cet intestin sur la petite poche gastrique. L'avantage, c'est qu'il y a des hormones qui sont sécrétées par l'estomac, et comme l'alimentation ne passe plus devant ces usines à hormones, elles ne sont pas sécrétées, ce qui vous empêche d'avoir faim dans les premiers temps après l'opération.'
Le Dr. Vix souligne l'importance de cette opération et de ses conséquences :
'Ce n'est sûrement pas une opération de confort, c'est une intervention d'amélioration de leur santé à moyen et à long terme. Il y a des bénéfices immédiats, avec un diabète qui peut diminuer, lorsqu'on fait un pontage gastrique, quasiment du jour au lendemain. C'est un mécanisme encore mal expliqué mais qui existe bien. Il y a également une possibilité de bouger beaucoup plus facilement chez ces patients. Il y aura moins de douleurs articulaires. Ils seront moins gênés par leurs rondeurs pour se baisser, etc. Il y a bien entendu un habillement qui sera beaucoup plus facile.'
La patiente qui va être opérée pèse actuellement 109 kgs. Avec cette intervention, elle espère perdre 40 à 50 kgs. 'Je ne me sentais pas bien dans ma peau', dit la patiente. 'J'ai essayé plusieurs régimes. J'en avais marre de jeter de l'argent par les fenêtres, donc je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose pour de bon.'
La chirurgie de l'obésité existe depuis longtemps. L'usage de la coelioscopie, aussi appelée laparoscopie, a révolutionné cette discipline en réduisant les risques post-opératoires, surtout pour les patients associant obésité et diabète. Pour réaliser cette opération, le chirurgien va introduire dans l'abdomen de la patiente une caméra et des instruments grâce à des trocarts, ces cylindres de 8 à 10 mm. Mais en plus il va s'appuyer sur un robot téléguidé, seule machine capable aujourd'hui d'offrir une vision en relief, grâce à ses deux caméras qui remplacent les yeux. David Douglas, de la société Intuitive Surgical Europe, formateur sur le robot da Vinci ™ à l'IRCAD :
(Intuitive Surgical fabrique et commercialise le système de chirurgie assistée par ordinateur da Vinci™):
'Pour obtenir une image 3D, c'est comme nous : on a deux yeux. Chaque oeil capte une image en deux dimensions, ces deux images sont fusionnées dans notre cerveau pour avoir une notion de profondeur. Le système, c'est la même chose que les yeux. Donc véritablement, les yeux du chirurgien sont plongés dans le patient. C'est comme s'il s'y trouvait avec ses deux yeux.'
L'opération commence par une coelioscopie classique. Le chirurgien pose un repère sur l'intestin qu'il va court-circuiter : 'Nous allons mettre un repère coloré sur cette hanse biliaire de manière à être certain de ne pas monter la mauvaise hanse après.' Puis il relie les hanses alimentaire et biliaire à l'aide d'une agrafeuse électrique qui, dans le même geste, sectionne les tissus et suture chacun des côtés. C'est ce qu'on appelle une anastomose. Le chirurgien : 'Il va falloir simplement maintenant que nous fermions les trous d'introduction de la hanse avec du fil, et pour cela nous allons utiliser le robot.'
Une fois stérilisé, le robot vient remplacer les chirurgiens auprès du patient. A la place des instruments coelioscopiques, on introduit la caméra et les outils électroniques qui s'emboîtent sur les bras du robot. Ici, il s'agit de pinces de quelques millimètres, idéales pour réaliser une suture délicate. Le chirurgien à la console du 'robot' da Vinci™, qui est en fait un système de chirurgie assistée par ordinateur :
'Je peux trembler sur ma console, le tremblement ne se verra pas sur mes instruments, puisqu'il y a une certaine filtration [de ces tremblements ndlr], et que les mouvements qui sont précis de quelques millimètres à l'intérieur de l'abdomen sont démultipliés. Donc je peux avoir des grands mouvements à l'extérieur (à la console), qui seront extrêmement précis à l'intérieur.'
Aussi habile de la pince gauche que de la pince droite, le robot offre aux chirurgiens une plus grande précision, et ses bras peuvent réaliser des rotations impossibles à effectuer par un poignet humain. Grâce au robot, le chirurgien a pu sans effort se frayer un chemin à travers la graisse pour atteindre l'estomac. Il va maintenant réduire sa capacité à 20 cm cube, en le suturant avec une agraffeuse automatique. A gauche, la poche gastrique qui va rester fonctionnelle, et à droite la partie de l'estomac qui ne le sera plus mais qui va rester dans l'abdomen de la patiente. Dernière étape : rebrancher la poche gastrique avec l'intestin grêle. Cette opération se fait avec l'aide d'une agraffeuse circulaire, dont une des extrémités est introduite par la bouche pour atteindre l'intérieur de l'estomac. L'opération aura duré trois heures, d'où l'intérêt d'avoir recours à un robot pour soulager le travail des chirurgiens.
Au laboratoire de recherche en robotique, des internes étrangers suivent justement une formation sur le robot, avec travaux pratiques. Grande première pour ces chirurgiens, qui réalisent une dissection rénale sur cochon par robot interposé.
Dr. Ramon Villalonga, Interne en chirurgie : 'Ce qui est très bien, c'est la caméra. On a la sensation de profondeur. On voit la profondeur du champ et on voit très bien si on est loin ou près par rapport aux instruments, qui en fin de compte remplacent les bouts de nos doigts. La preuve, c'est que je ne me suis pas mal débrouillé pour faire la dissection de l'île rénale, même si c'était la première fois.'
Si la console du chirurgien se trouve à 5 mètres du patient, on peut imaginer opérer d'encore plus loin. En 2001, l'équipe du Professeur Marescaux a relevé le défi en réalisant, de New York, l'ablation de la vésicule biliaire d'une patiente située à Strasbourg.
David Doulgas : 'La distance n'est vraiment pas un problème. Le chirurgien est concentré sur ce qu'il doit faire. Il sait très bien qu'il est en train de travailler sur une artère rénale. Il ne regarde pas le patient, ne le touche pas, néanmoins, c'est lui qui fait la chirurgie.'
Aujourd'hui dans le monde, 600 robots comme celui-ci sont utilisés en bloc opératoire, dont 12 en France et trois à Strasbourg."
Lien pour visionner le film "7 minutes pour une vie" :
http://www.france5.fr/magazinesante
==> Article de presse :
Pontage gastrique : Attention Danger !
"Le by-pass... controversé mais efficace... dangereux et irréversible. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
On en parle beaucoup, mais sait on exactement de quoi il s'agit : pontage gastrique ou by-pass gastrique, de quoi retourne t'il au juste?
La technique consiste à relier la partie supérieure de l'estomac à l'intestin grêle. Radicale certes, mais très populaire aux Etats-Unis ( ndlr: et malheureusement pratiqué de plus en plus souvent en France) pour lutter contre l'obésité sévère. Selon une récente étude, cette chirurgie présente de nombreux dangers pour les patients.
L'enquête, réalisée sur un panel de trois cent trente cinq personnes ayant subi cette opération entre 1998 et 2002, fait état de deux morts dans les 30 jours suivant l'opération et cinquante sept cas de complications (mauvaises cicatrisation, embolies pulmonaires, pneumonies et autres infections).
Le professeur ayant menée cette étude s'inquiète car l'opération est souvent prise comme une procédure 'cosmétique', sans envisager 'au préalable un régime ou de l'exercice'. En 2002, 63 000 personnes ont ainsi été hospitalisés pour ce pontage gastrique. Ils devraient être plus de 100 000 cette années dans tout le territoire américain.
Le protocole préconise entre autre, que cette opération soit proposée aux obèses présentant un surpoids de plus de 45 kg ou aux diabétiques de type 2.
Tout cela mérite une intense réflexion et surtout de trouver une équipe post et pré-opératoire qui applique à la lettre le protocole mis en place pour ce genre d'interventions très lourdes. Nous avons encore eu récemment des exemples de personnes ayant subit cette intervention en France alors qu'elles ne présentaient pas le profil requis par le protocole."
Source :
Article de Delf
http://www.pulpeclub.com
Les équipes de l'Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif (IRCAD)
Troisième émission "Sept minutes pour une vie", Magazine de la santé (France 5) :
L'IRCAD est un Institut créé pour développer les technologies de pointe dans le domaine de la chirurgie mini invasive : une unité de recherche en robotique, qui associe informaticiens et roboticiens, travaille à mettre au point des programmes de réalité virtuelle en 3D pour permettre aux chirurgiens de planifier leur opération et limiter ainsi les risques d'erreur.
"Au coeur de l'Hôpital Civil de Strasbourg, l'IRCAD, un institut à l'américaine, a choisi d'associer médecins et entreprises privées pour développer recherches sur les cancers de l'appareil digestif et technologies de pointe liées à la chirurgie mini invasive et la coelioscopie. Ici s'entraînent les chirurgiens, tandis que les chercheurs, roboticiens et informaticiens travaillent sur des applications spectaculaires. Ce matin, 34 chirurgiens venus de 21 pays différents entament à l'institut une formation intensive à la chirurgie coelioscopique."
"Dès la création de l'Institut, le Professeur Jacques Marescaux a souhaité y associer une unité de formation des nouvelles techniques chirurgicales. Avec 3.000 médecins formés chaque année, c'est la première école de formation à la chirurgie mini invasive dans le monde.
Professeur Jacques Marescaux : 'Tout avionneur qui construit un nouvel avion, sa première priorité, c'est de former des pilotes, parce qu'il ne veut surtout pas qu'il y ait des ennuis et des complications, qu'il y ait un accident. C'est exactement la même chose : vous développez une nouvelle technologie chirurgicale, vous développez des nouveaux instruments chirurgicaux, la première chose à faire, avant que ça puisse être diffusé chez le malade, c'est de former le chirurgien.'
La demande de formation venant principalement des pays de l'Est, de l'Asie et du Moyen-Orient, l'école a dû s'adapter pour accueillir des chirurgiens de tous pays, de toutes cultures et de toutes religions [tapis de prière, ndlr].Certains médecins financent eux-mêmes leur formation, d'autres bénéficient d'une aide de leur hôpital ou de leur gouvernement. Tous en tout cas partagent l'objectif de développer l'utilisation de la coelioscopie dans leur pays.
Dr. Fadi Souleiman, chirurgien syrien : 'La chirurgie en Syrie est bien développée, mais pour ce qui est de la chirurgie sous coelio, on n'opère que de la vésicule, de la hernie, de la hernie hiatale, ce n'est pas beaucoup ! Pas beaucoup d'opérations sous coelio du colon, de l'estomac, non plus. Ici, en France, avec cette nouvelle technique, on fait presque tout sous coelio, et ça c'est très intéressant pour moi : si je peux avoir ça et ramener ça chez moi...'
Après les cours théoriques du matin, place à la pratique : l'école a reconstitué un bloc opératoire multi-postes géant. Là, 34 chirurgiens un peu décontenancés vont devoir réapprendre tous les gestes de la chirurgie ouverte pour les adapter à la technique coelioscopique.
Professeur Didier Mutter, chirurgien du CHU de Strasbourg : 'Le chirurgien change complètement sa manière d'opérer. D'une vue en trois dimensions où il regarde ses mains, il passe à un travail en deux dimensions sans regarder ses mains. Il y a toute une gestuelle à réapprendre. Ce qu'il se passe, c'est qu'on a créé ce bloc opératoire qui est à 17 postes de travail, sur lesquels on fait travailler les chirurgiens deux par deux, pour qu'ils s'aident mutuellement, qu'ils comprennent le rôle de l'assistant et le rôle du chirurgien, mais également pour qu'ils réapprennent complètement cette nouvelle gestuelle, qui est une gestuelle qui doit d'une part changer complètement la coordination main-oeil, et d'autre part apprendre à travailler en deux dimensions.'
Assistés d'un instrumentaliste qui leur prépare le matériel, et d'un instructeur qui corrige leurs gestes, les médecins vont suivre un programme opératoire de plus de quatre heures sur des cochons anesthésiés. Première étape : l'insufflation. Il s'agit de gonfler l'abdomen avec du gaz carbonique afin de créer un espace pour opérer. Les chirurgiens apprennent ensuite à poser les trocarts, ces cylindres creux, qui permettront d'introduire ensuite une mini caméra de 10 mm de large et des instruments de deux à cinq millimètres de diamètre. Ces trocarts comprennent une partie qui a une lame au bout, qui permet de sectionner les tissus et de les introduire dans la cavité abdominale.
Un instructeur explique : 'On a des instruments qui vont permettre de contrôler les artères et les veines, par exemple un instrument qui met en place des petits clips métalliques qui vont servir à prévenir l'arrivée d'une hémorragie au moment où on coupera les tissus. Il y a également des agraffeuses automatiques, qui vont aligner six rangées de micro-agraffes et au milieu, entre les rangées d'agraffes, il y a un couteau qui va couper les tissus. On va fermer l'appareil, on va descendre les agraffes, et lorsqu'on rouvre l'appareil, on voit que les tissus ont été agraffés et sectionnés au milieu. Toute hémorragie est ainsi évitée.'
L'ensemble du poste coelioscopique est maintenant en place, le formateur peut lancer les travaux pratiques du jour.
L'informateur à un chirurgien en formation : 'Vous allez enlever un segment d'intestin, dans un premier temps sous contrôle de la caméra où vous allez présenter l'intestin grêle, repérer ses vaisseaux, contrôler et coaguler et clipper les vaiseaux, ensuite réséquer un segment d'intestin en utilisant une agraffeuse automatique d'un côté, un fil de ligature de l'autre côté, sectionner les deux éléments et les remettre ensemble en utilisant de nouveau une agraffeuse automatique, exclusivement sous contrôle de la caméra.'
Même exercice à tous les postes, nos chirurgiens sont aussi concentrés que lors d'une intervention réelle et opèrent sous contrôle de leur instructeur. On entend des remarques de l'instructeur : 'Never move both hands together' ('ne bougez jamais les deux mains ensemble'), 'le fil part en avant, ce n'est pas bien'. L'intérêt d'une pratique intensive sur tissus vivant est de permettre à ces chirurgiens d'acquérir les bons réflexes. Pour y parvenir, ils vont devoir s'entraîner pendant cinq jours et répéter les mêmes gestes des centaines de fois. A nouveau le formateur, expliquant comment faire un noeud chirurgical sous coelio : 'Tu pars en avant et tu n'as pas besoin de revenir en arrière.(...) Passez dessous, et automatiquement, vous allez chercher le fil que vous avez présenté, vous le passez à travers, vous revenez, il n'y a plus qu'une main qui bouge(...)'
Coût de cette formation : plus de six mille Euros, mais un tiers seulement est payé par les participants, le reste est pris en charge par l'Institut et par ses partenaires industriels, car ces cours sont aussi un moyen efficace pour eux de faire connaître leur matériel et de vendre dans le monde entier.
Dr. Oussama Elfaedy, chirurgien lybien : 'Après la formation, si ça améliore ma pratique, j'achèterai les instruments et le matériel permettant d'opérer sous coelio. Ou bien je les ferai acheter par mon hôpital.'
La très efficace politique de communication et de formation de l'Institut se prolonge par un site internet : websurg se présente comme une véritable université virtuelle permettant aux chirurgiens du monde entier de se perfectionner. L'atelier video intégré avec ses cadreurs et ses illustrateurs a déjà produit plus de 500 videos avec 130 techniques opératoires expliquées en quatre langues."
Source :
http://www.france5.fr
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