Recent books about robotic surgery

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www.amazon.com

Première chirurgicale au Canada

Une patiente du centre de soin St Joseph a été la première au Canada à subir une hystérectomie assistée par un robot. L'opération, qui comporte la suppression de l'utérus, a été effectuée le 28 juillet par le Dr. Queena Chou, un gynécologue de St Joseph et chercheur au Lawson Health Research Institute, et le Dr. Akira Sugimoto, un oncologiste gynécologique du London Health Sciences Centre.


"Un robot de type da Vinci -issu de la technologie chirurgicale américaine et du programme de recherche avancé en robotique- a été utilisé (...) ( une technique qui permet au chirurgienn d'enlever l'utérus à l'aide d'instruments minuscules à travers une petite coupe dans l'abdomen).

Connue également sous le nom de chirurgie invasive, la technique permet normalement aux patients de récupérer plus rapidement et de quitter l'hôpital plus tôt."
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Source :
www.vieartificielle.com

Le ministère de la Santé joue aux chaises musicales

Nombreux départs et arrivées à des postes clés dans le secteur sanitaire.


"C'est la rentrée au ministère de la Santé. Mais aussi la ... sortie. Avec beaucoup de départs-nominations à des postes clés. Une chasse aux sorcières à quelques mois des présidentielles ? Nullement. Plutôt un ensemble de facteurs, liés à des raisons personnelles, mais aussi au fait que le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, aujourd'hui bien installé à son poste, entend imposer sa marque. Institut national du cancer: c'était en plein mois d'août. Le professeur David Khayat annonçait son départ de la présidence de l'Inca, où il avait été nommé par Jacques Chirac en 2005. Un départ précipité de cette institution phare, conçue comme le vaisseau amiral du nouveau dispositif français de lutte conte le cancer."

"Si David Khayat avait réussi en quelques mois à jeter les bases de cette nouvelle structure, son manque de diplomatie et son goût prononcé des médias lui auront été fatals. D'autant que de méchantes rumeurs couraient sur son train de vie, toutes démenties par un rapport de l'inspection des finances. Le professeur Dominique Maraninchi, directeur de l'institut Paoli-Calmettes à Marseille, va le remplacer. La quasi-totalité des membres du conseil d'administration de l'Inca l'ont proposé la semaine dernière. Et le décret présidentiel, signé par les ministres de la Santé et de la Recherche, devrait être publié ces jours-ci. Le choix de Dominique Maraninchi devrait être bien accepté dans le milieu, tant ce cancérologue marseillais s'est révélé efficace pour la création de la cancéropole de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Proche du milieu associatif, en particulier de la Ligue nationale contre le cancer, il a été ainsi l'un des acteurs des tout premiers états généraux des malades du cancer en 1999. A ses côtés, Edouard Couty ­ longtemps directeur des hôpitaux et magistrat à la Cour des comptes ­ devrait prendre la direction générale (...)".

Source :
Libération
Article rédigé par Eric Favereau
© Libération

Institut für Robotik und Mechatronik

Vision:
"Today in robotics, computer vision in a broad sense can be regarded as the key technology for realizing systems with an enhanced level of autonomy. In this domain, we tackle problems from a wide methodological range, from image-based tracking to scene understanding and world modeling. With such a broad scope, we can address application demands as diverse as rapid visual servoing and flexible adaptive behavior for a robot system, or generation of photo-realistic representations in a virtual-reality context."

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L'Amicale des Praticiens et Correspondants de l'Hôpital Européen Georges Pompidou

L'Amicale des Praticiens et Correspondants de l'Hôpital Européen Georges Pompidou est dédiée aux nouvelles technologies au service de la santé.


==> http://www.aphegp.org/

Hoch Intensiver Fokussierter Ultraschall gegen Prostatakrebs

"Hamburg (ots) - Prostatakrebs ist die zweithäufigste Krebserkrankung bei deutschen Männern. Jedes Jahr werden rund 45.000 Neuerkrankungen gezählt, circa 11.000 Patienten sterben jährlich an Prostatakrebs."

"Seit nunmehr zehn Jahren kann ein Krebstumor an der Prostata in deutschen Kliniken mit hochintensivem fokussiertem Ultraschall (HIFU) behandelt werden. Möglich geworden ist diese schonende Therapie durch eine Innovation des französischen Medizingeräte-Herstellers EDAP, dem sogenannten Ablatherm®. Seit seiner Gründung 1979 hat sich das Unternehmen auf technologische Entwicklungen im Bereich der Urologie spezialisiert. Dabei lag der Schwerpunkt immer auf den Alternativen
zur Chirurgie und Bestrahlung. Die international tätige Firma mit Sitz in Lyon ist heute weltweit führend auf dem Gebiet medizinischer Geräte, die auf hochintensivem fokussiertem Ultraschall (HIFU) basieren.

Heilung ist möglich
Ein lokales Prostatakarzinom kann, rechtzeitig erkannt, geheilt werden. Der Verlauf einer fortgeschrittenen Erkrankung kann verlangsamt werden und in seinen erkrankungstypischen Nebenwirkungen gemindert werden.

Neben den herkömmlichen Methoden wie Operation, Bestrahlung und Hormonbehandlung steht den Urologen seit 1996 die HIFU-Technologie zur Verfügung. Heute arbeiten in Deutschland 28 Kliniken (Stand Juni 2006) mit dieser vielseitigen Behandlungsmethode. Die Behandlung wird von den gesetzlichen Krankenkassen als Krankenhausleistung anerkannt und bezahlt. Seit März 2000 ist Ablatherm® als Seriengerät in Europa, Australien und Asien zugelassen. In einer europäischen Multizenterstudie wurden von 1995 bis 2000 circa 600 Patienten behandelt. Bei Kontrollbiopsien wurde bei bis zu 93,4 Prozent der Fälle Tumorfreiheit nachgewiesen. Es wurde festgestellt, dass Harninkontinenz bei weniger als einem Prozent der Patienten vorkam.

Ein Potenzverlust bei der Behandlung der gesamten Prostata liegt bei rund 50 Prozent. Diese guten Ergebnisse waren die Grundlage für die Erlangung des CE Zeichens. Ablatherm® ist damit das erste zur lokalen Behandlung des Prostatakarzinoms zertifizierte HIFU-Gerät weltweit.

Millimeter genaue Präzision
Das Gerät besteht aus zwei Komponenten: dem Behandlungstisch und dem Bedienpult mit Rechner, Monitor und Drucker. Während der Patient gut gepolstert mit angewinkelten Beinen auf der rechten Körperseite in 'Schlafposition' liegt, wird vom After aus eine Ultraschallsonde in den Enddarm eingeführt. Diese Sonde liefert dem Urologen die
Informationen, die er zur Planung des Eingriffs benötigt. Unmittelbar nach der nur Minuten dauernden Planung wird mit derselben Sonde die eigentliche Behandlung automatisch durchgeführt. HIFU, hochintensiv fokussierter Ultraschall, das heißt gebündelte Ultraschallwellen werden durch eine Art Hohlspiegel fokussiert. Die Wirkungsweise ähnelt der eines Vergrößerungsglases, mit dem Sonnenstrahlen gebündelt werden, um ein Loch in ein Blatt Papier zu brennen. Am millimeterfeinen Brennpunkt, dem Tumor, entstehen Temperaturen von rund 90 Grad Celsius. Diese Temperatur reicht aus, um das Gewebe im Körper punktgenau zu verbrennen. Mit einer Genauigkeit von weniger als einem Millimeter Abweichung werden Hunderte von Ultraschallauslösungen durchgeführt. Die Bewegungen der Sonde werden vom Computer - im Sinne der 'Roboterchirurgie' - gesteuert. Natürlich soll durch die Wärme der Darm nicht geschädigt werden. Um dies zu verhindern wird die Sonde gekühlt.

Die HIFU-Behandlung findet unter Teilnarkose statt und dauert zwischen einer und drei Stunden. Etwa fünf Stunden nach dem Eingriff kann der Patient schon laufen. Nach Hause kommen die Patienten nach drei bis fünf Tagen. Das ist gegenüber der Verweildauer nach einer Prostataoperation deutlich kürzer.

HIFU-Behandlung als Alternative und Ergänzung
Die HIFU-Behandlung ist sinnvoll, wenn trotz Behandlung (Operation, Bestrahlung, Hormonbehandlung) wieder ein Tumor auftritt. Bei lokalem und lokal fortgeschrittenem Karzinom, wenn die radikale Operation aus medizinischen Gründen oder auf Wunsch des Patienten ausgeschlossen wurde. Wenn sich während der Behandlung einer gutartigen Prostatavergrößerung durch Abhobelung herausstellt, dass zusätzlich eine Krebserkrankung vorliegt. Zum Erhalt der Potenz bei einem einseitigen, kleinen Tumor. Bei einer systemischen Erkrankung mit kleinen Metastasen in Kombination mit der Hormonbehandlung sowie zur lokalen Zerstörung von Krebszellen in der Prostata, die nicht mehr auf die Hormonbehandlung ansprechen und sich deshalb weiter verbreiten würden."

Quelle / Source :
http://www.presseportal.de

L'Institut national du cancer critiqué

Un rapport de Bercy repousse les accusations de gestion frauduleuse, mais pointe des lacunes.


"Le rapport d'audit des inspecteurs de Bercy sur l'Institut national du cancer (Inca) va-t-il réussir à pacifier ce lieu, aujourd'hui dévoré par les haines et les ambitions ? Le 5 juin, dans Libération, certains observateurs affirmaient qu'il serait 'accablant', alors que son directeur, le professeur David Khayat, réagissait, lui, en jurant 'qu'il n'y avait rien dedans'."

"Hier, le Parisien en a publié des extraits. Il est fait état de la nécessité d'une 'gouvernance renouvelée'. 'L'organisation des instances et surtout leur conduite comme leur animation n'ont pas été à la hauteur des enjeux', écrivent-ils. Les enquêteurs de Bercy notent quelques recrutements 'par trop marqués par des liens de parenté'. Ils pointent également la nécessité de 'réexaminer la gestion des marchés', et 'de mieux gérer la rémunération des dirigeants'. Enfin, l'Inca est critiqué pour 'ne pas assumer son rôle de proximité avec les patients'.

Dans une réaction peu habituelle, les ministères de tutelle (Santé et Recherche) se sont aussitôt félicités que le rapport d'audit 'réfute de manière claire et sans ambiguïté les accusations de dépenses somptuaires et les diverses autres assertions calomnieuses dont avaient fait l'objet l'Inca et ses dirigeants, et qui figuraient dans une lettre anonyme distribuée au début du mois de mars dernier'. Selon les deux ministres, le rapport souligne 'que l'institut n'a qu'une année d'existence et que ses conditions de gestion, ainsi que ses modalités de pilotage et de fonctionnement, doivent être appréciées au regard de la montée en régime très rapide de cette structure, liée à la priorité qui a été donnée à la mise en oeuvre rapide des mesures du plan cancer'. Même tonalité dans la réaction de son directeur, David Khayat, qui a affirmé qu'il n'avait 'rien à se reprocher' : il a confirmé qu'il quitterait 'tranquillement' à la fin de l'année la direction de cet organisme : 'Ma gestion est impeccable. En ce qui me concerne, mon honneur est restauré.'

Pour l'heure, si Bercy n'a rien trouvé de frauduleux dans la gestion, la violence des relations à l'Inca et la médiocrité d'un grand nombre de cancérologues privilégiant leur carrière ou leur structure ont de quoi inquiéter, quel que soit le nom du futur directeur."

http://www.liberation.fr/
© Libération

"David Khayat juge sa gestion 'impeccable' "

Imperméable aux critiques émises sur sa gestion, le cancérologue reçoit le soutien des ministères de la Recherche et de la Santé.


"Le président de l’Institut national du cancer (INCa) affirme qu’il 'n’a rien à se reprocher'. Pour lui, le rapport très critique remis par le Contrôle général et financier est même positif : 'mon honneur est restauré'. 'Ce qui est étonnant, c'est la bassesse des attaques', lâche le cancérologue.

Effectivement, le rapport conclut à l’absence d’enrichissement personnel du directeur de l’Institut, contrairement à ce qui lui était reproché dans la lettre anonyme envoyée aux administrateurs de l’INCa."

"Du côté des ministères de tutelle de l’institut, ceux de la Recherche et de la Santé, on se réjouit également d’un rapport qui met fin aux accusations 'calomnieuses' proférées contre Khayat. Quant aux fautes de gestion pointées par le rapport, 'l'Institut n'a qu'une année d'existence et que ses conditions de gestion, ainsi que ses modalités de pilotage et de fonctionnement, doivent être appréciées au regard de la montée en régime très rapide de cette structure', relativisent les cabinets ministériels de François Goulard (Recherche) et Xavier Bertrand (Santé).

Les deux ministères vont soumettre les propositions du rapport, destinées selon eux à 'structurer davantage la gouvernance de l'institut, son fonctionnement interne et son positionnement par rapport aux autres acteurs de la cancérologie', au prochain Conseil d’administration de l’INCa. 'Sur cette base, les décisions destinées à renforcer l'organisation et le positionnement de l'institut seront arrêtées dans les semaines à venir'. 'Depuis juillet 2005, l'INCa a permis à la lutte contre le cancer de franchir des étapes décisives, avec la généralisation du dépistage de cancers qui causent de grands ravages dans la population, le rattrapage de notre retard en matière d'imagerie qui a permis une réduction considérable des délais d'attente des malades, et la création des pôles régionaux et hospitaliers de cancérologie', rappellent les deux ministères."

Source :
www.lefigaro.fr

L'INCa dans la tourmente

La chirurgie robotique "made in USA" reste trop chère pour la France, où il ne fait pas bon avoir la folie des grandeurs côté budget. De même, les projets de l'INCa, qui veut faire les choses en grand, "à l'américaine", suscitent des critiques bien de chez nous : "Et si Khayat était Crozemarie ?"

Face à ces critiques à l'emporte-pièce, on ne peut que rester perplexe : le Professeur Khayat, cancérologue à réputation mondiale, veut faire les choses en grand. Cela n'a rien à voir avec un Crozemarie usurpateur (il n'était pas médecin, pour ne rien en dire d'autre), dont les escroqueries pourtant énormes ont mis des années à être révélées. Non pas découvertes (elles l'ont été assez rapidement), mais révélées.

Si on reproche à l'INCa d'avoir trop d'ambition, pourquoi ne pas formuler cette objection de la manière suivante : "-on n'est pas des Américains, revoyez votre budget et vos dépenses à la baisse !", ce qui aura le mérite d'appeler un chat un chat - plutôt que de distiller des insinuations malsaines et de jeter le bébé avec l'eau du bain. Pourquoi ne pas s'inspirer du pragmatisme des cultures anglo-saxonnes, plutôt que de l'Ancien Régime français avec ses "liaisons dangereuses" ?

"Depuis trois mois, l'institut vit en apnée, dans une atmosphère de fin de règne. L'Institut national du cancer (INCa) attendait en serrant les dents le rapport du Contrôle général économique et financier, qui devait être remis au gouvernement le 30 juin. Le Parisien en a publié l'essentiel, mardi 20 juin : il est accablant, et tombe au plus mal pour Jacques Chirac, qui pour son dernier 14-Juillet, rêvait d'un solide bilan dans la lutte contre le cancer, l'un des trois chantiers du quinquennat."

"'L'organisation des instances et surtout leur conduite comme l'animation des équipes n'ont pas été à la hauteur des enjeux et des difficultés de la lutte contre le cancer', tranchent les contrôleurs de Bercy. Ils regrettent 'les recrutements marqués par des liens de parentés', souhaitent 'renouveler la gouvernance', s'inquiètent des rémunérations des dirigeants, de la gestion des marchés et estiment cruellement que l'INCa 'n'assume pas son rôle de proximité avec les patients'. Terrible constat pour le professeur David Khayat, le charismatique cancérologue de la Pitié-Salpêtrière et président depuis un an de l'INCa. Il a indiqué au Parisien qu'il quitterait l'institut au plus tard le 24 novembre, ayant toujours dit qu'il partirait au bout de dix-huit mois.

L'INCa, qui doit s'installer sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est une énorme machine : 90 millions d'euros de budget, dont 45 à distribuer en crédits de recherche, 185 personnes, et une onction présidentielle qui a jusqu'ici permis de s'affranchir des obstacles et des intermédiaires. Les ennuis sont arrivés le 3 mars dans un courriel anonyme d'une certaine 'Noëlle', assez remontée. Elle y dénonçait, entre autres, 'le train de vie' de l'institut, 'le règne des copains', c'est-à-dire le recrutement d'au moins huit personnes proches de la direction. Une autre lettre anonyme, qui visait cette fois la directrice générale, a été envoyée début juin à l'Elysée directement.

Le procédé est détestable, mais les accusations étaient suffisamment précises pour inquiéter en haut lieu, d'autant que la colère couvait déjà au ministère de la santé. A bout de patience, Didier Houssin, directeur général de la santé, a ainsi envoyé le 8 mars une note d'une rare violence à son ministre, Xavier Bertrand, en réclamant 'un contrôle approfondi' de l'INCa, 'dans un domaine, a ajouté Didier Houssin à la main, où les esprits restent marqués par l'affaire de l'ARC'... La flèche est assassine : Jacques Crozemarie, ancien président de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC), a été condamné en juin 2000 à quatre ans de prison ferme pour avoir largement puisé dans la caisse et, selon les juges, 'trahi sans vergogne' l'association.

La note n'est cependant pas sortie des cercles du pouvoir, et l'INCa pouvait espérer que l'orage était passé, lorsque Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, s'est avisé qu'en tant que 'rapporteur spécial' à la commission des finances, il avait le pouvoir d'effectuer 'un contrôle sur pièces et sur place'. Son rapport du 6 avril n'a pas eu l'écho qu'il méritait, et l'INCa a pu indiquer dans un communiqué qu''à l'issue de ce contrôle, il avait indiqué ne pas avoir trouvé de confirmation des différentes accusations' lancées à propos de la gestion de l'INCa'.

L'institut a le sens du raccourci, mais le rapport Bapt est plus abrupt. Le député convient en effet que la lettre anonyme est 'largement diffamatoire', que les frais de fonctionnement ne représentent pas 32% de la dotation de l'INCa mais 19,5%. Il n'a pas trouvé trace du million d'euros de frais de restauration ou de frais de déplacement en hélicoptère du professeur Khayat. Enfin le réaménagement du bureau du président n'a probablement pas coûté 300 000 euros, puisque l'ensemble des travaux dans l'immeuble est revenu à 446 000 euros.

Reste que l'institut vit sur un grand train. L'ancien directeur général avait un traitement annuel de 180 000 euros. Son successeur, Christine Welty, gagne moins, mais quand même 23% de plus que lorsqu'elle était directrice d'hôpital, et a de surcroît gardé son logement de fonction à la Pitié-Salpêtrière.

David Khayat, lui, est bénévole. Il a expliqué que sa rémunération était assurée par son poste de professeur et de chef de service d'oncologie - sa consultation en libéral revient, il est vrai, à 500 euros. S'il se ravisait, une 'indemnité' de 120 000 euros a cependant été provisionnée pour lui en 2006. Le budget de la présidence n'est d'ailleurs pas inconfortable : 510 000 euros, dont 238 000 pour payer - assez largement - les deux secrétaires à sa disposition, 30 000 euros de colloques et de séminaires, 150 000 de frais de mission, 6 500 de 'collations', 25 700 de frais de bureau et 10 000 de téléphone...

En matière immobilière aussi, l'INCa a vu large. L'institut a passé près d'une année dans le 15e arrondissement de Paris, puis a déménagé à Boulogne-Billancourt. Le bail du 15e a été signé pour quatre ans : l'INCa n'y est plus, mais paye toujours 300 000 euros par trimestre.

Le député s'interroge sur le niveau de certaines dépenses en 2005 qui, 'sans être totalement injustifiées', lui 'sembleraient pouvoir faire l'objet d'une gestion plus stricte'. Notamment les frais d'entretien et de réparation des locaux (1 million d'euros), les frais de déplacements, de missions et de réception (1,04 million d'euros), dont 453 000 euros de frais de réception et 237 000 de voyages. Le député s'étonne aussi des achats de mobilier (880 000 euros, soit 4 400 euros par agent) : il a fallu acheter deux fois les bureaux, les premiers n'auraient pas supporté le déménagement, selon la direction.

Ces sommes semblent 'quelque peu excessives' au député, d'autant que l'INCa ayant commencé à fonctionner au premier semestre 2005, ces dépenses ne couvrent qu'une période de six mois. M. Bapt est d'autant plus inquiet que des sommes conséquentes sont provisionnées dans le budget 2006 pour la présidence, le magazine bimestriel (710 000 euros), les conférences de presse (123 000 euros), les colloques (257 000 euros), l'informatique (1,5 million d'euros). Il note que, pour débaucher des scientifiques d'autres organismes, l'INCa 'a pu proposer des salaires entre 10% et 30% supérieurs', et que six personnes embauchées 'appartiennent effectivement à la famille de certains directeurs'.

La directrice générale de l'Institut a répondu, le 2 mai, par une note de 11 pages qui conteste à peu près tous les points soulevés. Les proches des directeurs embauchés sont quatre et non pas six, les salaires ne sont pas plus élevés qu'ailleurs, les dépenses de mobilier par personne ne seraient que de 1 860 euros, le calcul des frais de mission n'est pas le même. Quant aux prévisions budgétaires, la direction admet que le magazine sera finalement 'sensiblement réduit dans ses ambitions', qu'il est 'fort probable' que la somme dévolue aux conférences de presse 'ne soit pas entièrement consommée' et que, pour l'informatique, 'certains postes aient été surestimés'.

Trois administrateurs de l'INCa, la Fédération hospitalière de France représentée par le député Claude Evin et le professeur Jean Faivre ; la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer avec le professeur Thomas Tursz, et la Ligue nationale contre le cancer avec le professeur Henri Pujol, avaient provoqué un conseil d'administration extraordinaire le 31 mars, où 'les choses avaient été dites'. Avec le rapport de Bercy, elles sont désormais prouvées."


Source :
© LE MONDE
Compte-rendu de Franck Johannès


"Des dépenses 'extrêmement opaques'"


"Didier Houssin, directeur général de la santé (DGS), a signé le 8 mars une note sur 'le fonctionnement de l'INCa' à Xavier Bertrand, ministre de la santé, dont nous publions l'essentiel.

'Les difficultés que soulèvent nos relations avec l'Institut du cancer (INCa) allant croissant, je tiens à vous faire part de mes nombreuses préoccupations à cet égard. (...)

Jusqu'à l'intervention de la convention sur le dépistage des cancers, la répartition des tâches entre l'INCa (expertise et communication) et la DGS (politique des dépistages et leur gestion administrative, juridique et financière) impliquait une étroite collaboration, laquelle n'a pas eu lieu, en particulier du fait que la plupart des saisines techniques de l'INCa par la DGS se sont heurtées à une fin de non-recevoir. (...)

Par ailleurs, la participation de l'INCa aux groupes techniques sur le dépistage organisé du cancer a été aléatoire et sa contribution globalement faible (...).

Force est de constater que l'organisation des réunions du conseil d'administration n'a pas été correcte jusqu'ici : (...) le contenu des documents transmis est trop souvent insuffisant pour permettre une prise de position (...).

Ainsi, lors du dernier conseil qui devait examiner le budget de l'INCa pour 2006, aucun programme d'activité 2006 permettant de juger de la pertinence de ce budget n'était joint. (...)

De manière générale, l'emploi des ressources de l'INCa est extrêmement opaque et ne permet aucun contrôle de notre part ; citons par exemple : l'affectation des crédits figurant sur certains postes de direction (notamment de son président), la ventilation des frais de déplacement, la location de meublés mis à disposition des experts, les travaux importants au siège peu avant le déménagement dans d'autres locaux, la qualité et le bien-fondé de certains recrutements (...), les procédures de mise en concurrence pour les marchés, l'utilisation des crédits attribués aux cancéropôles, l'attribution de subventions diverses... (...)

Les préoccupations que j'exprime sont totalement partagées par nos homologues du ministère de la recherche et ceux des autres administrations partenaires.'

(Didier Houssin a ajouté, à la main) : 'Le positionnement et le pilotage actuels de l'INCa pèsent négativement sur la dynamique du plan cancer. Dans un domaine où les esprits restent marqués par l'affaire de l'ARC, le contrôle approfondi de la gestion financière de l'INCa doit être effectué sans délai'."

Source :
© LE MONDE

Colloque ARC-INCa mercredi 21 juin

Santé et travail : Cancer, maintien de l'activité professionnelle et retour à l'emploi


Appel à projets 2006 INCa/ARC


"En raison des progrès de la recherche qui permettent un dépistage de plus en plus précoce et des traitements de plus en plus efficaces, le nombre d’actifs atteints ou ayant été atteints d’un cancer augmente. L’allongement de la durée de l’activité professionnelle accentue ce phénomène, qu’il est important de prendre en charge dès aujourd’hui.
L’INCa (Institut National du Cancer) et l’ARC, soucieux que le retour ou le maintien dans l’emploi des personnes touchées par un cancer se fassent dans les meilleures conditions, collaborent à deux niveaux :

- En lançant un appel à projets de recherches pluridisciplinaires qui vise à comprendre les différents aspects de cette question et à déterminer des moyens pour mieux accompagner les personnes concernées et leur entourage professionnel (Département Recherche en Sciences Humaines de l’INCa )

- En organisant un colloque :

Le mercredi 21 juin 2006
à la Bourse du Travail de Paris
de 9 h à 17 h 30


Ce colloque réunira des chercheurs en sciences humaines et sociales et des acteurs de l'insertion professionnelle des malades, qui feront le point sur l’état des connaissances, les pratiques actuelles, les problèmes récurrents et les pistes à explorer dans cette thématique. Les axes de l'appel à projets seront présentés et discutés à l'issue du colloque."

Télécharger le programme de la journée et les informations pratiques :
==> http://www.arc.asso.fr
Source :
www.arc.asso.fr